Tiques du chien : comment les retirer en toute sécurité
Régulièrement, et notamment au retour de promenade, il est important d’inspecter son chien. De derrière les oreilles aux flancs, il faut bien palper partout afin de s’assurer qu’une tique ne s’est pas fixée sur le corps de votre compagnon.
Grâce à ce « toucher », vous repérerez rapidement la présence d’une tique qu’il convient de retirer alors au plus vite afin d’éviter la transmission de maladie et ce, même si votre chien est vacciné contre certaines d’entre elles (ce parasite est responsable de nombreuses pathologies).
Pour cela, il existe aujourd’hui un accessoire très pratique qui permet non seulement l’extraction sous douleur pour votre chien, mais aussi sans avoir recours à un quelconque produit et qui vous assure que la tique sera ôtée correctement.
Il s’agit d’un crochet, le plus généralement de la marque O’Tom que vous pourrez notamment vous procurez chez votre vétérinaire. Le crochet O’Tom, inventé par un vétérinaire, le Dr Denis Heitz, est également vendu sous les marques Tick-Twister et Tire-Tic.
Le praticien pourra même vous conseiller si vous avez toutefois quelques craintes pour effectuer cet ‘’acte’’.
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Deux tailles disponibles
Il est important d’avoir toujours en déplacement cet accessoire avec soi. Petit – il existe en deux tailles suivant le gabarit de la tique et en plusieurs couleurs ! – ce crochet se glissera facilement avec son mode d’emploi dans la trousse de soin de votre chien.
Bien que le retrait d’une tique à l’aide du crochet O’Tom minimise les risques, il ne garantit en aucun cas l’absence de contamination de l’homme ou de l’animal par des agents infectieux, précise le fabricant. En effet, cette contamination a pu avoir lieu avant le retrait.
Si vous avez donc rencontré un problème dans son utilisation ou si vous avez le moindre doute, consultez impérativement un médecin (utilisation sur un humain) ou un vétérinaire (utilisation sur un animal).
Source : O’Tom
Comment procéder ?
L’utilisation du crochet O’Tom est très simple et se s’effectue en 3 temps :
– Choisir le crochet le plus adapté à la taille de la tique ; engager le crochet en abordant la tique sur le côté jusqu’à ce qu’elle soit maintenue.
– Soulever très légèrement le crochet, et tourner comme vous le feriez avec un tournevis ; le sens de rotation n’a pas d’importance.
– La tique se détache d’elle-même au bout de 2 à 3 tours.
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Puces et tiques : quand c’est fini ça recommence
La première manifestation d’une infestation par les puces est la pulicose qui se traduit par des démangeaisons, souvent exacerbées quand le chien est allergique (dermatite par allergie aux piqûres de puces, DAPP). Secondairement, l’ingestion de puces, quand le chien se gratte, peut être responsable de sa contamination par un ténia, Dipylidium caninum, qui occasionne des troubles digestifs.
Les tiques sont plus virulentes, tant dans leur rôle pathogène direct qu’indirect. Primitivement, ces acariens peuvent provoquer des anémies chez les chiots, en raison de la spoliation sanguine. L’implantation du rostre de la tique dans la peau du chien peut aussi susciter des réactions inflammatoires parfois sévères et conduire à la formation de kystes voire d’abcès.
A noter que le fait de ne pas retirer la tête d’une tique lorsqu’on l’arrache ne se traduit pas par la « repousse » du corps du parasite mais, en revanche, il peut se former un petit kyste qui mettra plusieurs semaines à se résorber et qui risque de s’infecter. Les tiques sont également vectrices de plusieurs maladies parasitaires et infectieuses, la plus répandue étant la piroplasmose (ou babésiose), mais au rang desquelles on note aussi l’hépatozoonose et l’ehrlichiose.
Toutes ces raisons font qu’il est absolument indispensable de définir une véritable stratégie de lutte, en concertation avec son vétérinaire, pour se débarrasser une fois pour toutes de ces hôtes indésirables. Il est également fortement conseiller d’anticiper les problèmes et de traiter systématiquement les chiens et chats tout au long de l’année.
Traiter l’environnement et tous les animaux de la maison
La lutte contre les puces doit être adaptée à chaque situation clinique et/ou environnementale. Le traitement doit prendre en compte non seulement le chien parasité mais aussi ses « colocataires », y compris les chats, et l’environnement. Il est indispensable de traiter les chats car ce sont de véritables réservoirs de puces, Ctenocephalides felis, qui parasite le plus souvent les chiens, étant commune aux deux espèces. Et n’étant pas sujets à la DAPP, la mise en évidence des puces est moins évidente chez les chats.
La lutte contre les puces est devenue plus facile en raison du développement de molécules de plus en plus rémanentes et de moins en moins toxiques, de régulateurs de croissance des insectes et de l’apparition de nouvelles formulations.
Plusieurs principes actifs sont utilisés, certains visant à détruire les puces adultes sur le chien, d’autres à détruire les puces dans l’environnement et d’autres enfin étant administrés à l’animal et visant la descendance des puces. Les produits agissant sur les stades adultes de l’insecte (adulticides) s’utilisent sous forme topique (poudres, bains-frictions, shampooings, aérosols, sprays, mousses, pipettes…) ou systémiques (pour-on systémique ou traitement oral). Le choix du type de traitement s’effectue en fonction de différents critères (format du molosse ; « coopérativité » de l’animal ; mode de vie ; coût, surtout avec un effectif…).
La caractéristique principale recherchée dans les produits actuels est leur rémanence. Leurs effets durent en moyenne de 4 à 8 semaines. Les produits disponibles sont en constante évolution et du chemin a été parcouru depuis le lancement des premiers colliers antipuces. On dispose actuellement d’un arsenal complet et très efficace.
La lutte contre les tiques revêt une difficulté particulière : le parasitisme par une tique n’est pas toujours visible, surtout sur les chiens à poils longs. Elle est pourtant capitale pour prévenir les maladies véhiculées car l’inoculation du germe responsable de la piroplasmose ne se fait que 48 H environ après le début de la fixation, d’où l’intérêt de retirer la tique avant.
Là encore, les produits anti-tiques disponibles sur le marché sont nombreux mais leur efficacité n’est pas toujours comparable. On recherche avant tout un produit qui soit actif contre les tiques, tout en restant sur le poil en permanence afin de pouvoir les tuer avant qu’elles n’aient le temps de piquer le chien, et qui soit résistant à l’eau. Les laboratoires pharmaceutiques vétérinaires couplent généralement dans leurs produits les actions antipuces et anti-tiques. Contre la piroplasmose, il existe un vaccin qui certes n’est pas efficace à 100 %, mais peut être préconisé dans certains cas (zone géographique à risque, chien de chasse…).
Puces et tiques : de sérieux vecteurs de maladies
Le principal danger représenté par les tiques est la transmission de maladies. On en connaît trois mais la plus répandue est la piroplasmose, appelée aussi babésiose.
Autre maladie transmise par les tiques, l’ehrlichiose provoque des symptômes similaires mais est mortelle encore plus rapidement. Elle sévit surtout dans le sud de la France.
La borréliose ou maladie de Lyme est une maladie apparue récemment et reste encore relativement rare, plutôt concentrée dans le nord est de la France. Elle provoque des douleurs articulaires intenses, de la fièvre et de l’abattement. Un traitement existe mais n’entraîne pas la guérison complète du molosse atteint. Enfin, l’hépatozoonose est causée par un parasite des globules blancs et s’observe surtout dans le sud de la France. Les symptômes sont nombreux et peu caractéristiques, le trait dominant étant l’anémie.
Même si le rôle de vecteurs de maladies des puces est moins important que celui des tiques, ces parasites sont tout de même susceptibles de transmettre un certain nombre d’infections.
Ainsi, quand votre chien se gratte, il peut ingérer des puces qui risquent alors de lui transmettre un vers plat appelé Dipylidium caninum. Ce parasite interne de la famille des ténias est responsable de troubles digestifs.
De plus, la plupart du temps la présence de puces est responsable d’un grattage, certes gênant, mais modéré. Or pour environ un chien sur trois, ce prurit est beaucoup plus violent et se traduit pas des manifestations cliniques. En effet, ces chiens sont allergiques à la salive de puce et développe, généralement entre deux et sept ans, ce qu’on appelle une Dermatite allergique (ou par Hypersensibilité) aux piqûres de puces (DAPP ou DHPP).Cette maladie est même le premier motif de consultation en dermatologie.
Il est donc essentiel de traiter régulièrement chiens et chats contre les parasites externes, mais aussi internes (vermifuges).
Des traitements préventifs remboursés par l’assurance
A noter qu’une DAPP ou DHPP (consultation, examens, soins) est prise en charge dans le cadre d’une assurance santé pour chien ou chat.
De même, certaines formules – comme les formules premium pour chien et chat proposées par SantéVet – permettent un remboursement des frais liés à l’achat d’antiparasitaires (et de vermifuges) dans le cadre du forfait prévention.
Dans tous les cas, il ne faut pas faire l’impasse sur les traitements contre les parasites externes et internes.
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Photo : Frédéric Duhayer
Enlever une tique sur le chien : le faire en toute sécurité
Une tique, qu’est-ce que c’est ?
La tique est un acarien mesurant entre 3 mm et 1 cm. Elle s’accroche au pelage du chien puis va chercher l’endroit où la peau est plus fine pour piquer et ainsi se fixer et faire son repas de sang.
Il y a plus de 800 espèces de tiques dans le monde. Il existe 3 principales espèces de tiques du chien en Europe :
• Ixodes ricinus, la tique commune en Europe
• Dermacentor reticulatus • Rhipicephalus sanguineus – « tique du chien »
Les tiques sont très présentes dans les campagnes, en milieu rural comme dans les bois, sous-bois, forêt, hautes herbes… Lais les tiques sont également présentes dans les villes : parcs et jardins dans lesquels les chiens sont acceptés. Sans oublier qu’elles peuvent également pénétrer les habitations !
Il existe deux périodes de pic d’infestation dans l’année : au printemps et en automne. Mais à la faveur du réchauffement climatique, les tiques gagnent non seulement du terrain mais perdent de leur saisonnalité avec une présence de plus en plus accrue tout au long de l’année. Elles ne se cantonnent plus au sud.
Les tiques sont un véritable enjeu de santé publique, aussi bien pour le chien, le chat et autres animaux domestiques NAC (nouveaux animaux de compagnie) et pour l’homme.
Est-ce grave de laisser une tique sur un chien et si la tête de reste dans la peau ?
Les tiques sont dangereuses et peuvent transmettre de graves maladies :
- la maladie de Lyme, qui est commune à l’homme et au chien. Cette maladie n’est pas toujours facile à diagnostiquer. De plus, elle peut se déclarer longtemps après que le chien ait été piqué.
- la piroplasmose : on déplore de très nombreux cas chaque année.
- l’ehrlichiose : c’est une maladie qui peut être mortelle. Les bactéries véhiculées par la tique se multiplient dans le sang et provoquent une forte fièvre et des hémorragies.
Des maladies que rembourse l’assurance santé pour chien telle que proposée par Santévet. Par ailleurs, le budget prévention contenu dans toutes les formules d’assurance permet de financer entre autres la vaccination et l’achat de produits de soin (antiparasitaire dans le cas présent) et d’entretien
Suite à une morsure de tique, les symptômes sont variés et non spécifiques, et peuvent apparaître longtemps après dans certains cas, ce qui peut compliquer le diagnostic. Le problème est qu’il arrive que le chien ne manifeste aucune gène après la piqûre. Contrairement à une piqûre d épuce, cela n’entraîne pas de démangeaisons.
Les symptômes suivants peuvent être observés qui, dans tous les cas doivent vous inciter à prendre rendez-vous et consulter le vétérinaire le plus rapidement possible :
- fièvre,
- léthargie, fatigue anormale, abattement général
- présence d’une zone gonflée ou d’une plaque rouge à l’endroit de la morsure,
- perte d’appétit,
- vomissements,
- urines foncées ou très colorées
Quand et comment retirer une tique sur le chien ?
Il ne faut pas attendre et enlever une tique au plus vite dès qu’elle est repérée sur le chien. Il existe des moyens simples et efficaces.
Dans tous les cas, il ne faut pas chercher à enlever une tique à la main, car en appuyant sur l’arachnide, il y a risque de transmission de maladies.
De même, n’utilisez pas de pince à épiler, car une partie peut rester plantée dans la peau de votre chien.
Comment faire : utiliser un tire-tique, la meilleure astuce
Il existe un accessoire très simple et très pratique, qui plus est très peu onéreux qu’il faut absolument avoir dans la trousse de soins de son compagnon. Du moins toujours avec soi lors des déplacements : un crochet anti-tique ou tire-tique . Il s’utilise sans produit et sans douleur pour le chien. Voici comment procéder :
- Dans un premier temps, installez dans un endroit calme
- enfilez par sécurité une paire de gants
- écartez les poils de façon à dégager la tique
- insérez le crochet entre la peau du chien et la tique.
- Faites plusieurs mouvements de rotation comme si vous dévissiez à l’aide d’un tournevis (sens inverse des aiguilles d’une montre) sans tirer sur la tique
- La tique va se décrocher toute seule après quelques tours.
- Vérifiez bien que le rostre ne soit pas resté planté dans la peau du chien
- désinfectez la zone concernée avec une lotion que vous pouvez vous procurez par exemple chez le vétérinaire ou encore de la Bétadine diluée à 10 % ou bien encore de la Biseptine, de la Chlorhexidine diluée à 5 %.
- passez-vous les mains au gel hydro alcoolique
Alcool, éther autres produits… comment enlever une tique sur un chien sans pince à tique ?
Longtemps on a utilisé et préconisé l’utilisation d’alcool ou d’éther pour endormir une tique et d’une pince à épile pour la retirer. Aujourd’hui, cela n’est plus du tout recommandé.
Endormir une tique augmente le risque de transmission de maladies en libérant des agents infectieux potentiellement présents dans son système digestif.
Et si la tête de la tique reste dans la peau ?
La tête de la tique (rostre) peut rester plantée dans la peau du chien. Cette partie du parasite comporte des crochets et est fragile. Cela rend donc l’extraction d’autant plus difficile et incertaine.
L’idée selon laquelle une tique repousse dès lors que la tête reste plantée dans la peau d’un animal est une idée reçue qui a la vie dure !
Une période d’observation nécessaire
Après avoir enlever une tique et même si vous êtes certain d’avoir bien procédé, il faut respecter une période d’observation.
Donc après avoir retiré la tique et désinfecté la plaie, un suivi de quelques jours s’impose. Cela permet de s’assurer de l’absence d’apparition de symptômes tels que :
- perte d’appétit,
- fatigue,
- température
- diarrhée.
Il faut également régulièrement inspecter la zone de morsure tout au long des jours qui suivent. En cas de réaction inflammatoire locale, de rougeur ou encore de suintement, il faut alors consulter le vétérinaire.
Peut-on attraper les tiques de son chien ?
L’homme aussi est concerné par une des pathologies transmises par les tiques : la maladie de Lyme.
Il faut donc être prudent à plusieurs niveaux. Lorsque l’on retire une tique de la peau du chien, il faut prendre certaines précautions. De même, lors des sorties où les tiques sont présentes, mieux vaut se protéger en se couvrant les bras et les jambes, voire porter un chapeau ou une casquette.
Comme on le fait pour le chien au retour de balade, d’une partie de chasse, d’un pique-nique, etc., une inspection s’impose.
En 2022, 4 918 morsures de tiques ont été rapportées chez des humains (2 977 en Flandre, 1 877 en Wallonie et 64 à Bruxelles). Tout comme les années précédentes, le nombre de notifications de morsures en 2022 était plus élevé en Flandre (60,5 %) qu’en Wallonie (38,2 %), avec un nombre le plus élevé enregistré dans la province d’Anvers.
Le nombre de notifications à Bruxelles est resté faible (1,3 %). De même que les années précédentes, le nombre de morsures de tiques pour 100 000 habitants était en revanche plus élevé en Wallonie qu’en Flandre*.
Un projet baptisé TiquesNet* permet un suivi de l’exposition de la population belge aux morsures de tiques dans le temps et dans l’espace, dans le but d’apporter un soutien à la prévention des morsures de tiques et des maladies transmises par les tiques. Avant tout déplacement comme lors des départs en vacances par exemple, cela permet de « calculer les risques » auxquels on peut s’exposer.
Comment protéger efficacement son chien ?
Protection vaccinale
Il est essentiel de mettre en place une protection contre les tiques. Contre deux maladies transmises par les tiques, la babésiose (piroplasmose) et la maladie de Lyme, il existe des vaccins pour le chien. Votre vétérinaire poura les recommander selon le mode de vie de votre compagnon. N’hésitez pas à lui demander conseil lors d’un rendez-vous afin qu’il établisse si besoin un calendrier vaccinal avec les rappels.
Contre la piroplasmose chez le chien, une primo-vaccination se fait dès ses 5 mois par 2 injections à 3 ou 4 semaines d’intervalle. Selon le mode de vie du chien, un rappel est fait 1 à 2 fois par an.
Pour ce qui est de la maladie de Lyme, un vaccin peut être injecté à partir de l’âge de 12 semaines avec 2 injections espacées de 3 à 5 semaines. Le rappel est ensuite annuel. À noter que cette vaccination est le plus souvent destinée aux chiens les plus exposés au risque de morsure de tique.
Inspection régulière
L’inspection du chien doit être effectuée régulièrement. On repère généralement au toucher assez facilement la présence d’une tique accrochée. Il faut inspecter les zones suivantes où les tiques ont l’habitude le plus souvent de mordre et de s’implanter :
- au niveau du cou,
- les aisselles,
- la tête,
- le contour de la bouche,
- les lèvres,
- les oreilles,
- et les pattes.
Traitement antiparasitaire régulier
Par ailleurs, il est indispensable de traiter son chien contre les tiques à l’aide d’un antiparasitaire et ce tout au long de l’année. Il en existe sous différentes présentations :
- spray,
- pipettes (spot-on),
- cachets,
- colliers…)
Votre vétérinaire vous recommandera le traitement aniparasiataire le mieux adapté à votre chien en fonction de son âge, son poids, son mode de vie, etc.
Tous les animaux vivants sous le même titre doivent être traités. Attention, un chat ne doit surtout pas être traité à l’aide d’un antiparasitaire pour chien. cela peut être très dangereux. C’est la raison pour laquelle les conseils du vétérinaire son important.
À noter que certaines races de chiens sont également sensibles à une molécule entrant dans la composition de certains antiparasitaires. mais aussi d(anti-diarrhéiques, anti-vomitifs, antibiotiques, sédatifs, etc. C’est une mutation génétique qui rend les chiens sensibles à ces médicaments. Cela concerne :
- le Berger Australien,
- le le Berger Blanc Suisse,
- le Berger des Shetland,
- le Colley
- le Bobtail,
- le Border Collie
- le Berger Américain Miniature
- voire certains Bergers Allemands et Whippets
- ainsi que les chiens croisés issus de ces races
Les premiers symptômes apparaissent généralement dans les 48h suivant la prise mais parfois plus tard, plusieurs semaines après : troubles nerveux digestifs, oculaires, cardiaques… qui nécessite une prise en charge vétérinaire rapide, l’intoxication pouvant être mortelle.
Bonne hygiène des lieux de vie du chien
Les lieux de vie de votre chien doivent également être lavés et désinfectés tout au long de l’année. Des larves peuvent en effet se nicher dans les paniers et autres lieux de couchage. Nombreux sont ceux qui désormais sont lavables à 40° en machine. Il faut également procéder le cas échéant au nettoyage des chenils, les parcs… à l’aide de produits spécifiques disponibles dans le commerce.
Traitements naturels en complément d’un antiparasitaire vétérinaire
Enfin, il existe des traitements naturels pour lutter contre les tiques et autres parasites. Mais ils sont à utiliser avec prudence pour certains, comme les huiles essentielles par exemple. Il ne faut pas hésiter à demander conseil au vétérinaire. Par ailleurs, les solutions naturelles ne suffisent pas à apporter à elles seules une protection optimale. Elles sont donc à utiliser en complément d’un traitement antiparasitaire vétérinaire.
En présence d’une tique sur le chien il faut l’enlever au plus vite afin d’éviter le risque de transmission de maladies graves. L’utilisation d’un crochet tire-tique spécialement conçu rend la manipulation très simple. Très peu coûteux, il faut prévoir d’avoir toujours avec soi cet accessoire. Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter le vétérinaire.
Sources :
*La nouvelle saison des tiques est à nos portes,
**Participez au comptage des morsures de tiques chez l’homme en Belgique, Tiquesnet
Tiques chien et chat : toujours présentes et dangereuses
Dès 0°C et jusqu’à 20 °C : telle est la température propice à la multiplication des tiques. Autant dire que l’automne est une saison où elles sont encore présentes. De nombreux antiparasitaires, voire un vaccin pour l’une des maladies dont elles peuvent être responsables, existent afin d’en protéger le chien et le chat.
Il est essentiel de protéger son chien ou son chat contre les tiques. En effet, ces parasites de la famille des acariens (et plus spécialement des araignées) peuvent transmettre de nombreuses maladies, certaines graves.
La plus répandue est la piroplasmose (le traitement doit être rapide), mais il existe aussi l’erlichiose ou encore la maladie de Lyme (borréliose), dernière maladie contre laquelle un vaccin existe.
De 0 à 20°, les tiques se multiplient. Donc la fraicheur et l’humidité ne sont pas leurs « ennemies ». Printemps et automne sont les saisons où on les trouve le plus fréquemment, mais chiens et chats doivent être protégés tout au long de l’année.
Présentes en de nombreux endroits
Et ce, qu’ils vivent à la campagne ou en ville. Car si les tiques sont présentes dans les herbes, broussailles, buissons, forêts, on peut aussi tout à fait les trouver dans des haies de jardins voire dans des parcs.
C’est en tombant sur l’animal que la tique s’accroche avant de « mordre » l’animal. Ce n’est pas systématiquement le repas de sang qui est responsable d’une des maladies qu’elle peut inoculée (donc la quantité de sang pompée). C’est parfois aussi un parasite qu’elle inocule, comme c’est le cas pour la piroplasmose.
De nombreuses armes pour protéger chiens et chats
Outre le vaccin contre la piroplasmose, il existe de nombreuses armes afin de lutter préventivement contre les tiques : sprays, colliers, pipettes (spot-on).
Ces antiparasitaires permettent la destruction de cet acarien avant qu’il ne puisse se fixer sur le chat ou le chien.
Vaccin et traitements peuvent être remboursés en partie par l’assurance santé chien ou l’assurance santé chat, comme c’est le cas notamment avec le forfait prévention proposé par SantéVet.
Certains produits résistent à l’eau, ce qui peut être pratique pour les animaux sortant sous la pluie ou en cas de baignade.
Demandez conseils à votre vétérinaire qui vous guidera sur le produit le mieux adapté à votre compagnon et établira avec vous un calendrier pour les traitements.
A noter qu’il existe également des produits spécifiques afin de traiter l’environnement.
Et si mon chien ou mon chat protégé en attrape quand même une ?
Même protégé, un chien ou un chat peut « attraper » une tique.
Il existe des crochets (comme celui baptisé O’Tom) qui permet de retirer la tique sans que la tête ne reste « plantée » dans le corps de l’animal.
Ce crochet est notamment disponible chez les vétérinaires et offre l’avantage de pouvoir être utilisé « seul », c’est-à-dire sans produit.
Autrefois, on utilisait de l’éther afin d’endormir la tique avant de la retirer, ce qui fait partie du passé !
Régulièrement, inspectez soigneusement votre compagnon ; la présence d’une tique se repère assez facilement.
Les maladies provoquées par les tiques (soins, traitements) sont remboursées par la mutuelle santé chien et chat.
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Photos : Fotolia.com
Les maladies parasitaires chez le chien
Les parasites représentent une menace sérieuse pour la santé des animaux de compagnie, notamment le chien. Puces, tiques, vers ou moustiques, ces indésirables peuvent transmettre des maladies parfois graves, tant pour le chien que pour l’Homme. Savoir les reconnaître et appliquer des traitements adaptés est essentiel pour protéger votre compagnon.
L’essentiel (TL;DR) :
- Les parasites externes (puces, tiques, phlébotomes) et internes (vers) peuvent causer des maladies chez les chiens.
- Des symptômes cliniques variés comme des lésions cutanées, un manque d’appétit ou des difficultés respiratoires doivent alerter.
- Des produits efficaces et des vaccins (ex. contre la leishmaniose) permettent de prévenir ces affections.
Quels sont les différents parasites chez le chien ?
Le chien peut être infesté par :
- Les parasites externes : puces sur la peau, tiques adultes incrustées, phlébotomes responsables de la transmission de Leishmania infantum.
- Les parasites internes : vers ronds (Toxocara canis), vers plats comme Dipylidium caninum, et le ver du cœur (Dirofilaria immitis).
| Type de parasite | Exemples | Localisation chez le chien | Principaux risques |
|---|---|---|---|
| Parasites externes | Puces, tiques, phlébotomes | Peau, pelage | Démangeaisons, transmission de maladies (leishmaniose, piroplasmose, maladie de Lyme) |
| Vers ronds (nématodes) | Toxocara canis, Ancylostoma | Intestin, parfois poumons | Troubles digestifs, anémie, troubles respiratoires |
| Vers plats (cestodes) | Dipylidium caninum, Echinococcus | Intestin | Troubles digestifs, risques zoonotiques (échinococcose) |
| Vers du cœur | Dirofilaria immitis | Cœur, artères pulmonaires | Insuffisance cardiaque, troubles respiratoires |
| Protozoaires | Giardia duodenalis, Babesia | Intestin, globules rouges | Diarrhée, anémie, fièvre |
Quelles sont les principales maladies parasitaires chez le chien ?

Certaines affections peuvent persister pendant plusieurs mois voire devenir chroniques :
Leishmaniose
Transmise par les piqûres de moustiques de type phlébotomes, la leishmaniose provoque lésions cutanées, perte de poils et troubles généraux. C’est une maladie grave. Le vaccin contre la leishmaniose et des traitements antiparasitaires répulsifs sont recommandés en zone à risque (Sud de la France, Vallée du Rhône).
Piroplasmose
La piroplasmose est transmise par la tique du chien (Dermacentor reticulatus), elle détruit les globules rouges.
|
Une étude européenne rapporte que jusqu’à 12 % des chiens en zone rurale présentent des signes d’infestation par des tiques au printemps et en automne. Une autre enquête estime que 5 à 10 % des chiens chez un vétérinaire sont porteurs de tiques en période de forte activité*. |
Ehrlichiose canine et maladie de Lyme
La maladie de Lyme et l’ehrlichiose sont également transmises par les tiques.
Dirofilariose cardiopulmonaire (ver du cœur)
Dans la dirofilariose cardiopulmonaire, des vers présents dans le système cardio-respiratoire provoquent des difficultés respiratoires et peut être fatale.
Giardiose
La giardiose est une infection intestinale causée par le parasite Giardia duodenalis. Chez le chien, elle provoque diarrhée, vomissements et perte de poids. La contamination se fait par ingestion d’eau ou aliments contaminés. Un traitement antiparasitaire spécifique est nécessaire.
Quels sont les symptômes d’une maladie parasitaire chez le chien ?

Les signes varient selon le parasite :
- Piqûres de puces : démangeaisons, lésions cutanées, alopécie.
- Tique dans la peau : petite boule, inflammation locale.
- Vers : segments de vers dans les selles, amaigrissement.
- Maladie grave : fièvre, manque d’appétit, fatigue, difficultés respiratoires.
Le conseil de Santévet : Si votre chien présente des signes inhabituels, consultez un vétérinaire au tout début pour éviter des complications. Un diagnostic précis (ex. prise de sang) est souvent nécessaire. Les frais sont remboursés par l’assurance santé pour chien.
Protéger votre chien contre les maladies parasitaires passe par la prévention : traitements antiparasitaires réguliers, inspection après chaque balade et, en zone endémique, vaccins contre la leishmaniose. Votre vétérinaire vous conseillera sur les moyens les plus adaptés pour garder votre animal en bonne santé.
Sources :
- Beugnet F, Chalvet-Monfray K. Impact of climate change in the epidemiology of vector-borne diseases in domestic carnivores in Europe. Vet Parasitol. 2013;192(1-3):48-53. doi:10.1016/j.vetpar.2012.10.011
- Beugnet F, Marie JL. Emergence of vector-borne diseases in pets: the case of France. Rev Sci Tech. 2009;28(2):537–547. doi:10.20506/rst.28.2.1901
Comment procéder ?