La maladie de Lyme chez le chien : traitement et prévention

L’essentiel (TL;DR) 

Qu’est-ce que la maladie de Lyme chez le chien ?

La maladie de Lyme ou borréliose est une maladie infectieuse qui touche de nombreux mammifères, dont le chien et l’Homme. Elle doit son nom à l’épidémie qu’elle a causée dans la ville de Lyme (Massachussetts).

Elle est causée par une bactérie appelée Borrelia bugdorferi, qui se transmet par morsure de tique chez le chien du genre Ixodes ricinus : en prenant son repas, elle contamine l’animal. Les tiques sont à la fois le vecteur et le réservoir de la maladie.

On retrouve cette maladie dans toute la France, mais elle est très fréquente surtout dans le Nord et l’Est, et au printemps et à l’automne, qui sont les zones et périodes de forte activité des tiques. Les chiens de chasse sont particulièrement touchés. Par ailleurs, le réchauffement climatique entraîne une hausse du nombre des parasites et leur progression vers des zones où ils étaient auparavant quasiment absents.

Est-ce que les tiques sautent ou volent ? Combien de temps une tique reste-t-elle accrochée sur un animal ?

Contrairement aux idées reçues, les tiques ne sautent pas et ne volent pas. Ces parasites attendent patiemment sur la végétation qu’un animal les frôle pour s’y accrocher.

Une fois fixée sur votre chien, une tique adulte reste généralement attachée entre 3 et 7 jours pour effectuer son repas sanguin. Cette durée varie selon la température ambiante et la réaction immunitaire de l’animal.

Le temps d’accroche joue un rôle crucial dans les risques de transmission des maladies : les premières 24 heures présentent un risque minimal, mais ce risque augmente significativement après 48 heures. La tique se détache naturellement une fois gorgée de sang, mais l’extraction rapide reste primordiale pour minimiser les dangers sanitaires.

Est-ce qu’une transmission aux humains est possible ?

Les tiques peuvent se nourrir sur les chiens et les humains, et peuvent transmettre la bactérie lorsqu’elles se nourrissent, par morsure.

Il est peu probable que votre chien vous transmette directement la maladie de Lyme. Généralement, les humains contractent la maladie en étant piqués par une tique infectée après avoir été en contact avec un animal ou en se promenant dans des zones à haut risque de tiques.

Il est donc important de surveiller régulièrement votre chien pour détecter de parasites, de retirer une tique immédiatement, et de vous protéger vous-même contre les piqûres de tiques en utilisant des répulsifs pour tiques et en vous couvrant lorsque vous vous promenez dans des zones à haut risque.

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Quels sont les premiers signes et symptômes de la maladie de Lyme chez le chien ?

Les symptômes de la maladie de Lyme chez les chiens peuvent varier considérablement d’un animal à l’autre et peuvent être similaires à ceux d’autres maladies. Certains chiens infectés ne présentent aucun symptôme, tandis que d’autres peuvent développer des symptômes graves.

La phase d’incubation est longue, les signes cliniques peuvent apparaître plusieurs mois après la morsure de la tique, les plus courants sont :

– Le chien peut avoir de la fièvre, des ganglions de taille augmentée, être fatigué

– Des troubles de la coordination

– Des arthrites (articulations gonflées et douloureuses pouvant provoquer des boiteries), des douleurs musculaires

– Une perte d’appétit, des vomissements et/ou diarrhées chez le chien

– Des troubles de la respiration, une anémie, une insuffisance rénale, des problèmes cardiaques

Les signes apparaissent souvent sous forme de crises intermittentes.

L’avis de Santévet : Ces symptômes peuvent également être causés par de nombreuses autres maladies (notamment la piroplasmose canine, également transmise par les tiques). En cas de suspicion il est donc important de consulter un vétérinaire pour avoir un diagnostic correct. Ces frais sont remboursés par l’assurance vétérinaire pour chien.

Quels sont les signes chez l’Homme ?

La maladie de Lyme peut affecter les humains. Les signes de la maladie incluent une éruption cutanée, de la fièvre, des douleurs articulaires et des troubles de la coordination. Il est important de la détecter et de la traiter rapidement pour minimiser les risques de complications graves.

Il est également important de se protéger contre les piqûres de tiques en utilisant des répulsifs pour tiques et en se couvrant lorsque vous vous promenez dans des zones à haut risque.

Comment savoir si un chien est atteint de la maladie de Lyme ? Quels sont les tests pour le diagnostic ?

Voici un tableau pour le diagnostic de la maladie de Lyme chez le chien, avec les tests couramment utilisés et leur coût approximatif en France :

Examen complémentaire Objectif / Utilité Prix moyen
Examen clinique Détecter fièvre, boiteries, fatigue ou ganglions enflés. 40 – 70 €
Sérologie ELISA Recherche d’anticorps contre Borrelia burgdorferi, indique exposition passée ou récente. 50 – 80 €
Western blot Confirme la présence d’anticorps spécifiques si ELISA positif. 70 – 120 €
PCR (analyse ADN) Détecte directement la bactérie dans le sang, l’urine ou le liquide synovial. 80 – 150 €
Analyses complémentaires Numération sanguine, bilan biochimique pour évaluer l’état général. 40 – 100 €

Comment soigner la borréliose chez le chien ? Quels traitements sont disponibles ?

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Une fois le diagnostic établi, un traitement antibiotique sera prescrit sur une longue durée, souvent pendant plusieurs semaines pour éliminer la bactérie de l’organisme. Des anti-inflammatoires pourront être administrés en parallèle pour soulager les douleurs articulaires et faire baisser la fièvre.

Les symptômes peuvent disparaître rapidement après le début du traitement, mais il est important de continuer à administrer les antibiotiques pendant toute la durée prescrite pour éviter toute réinfection.

Le chien peut rester porteur de la bactérie pendant plusieurs mois, même après des traitements antibiotiques prolongés. La guérison est plus rapide si le traitement est mis en place pendant le stade précoce, d’où l’importance de consulter un vétérinaire rapidement si votre chien présente des symptômes évocateurs.

Combien de temps un chien peut-il vivre avec la maladie de Lyme ? Quelles sont les séquelles ?

Le pronostic de la maladie de Lyme chez les chiens dépend de la gravité de l’infection et de la rapidité de prise en charge.

Les chiens qui sont diagnostiqués et traités rapidement ont généralement un bon pronostic et n’auront pas de séquelles.

Cependant, chez les chiens qui ont une infection grave ou qui ont été diagnostiqués tardivement, des complications telles que des lésions articulaires, une insuffisance rénale (néphrite de Lyme), une insuffisance cardiaque ou une forme chronique de la maladie peuvent survenir et entraîner des séquelles permanentes.

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Existe-t-il un vaccin contre la maladie de Lyme ?

Il existe plusieurs façons de prévenir la maladie de Lyme chez les chiens :

– Utiliser des produits antiparasitaires externes régulièrement pour protéger votre animal contre les tiques. Ils existent sous forme de pipettes, colliers, comprimés à administrer plus ou moins régulièrement selon la molécule. Il est important de suivre les instructions de votre vétérinaire concernant l’utilisation de ces produits.

– Éviter les zones à haut risque de tiques. Les zones boisées et les zones où les tiques sont fréquentes, comme les prairies et les marais, doivent être évitées autant que possible.

– Inspecter régulièrement votre chien pour détecter les tiques. Si vous repérez une tique sur la peau du chien ou dans son pelage, il faut la retirer immédiatement à l’aide d’une crochet spécial appelée tire-tique. N’hésitez pas à consulter votre vétérinaire qui vous montrera comment faire.

– Vacciner son chien contre la maladie de Lyme : il existe actuellement des vaccins disponibles sur le marché en France, votre vétérinaire pourra vous proposer un protocole de vaccination adapté au mode de vie de votre chien. Ce n’est pas un vaccin efficace à 100%, il permet de limiter les symptômes mais n’empêche pas l’infection, d’où l’importance de continuer à protéger votre animal contre les tiques. La primo-vaccination peut être réalisée dès 6 mois.

La prévention est la meilleure façon de protéger votre chien contre la maladie de Lyme.

La maladie de Lyme chez le chien est donc une maladie bactérienne transmise par les tiques qui peut affecter les chiens. Les symptômes peuvent varier considérablement d’un animal à l’autre. Il est important de détecter et de traiter rapidement la maladie pour minimiser les risques de complications graves. Il est essentiel de protéger les chiens contre les tiques en utilisant des produits antiparasitaires régulièrement. Il existe également un vaccin pour les chiens les plus exposés.

FAQ – Maladie de Lyme chez le chien

Mon chien peut-il attraper la maladie de Lyme même s’il est vacciné ?

Oui. Le vaccin réduit le risque et atténue les symptômes, mais il n’empêche pas complètement l’infection. Il reste donc essentiel de protéger votre chien avec des produits antiparasitaires et des inspections régulières.

Comment retirer une tique correctement ?

Utilisez un tire-tique ou une pince fine. Saisissez la tique au plus près de la peau et tirez doucement sans écraser. Désinfectez la zone après retrait et surveillez votre chien pendant quelques semaines pour détecter tout symptôme.

Quels chiens sont les plus à risque ?

Les chiens qui passent beaucoup de temps à l’extérieur, surtout en forêt ou dans des zones herbeuses, comme les chiens de chasse ou très actifs, sont plus exposés aux tiques.

Que faire si je suspecte la maladie de Lyme chez mon chien ?

Consultez rapidement votre vétérinaire. Un diagnostic précoce permet un traitement efficace et limite les complications graves, comme les lésions articulaires ou l’insuffisance rénale.

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Leader de l’assurance santé animale

Tiques chez le chien : tout ce que vous devez savoir

Quelles maladies peuvent être transmises par une morsure de tique sur votre chien

Qu’est-ce qu’une tique

Les tiques sont des acariens géants. Les espèces les plus fréquemment rencontrées dans nos régions sont les Ixodes ricinus et les Rhipicephalus sanguineus. D’une longévité exceptionnelle pour des arthropodes, leur durée de vie peut dans certains cas aller jusqu’à quatre ans. Cela dépend généralement du climat et de la densité des hôtes. Elles se retrouvent le plus généralement et printemps et en automne. 

Le territoire des tiques  est le même que celui de nos compagnons canins, les zones boisées et les hautes herbes. Lorsqu’elles ne sont pas dans la nature, ces parasites sont attachées à un hôte grâce à leurs pièces buccales dont elles sucent le sang pour se nourrir et survivre et transmettre des agents pathogènes. C’est lors de ces repas qu’elles peuvent diffuser des micro-organismes responsables de maladies.

Les tiques du chien font trois repas de sang durant toute leur existence : le premier à l’état de larve, le deuxième à l’état de nymphe et le dernier à l’état adulte. Chacun de ces repas permet à la tique de multiplier son poids par 100. 

Quels sont les symptômes des principales maladies 

La babésiose canine est une maladie causée par le protozoaire Babesia canis. Elle est parfois qualifiée de « malaria du chien ». Après la morsure de la tique, les principaux symptômes de cette maladie sont un état de léthargie, une forte fièvre et une altération de la couleur des urines qui deviennent marron. Le parasite est entré dans les globules rouges et votre ami canin devient anémié, son taux de plaquettes sanguines diminue. Cela peut provoquer des complications hépatiques et rénales. En cas d’absence de traitement, l’animal risque la mort. 

Une autre maladie, la borréliose (ou maladie de Lyme) provoque des symptômes difficiles à repérer, parfois chroniques. Elle affecte le plus souvent les articulations des membres : l’animal boite, et présente des membres raides et douloureux. Les symptômes sont parfois accompagnés de fièvre et d’une perte d’appétit. Votre compagnon présentera un état de faiblesse inhabituel. Des vomissements et une hypertrophie des ganglions lymphatiques peuvent occasionnellement apparaître. 

Pour que votre compagnon contracte la maladie de Lyme, il doit rester en contact avec la parasite entre 48 et 72 heures. Mais cette maladie peut mettre un certain temps à se manifester, sa période d’incubation est de 2 semaines à 5 mois. 

Il est bon de savoir qu’un vaccin contre la borréliose existe. Ce dernier est proposé par votre professionnel de santé suivant les conditions de vie de votre ami canin. Malgré cela, ce vaccin réduit les risques de contamination mais ne protège pas complètement votre animal de compagnie contre la maladie.

L’ehrlichiose est provoquée par la bactérie Ehrlichia canis, il existe une forme aiguë avec de la fièvre, un état léthargique, une anorexie, éventuellement des saignements, et une forme chronique avec une perte progressive de poids et un abattement.

L’assurance santé pour chien de santévet rembourse les frais engagés pour les examens médicaux.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Dans les cas cités ci-dessous, il faut urgemment prendre rendez-vous chez le vétérinaire. Un risque de transmission de maladie est fortement envisageable : 

Comment savoir si votre chien a été infecté par une tique

Combien de temps une tique peut rester accrochée sur votre chien

Suivant l’environnement et l’hôte,  la tique du chien  peut rester entre 3 et 7 jours accrochée à votre compagnon canin. Pour se laisser tomber, elle doit être gorgée de sang. 

Reconnaître une morsure de tique

Lors des retours de balades dans les parcs et les sous-bois, il est conseillé d’inspecter le pelage de son compagnon. Il est possible de ressentir des petites bosses et d’apercevoir des rougeurs sur sa peau. À partir de là, vous pourrez suspecter la présence éventuelle de tiques. Une petite zone rouge, pouvant atteindre jusqu’à 5 centimètres indiquera qu’il y a eu morsure. Votre petit compagnon ne se grattera pas car cette morsure ne le démangera pas. 

Comment se débarrasser des tiques chez le chien ?

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Comment enlever une tique

Si vous apercevez la présence d’une tique  sur le corps de votre compagnon, il est impératif de la lui enlever. Ces parasites aiment se loger dans les plis sous les membres, entre les doigts, au alentours des oreilles, au niveau de la queue et vers le menton

Comment retirer la tête si elle reste accrochée ?

L’utilisation d’un crochet spécial tique est fortement recommandée. Les propriétaires de chiens peuvent le trouver en 2 tailles. Cet outil est adapté pour enlever l’indésirable avec sa tête. En effet, une pince à épiler pourrait laisser les crochets de cet acarien dans la peau de votre compagnon. 

Pour ôter le parasite, le tire tique doit être glissé au plus près de la peau de l’animal. Dès lors, il faut le faire tourner sur lui-même tout doucement. La tique restera sur l’outil. Il est important de retirer tout le corps car la peau de votre ami canin pourrait s’infecter. De plus, il ne faut pas appuyer sur la tique, car la transmission des agents pathogènes sera favorisée. 

Désinfecter pour éviter l’infection de la piqûre

Une fois la tique de votre chien enlevée, il est important de bien désinfecter la peau de votre compagnon. Pour cela, l’utilisation d’un produit comme la Bétadine ou encore de l’Hexomédine est tout à fait possible.

La prévention

Les traitements anti-tique à utiliser : cachets, pipettes…

La protection contre les tiques est essentielle pour votre ami canin. Des habitudes préventives associées à l’utilisation d’un médicament antiparasitaire (qui tue les parasites) permettent de limiter le risque d’infestation de l’animal. Le choix du traitement est important et doit tenir compte de la santé de votre compagnon et de ses habitudes de sorties. La lutte contre les infestations par ces arachnides a pour objectif de prévenir la transmission de nombreuses maladies infectieuses. Elle repose sur l’application d’antiparasitaires qui peuvent avoir différentes propriétés.

Une large gamme de produits antiparasitaires existe sur le marché. Votre vétérinaire sera le mieux placé pour vous conseiller. Les pipettes, les colliers ou les comprimés n’éviteront pas à votre ami canin d’être mordu, mais grâce aux substances actives des produits antiparasitaires, il ne sera pas contaminé.

Traitements naturels

Des traitements naturels contre ces indésirables sont possibles, mais leur effet répulsif n’a pas été prouvé scientifiquement. L’infusion d’un mélange de fleurs de camomille et d’écorces d’agrumes pourra être vaporisé sur la fourrure de votre ami canin. La puissante action répulsive de l’écorce d’agrumes associée aux vertus antiparasitaires de la camomille permettrait d’obtenir un mélange efficace. Le vinaigre de cidre aurait également des propriétés qui permettraient de lutter contre ces parasites. 

Une autre solution très efficace est de maintenir la fourrure de votre compagnon courte et bien brossée. Si votre ami canin a besoin de se faire toiletter, n’hésitez pas à rapprocher les rendez-vous lors des saisons propices aux parasites. Les poils courts vous permettent de mieux inspecter la peau et d’apercevoir les parasites ou les rougeurs. 

Que faire si mon chien est infesté de tiques

Le moyen le plus efficace pour lutter contre la présence de tiques est une bonne prévention et une minutieuse inspection. Si malheureusement votre compagnon revient infesté de tiques, il sera impératif de les lui enlever une par une. Suite à cela, un traitement antiparasitaire de qualité lui sera appliqué.

La tique est-elle un danger pour l’homme

Les zoonoses sont des maladies ou des infections naturellement transmissibles de l’animal aux êtres humains, directement ou parfois par l’intermédiaire d’un vecteur (tiques, puces, moustiques…). Les tiques du chien sont capables de transmettre plusieurs agents pathogènes potentiellement zoonotiques. La lutte contre ces arachnides sur l’animal permet par conséquent également de limiter les risques pour l’homme.

 

Il est donc primordial de bien observer son chien et notamment toute modification de son comportement. En cas d’anomalie, il est nécessaire de consulter rapidement un vétérinaire qui pourra effectuer le diagnostic d’une maladie transmise par les tiques.

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Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat 

Photo : Pixabay

Enlever une tique sur le chien : le faire en toute sécurité

Une tique, qu’est-ce que c’est ? 

La tique est un acarien mesurant entre 3 mm et 1 cm. Elle s’accroche au pelage du chien puis va chercher l’endroit où la peau est plus fine pour piquer et ainsi se fixer et faire son repas de sang. 

Il y a plus de 800 espèces de tiques dans le monde.  Il existe 3 principales espèces de tiques du chien en Europe : 
• Ixodes ricinus, la tique commune en Europe
• Dermacentor reticulatus • Rhipicephalus sanguineus – « tique du chien »

Les tiques sont très présentes dans les campagnes, en milieu rural comme dans les bois, sous-bois, forêt, hautes herbes… Lais les tiques sont également présentes dans les villes :  parcs et jardins dans lesquels les chiens sont acceptés. Sans oublier qu’elles peuvent également pénétrer les habitations !

Il existe deux périodes de pic d’infestation dans l’année : au printemps et en automne. Mais à la faveur du réchauffement climatique, les tiques gagnent non seulement du terrain mais perdent de leur saisonnalité avec une présence de plus en plus accrue tout au long de l’année. Elles ne se cantonnent plus au sud. 

Les tiques sont un véritable enjeu de santé publique, aussi bien pour le chien, le chat et autres animaux domestiques NAC (nouveaux animaux de compagnie) et pour l’homme. 

Est-ce grave de laisser une tique sur un chien et si la tête de reste dans la peau ?

Les tiques sont dangereuses et peuvent transmettre de graves maladies :

Des maladies que rembourse l’assurance santé pour chien telle que proposée par Santévet. Par ailleurs, le budget prévention contenu dans toutes les formules d’assurance permet de financer entre autres la vaccination et l’achat de produits de soin (antiparasitaire dans le cas présent) et d’entretien

Suite à une morsure de tique, les symptômes sont variés et non spécifiques, et peuvent apparaître longtemps après dans certains cas, ce qui peut compliquer le diagnostic. Le problème est qu’il arrive que le chien ne manifeste aucune gène après la piqûre. Contrairement à une piqûre d épuce, cela n’entraîne pas de démangeaisons. 

Les symptômes suivants peuvent être observés qui, dans tous les cas doivent vous inciter à prendre rendez-vous et consulter le vétérinaire le plus rapidement possible : 

Quand et comment retirer une tique sur le chien ?

Il ne faut pas attendre et enlever une tique au plus vite dès qu’elle est repérée sur le chien. Il existe des moyens simples et efficaces.

Dans tous les cas, il ne faut pas chercher à enlever une tique à la main, car en appuyant sur l’arachnide, il y a risque de transmission de maladies.

De même, n’utilisez pas de pince à épiler, car une partie peut rester plantée dans la peau de votre chien. 

Comment faire : utiliser un tire-tique, la meilleure astuce

Il existe un accessoire très simple et très pratique, qui plus est très peu onéreux qu’il faut absolument avoir dans la trousse de soins de son compagnon. Du moins toujours avec soi lors des déplacements : un crochet anti-tique ou tire-tique . Il s’utilise sans produit et sans douleur pour le chien. Voici comment procéder :

  1. Dans un premier temps, installez dans un endroit calme
  2. enfilez par sécurité une paire de gants
  3. écartez les poils de façon à dégager la tique
  4. insérez le crochet entre la peau du chien et la tique.
  5. Faites plusieurs mouvements de rotation comme si vous dévissiez à l’aide d’un tournevis (sens inverse des aiguilles d’une montre) sans tirer sur la tique
  6. La tique va se décrocher toute seule après quelques tours.
  7. Vérifiez bien que le rostre ne soit pas resté planté dans la peau du chien
  8. désinfectez la zone concernée avec une lotion que vous pouvez vous procurez par exemple chez le vétérinaire ou encore de la Bétadine diluée à 10 % ou bien encore de la Biseptine, de la Chlorhexidine diluée à 5 %. 
  9. passez-vous les mains au gel hydro alcoolique

Alcool, éther autres produits… comment enlever une tique sur un chien sans pince à tique ?

Longtemps on a utilisé et préconisé l’utilisation d’alcool ou d’éther pour endormir une tique et d’une pince à épile pour la retirer. Aujourd’hui, cela n’est plus du tout recommandé

Endormir une tique augmente le risque de transmission de maladies en libérant des agents infectieux potentiellement présents dans son système digestif.

Et si la tête de la tique reste dans la peau ? 

La tête de la tique (rostre) peut rester plantée dans la peau du chien. Cette partie du parasite comporte des crochets et est fragile. Cela rend donc l’extraction d’autant plus difficile et incertaine.

L’idée selon laquelle une tique repousse dès lors que la tête reste plantée dans la peau d’un animal est une idée reçue qui a la vie dure !

Une période d’observation nécessaire

Après avoir enlever une tique et même si vous êtes certain d’avoir bien procédé, il faut respecter une période d’observation

Donc après avoir retiré la tique et désinfecté la plaie, un suivi de quelques jours s’impose. Cela permet de s’assurer de l’absence d’apparition de symptômes tels que :  

Il faut également régulièrement inspecter la zone de morsure tout au long des jours qui suivent. En cas de réaction inflammatoire locale, de rougeur ou encore de suintement, il faut alors consulter le vétérinaire. 

Peut-on attraper les tiques de son chien ?

L’homme aussi est concerné par une des pathologies transmises par les tiques : la maladie de Lyme.

Il faut donc être prudent à plusieurs niveaux. Lorsque l’on retire une tique de la peau du chien, il faut prendre certaines précautions. De même, lors des sorties où les tiques sont présentes, mieux vaut se protéger en se couvrant les bras et les jambes, voire porter un chapeau ou une casquette.

Comme on le fait pour le chien au retour de balade, d’une partie de chasse, d’un pique-nique, etc., une inspection s’impose.

En 2022, 4 918 morsures de tiques ont été rapportées chez des humains (2 977 en Flandre, 1 877 en Wallonie et 64 à Bruxelles). Tout comme les années précédentes, le nombre de notifications de morsures en 2022 était plus élevé en Flandre (60,5 %) qu’en Wallonie (38,2 %), avec un nombre le plus élevé enregistré dans la province d’Anvers.

Le nombre de notifications à Bruxelles est resté faible (1,3 %). De même que les années précédentes, le nombre de morsures de tiques pour 100 000 habitants était en revanche plus élevé en Wallonie qu’en Flandre*. 

Un projet baptisé TiquesNet* permet un suivi de l’exposition de la population belge aux morsures de tiques dans le temps et dans l’espace, dans le but d’apporter un soutien à la prévention des morsures de tiques et des maladies transmises par les tiques. Avant tout déplacement comme lors des départs en vacances par exemple, cela permet de « calculer les risques » auxquels on peut s’exposer. 

Comment protéger efficacement son chien ? 

Protection vaccinale

Il est essentiel de mettre en place une protection contre les tiques. Contre deux maladies transmises par les tiques, la babésiose (piroplasmose) et la maladie de Lyme, il existe des vaccins pour le chien. Votre vétérinaire poura les recommander selon le mode de vie de votre compagnon. N’hésitez pas à lui demander conseil lors d’un rendez-vous afin qu’il établisse si besoin un calendrier vaccinal avec les rappels. 

Contre la piroplasmose chez le chien, une primo-vaccination se fait dès ses 5 mois par 2 injections à 3 ou 4 semaines d’intervalle. Selon le mode de vie du chien, un rappel est fait 1 à 2 fois par an.

Pour ce qui est de la maladie de Lyme, un vaccin peut être injecté à partir de l’âge de 12 semaines avec 2 injections espacées de 3 à 5 semainesLe rappel est ensuite annuel. À noter que cette vaccination est le plus souvent destinée aux chiens les plus exposés au risque de morsure de tique.  

Inspection régulière

L’inspection du chien doit être effectuée régulièrement. On repère généralement au toucher assez facilement la présence d’une tique accrochée. Il faut inspecter les zones suivantes où les tiques ont l’habitude le plus souvent de mordre et de s’implanter :

Traitement antiparasitaire régulier

Par ailleurs, il est indispensable de traiter son chien contre les tiques à l’aide d’un antiparasitaire et ce tout au long de l’année. Il en existe sous différentes présentations : 

Votre vétérinaire vous recommandera le traitement aniparasiataire le mieux adapté à votre chien en fonction de son âge, son poids, son mode de vie, etc. 

Tous les animaux vivants sous le même titre doivent être traités. Attention, un chat ne doit surtout pas être traité à l’aide d’un antiparasitaire pour chien. cela peut être très dangereux. C’est la raison pour laquelle les conseils du vétérinaire son important. 

À noter que certaines races de chiens sont également sensibles à une molécule entrant dans la composition de certains antiparasitaires. mais aussi d(anti-diarrhéiques, anti-vomitifs, antibiotiques, sédatifs, etc. C’est une mutation génétique qui rend les chiens sensibles à ces médicaments. Cela concerne :

Les premiers symptômes apparaissent généralement dans les 48h suivant la prise mais parfois plus tard, plusieurs semaines après : troubles nerveux digestifsoculairescardiaques… qui nécessite une prise en charge vétérinaire rapide, l’intoxication pouvant être mortelle. 

Bonne hygiène des lieux de vie du chien

Les lieux de vie de votre chien doivent également être lavés et désinfectés tout au long de l’année. Des larves peuvent en effet se nicher dans les paniers et autres lieux de couchage. Nombreux sont ceux qui désormais sont lavables à 40° en machine. Il faut également procéder le cas échéant au nettoyage des chenils, les parcs… à l’aide de produits spécifiques disponibles dans le commerce.

Traitements naturels en complément d’un antiparasitaire vétérinaire

Enfin, il existe des traitements naturels pour lutter contre les tiques et autres parasites. Mais ils sont à utiliser avec prudence pour certains, comme les huiles essentielles par exemple. Il ne faut pas hésiter à demander conseil au vétérinaire. Par ailleurs, les solutions naturelles  ne suffisent pas à apporter à elles seules une protection optimale. Elles sont donc à utiliser en complément d’un traitement antiparasitaire vétérinaire. 

 

En présence d’une tique sur le chien il faut l’enlever au plus vite afin d’éviter le risque de transmission de maladies graves. L’utilisation d’un crochet tire-tique spécialement conçu rend la manipulation très simple. Très peu coûteux, il faut prévoir d’avoir toujours avec soi cet accessoire.  Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter le vétérinaire. 

 

Sources

*La nouvelle saison des tiques est à nos portes

**Participez au comptage des morsures de tiques chez l’homme en BelgiqueTiquesnet

Changement climatique: il touche aussi nos chiens et chats

Avec une température moyenne à Uccle de 12,2 °C (normale : 10,6 °C) en 2020, c’est un nouveau record absolu depuis 1833 car, pour la première fois, la température moyenne annuelle dépasse 12 °C.

Si l’impact des dérèglements saisonniers sur l’activité des agents vecteurs de maladies canines, félines et sur le parasitisme est bien étudié en santé humaine, il l’est beaucoup moins en santé animale.

Le changement climatique n’est pas sans conséquence sur la santé des chiens et chats

Pourtant, le changement climatique est loin d’être anodin pour la santé de nos animaux de compagnie. Les laboratoires vétérinaires se penchent sur les conséquences sanitaires du dérèglement climatique afin d’alerter sur les conséquences sanitaires que cela entraîne. Ainsi, MSD Santé Animale a lancé en 2020 une campagne baptisée « Protect Our Future Too » visant à améliorer la prise en charge des animaux de compagnie.

Le laboratoire a mené une enquête auprès d’environ 4 000 vétérinaires européens afin d’évaluer leurs impressions sur l’évolution de la pression parasitaire. Il en est ressorti que 78 % d’entre eux pensent que le nombre de parasites externes a augmenté en quelques années et 89 %, qu’il y a de nouvelles espèces de tiques en Europe. 82 % ont par ailleurs observé un accroissement du nombre de tiques en hiver et 62 % voient une influence directe du réchauffement climatique sur la santé des animaux.

« Le nombre de parasites présents dans notre environnement augmente. Ils s’étendent à de nouvelles zones et restent actifs plus longtemps tout au long de l’année », a souligné clairement le programme « Protect Our Future Too ».

« Le dérèglement climatique crée des conditions idéales pour le développement des parasites. Les conditions météorologiques influencent le taux de survie et de reproduction des vecteurs, ce qui a une incidence sur l’habitat, la répartition et l’abondance des parasites mais aussi sur l’intensité et la durée d’activité des vecteurs (en particulier les taux de piqûre) tout au long de l’année. L’augmentation de la température permet aux parasites de vivre plus longtemps et de se reproduire plus rapidement, alors que diverses espèces exotiques survivent dans des régions qui étaient auparavant trop froides. »

Des parasites « gênants » mais surtout dangereux pour nos animaux

Les parasites externes les plus importants sont les puces, les tiques, les moustiques et les phlébotomes. Non seulement ces parasites sont sources de problèmes cutanés entraînant des démangeaisons, mais ils peuvent également transmettre de graves maladies… d’un animal à l’autre, voire à l’homme.

Parmi les maladies très graves qu’ils transmettent, on peut citer la Dirofilariose (ver cardiaque), la maladie de Lyme (Borréliose), la Babésiose et la Leishmaniose. Ces maladies peuvent avoir des conséquences mortelles pour nos animaux de compagnie.

L’aire de répartition des parasites se modifie

Les moustiques tigres remontent vers le Nord, les phlébotomes, vecteurs de la leishmaniose, également, tout comme certaines espèces de tiques traditionnellement plutôt inféodées aux régions du Sud.

Des études en Allemagne ont montré qu’entre 2001 et 2015, la contamination possible des moustiques par ces agents pathogènes était à la fois plus précoce et plus tardive dans l’année (de mai à octobre).

Pour l’instant, en France métropolitaine, des cas très ponctuels de dirofilariose ne sont décrits qu’en Camargue et dans le centre du pays. Mais la maladie pourrait s’étendre.

La situation est identique pour la maladie de Lyme, transmise par la tique Ixodes ricinus, qui est, elle, déjà beaucoup plus présente sur le territoire français. Et son aire de répartition s’étend.

Espèce de tiques encore plus importante en médecine vétérinaire, Dermacentor reticulatus transmet la babésiose à B. canis, un agent pathogène majeur chez le chien. Un foyer très actif de la maladie est recensé dans le Sud-Ouest mais d’autres zones, toujours en France, sont aujourd’hui impactées (Franche-Comté notamment).

Plusieurs publications ont montré une extension de la tique à l’échelle européenne, qui est retrouvée en Europe du Nord, aux Pays-Bas notamment.

Le comportement des chiens et chats peut être touché par les dérèglements climatiques

Les dérèglements climatiques ne constituent pas seulement un danger pour la santé des chiens et chats. Ils peuvent également perturber leur bien-être et leur comportement.

Avec des températures qui augmentent ou à l’inverse diminue trop, chiens et chats peuvent souffrir d’anxiété, de perte d’appétit et même de dépression saisonnière.

Le dérèglement climatique augmente de plus en plus la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes tels que les tempêtes, des orages…. Ceux-ci peuvent causer une anxiété considérable à nos animaux de compagnie.

En période de chaleur inhabituelle, nos animaux domestiques peuvent souffrir de déshydratation, de stress thermique et même d’un coup de chaleur, mortel dans 50 % des cas.

Des habitudes de reproduction perturbées, notamment chez les chats

En plus de perturber leur vie quotidienne, le dérèglement climatique peut également affecter les habitudes de reproduction de nos animaux de compagnie, souligne enfin le programme « Protect Our Future Too ».

L’effet est particulièrement visible chez les chats qui ont tendance à se reproduire pendant les mois les plus chauds. De nombreux chats se reproduisent maintenant en plein hiver, ce qui entraîne une abondance de chatons (et malheureusement un nombre croissant d’abandons). En cela, la stérilisation se révèle indispensable et votre vétérinaire vous conseillera en répondant à toutes vos interrogations.

« Il est également important de surveiller le comportement des femelles pour détecter les signes de chaleur. Pendant cette période, les chattes sont susceptibles de produire des miaulements de maraudage (un son plus aigu qu’un miaulement ordinaire) et d’être plus affectueuses que la normale, se frottant contre les meubles et les murs, mais aussi contre leurs personnes préférées. »

Conséquences : « La chatte se frottera probablement surtout avec son arrière-train et adoptera souvent une position de cavalier, avec les pattes arrière et la queue relevée. Le plus problématique pour les propriétaires, c’est la vocalisation et le marquage. Elle tentera également de quitter la maison à la recherche d’un mâle avec les risques associés (transmission de maladies, portées non désirées, accidents…). Les chattes en chaleur nécessitent une attention particulière. »

En résumé, il va falloir s’habituer à cette situation. Les 5 prochaines années pourraient être les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, selon le service météo britannique, qui évoque un risque que la Terre atteigne un réchauffement de +1,5 °C d’ici 2024.

La chenille processionnaire du pin gagne aussi du terrain

Mais, malgré son invasion à petits pas, la chenille du pin est loin d’être statique, souligne l’article. « Elle a progressé de plus de 100 kilomètres vers le nord en vingt ans », affirme Hervé Jactel, spécialiste de la chenille du pin à l’Inra de Bordeaux. « Une évolution favorisée par le réchauffement climatique, notamment les températures de l’air plus clémentes durant l’hiver, explique Alain Roques, du laboratoire de zoologie forestière à l’Inra d’Orléans. Auparavant, la chenille processionnaire n’était qu’un ravageur forestier. Aujourd’hui, elle se propage aussi en zone ouverte via des arbres isolés (Beauce) et à cause des nombreuses importations de plants par l’homme. »

Que faire pour protéger son chien ou son chat des risques causés par les dérèglements climatiques?

L’infestation par des parasites n’est plus de nos jours une question de saison. Il faut être vigilant tout au long de l’année pour protéger son chien ou son chat et prévenir toute maladie grave.

– Vous connaissez bien votre compagnon. Au moindre comportement anormal (perte d’appétit, apathie, toux, gencives pâles, selles ou urines décolorées…), prenez rendez-vous sans attendre avec votre vétérinaire.

– Pensez à traiter régulièrement votre animal de compagnie contre les parasites. Votre vétérinaire vous conseillera l’antiparasitaire le mieux adapté. Il est nécessaire de traiter tous les animaux vivant sous le même toit, avec l’antiparasitaire approprié car chiens et chats ont chacun le leur. Votre vétérinaire vous indiquera le dosage, le mode d’application et l’intervalle entre les traitements qu’il faudra respecter. Il existe de nombreux traitements vétérinaires très efficaces. Si vous disposez d’une assurance santé animale, votre chien ou votre chat sera couvert en cas de maladie et vos frais éventuels remboursés jusqu’à 100 %.

Par ailleurs le forfait prévention tel que SantéVet le propose dans toutes ses formules et qui est renouvelé chaque année vous permettra de financer l’achat de produits de soin et/ou d’entretien chez votre vétérinaire, ainsi que des actes chirurgicaux telle la stérilisation.

– Une bonne hygiène est essentielle. L’environnement de votre chien ou chat doit être nettoyé.

– Pensez à protéger votre chien ou chat de la chaleur, notamment s’il fait partie des races brachycéphales (à face aplatie). Ils doivent pouvoir disposer d’endroit ombragé et plus frais et avoir toujours à disposition de l’eau. Inversement, lorsqu’il fait froid, pensez à bien essuyer votre chien au retour de promenade ou votre chat s’il a accès à l’extérieur. S’il neige, vous pouvez lui nettoyer les pattes à l’eau tiède afin d’éliminer la glace et éventuellement le sel de déneigement des coussinets.

– « Les puces se développent dans les endroits chauds et humides. Les moustiques prolifèrent dans les zones humides telles que les marais, les marécages et même les pots de fleurs. Nettoyez régulièrement vos espaces extérieurs, videz les petites flaques d’eau, contrôlez la croissance de votre végétation et éliminez les débris organiques de votre maison. Soyez conscient des risques liés aux tiques pour vous-même », rappelle encore le programme « Protect Our Future Too ».

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Tiques chien et chat : toujours présentes et dangereuses

Dès 0°C et jusqu’à 20 °C : telle est la température propice à la multiplication des tiques. Autant dire que l’automne est une saison où elles sont encore présentes. De nombreux antiparasitaires, voire un vaccin pour l’une des maladies dont elles peuvent être responsables, existent afin d’en protéger le chien et le chat.

Il est essentiel de protéger son chien ou son chat contre les tiques. En effet, ces parasites de la famille des acariens (et plus spécialement des araignées) peuvent transmettre de nombreuses maladies, certaines graves.

La plus répandue est la piroplasmose (le traitement doit être rapide), mais il existe aussi l’erlichiose ou encore la maladie de Lyme (borréliose), dernière maladie contre laquelle un vaccin existe. 

De 0 à 20°, les tiques se multiplient. Donc la fraicheur et l’humidité ne sont pas leurs « ennemies ». Printemps et automne sont les saisons où on les trouve le plus fréquemment, mais chiens et chats doivent être protégés tout au long de l’année. 

Présentes en de nombreux endroits

Et ce, qu’ils vivent à la campagne ou en ville. Car si les tiques sont présentes dans les herbes, broussailles, buissons, forêts, on peut aussi tout à fait les trouver dans des haies de jardins voire dans des parcs. 

C’est en tombant sur l’animal que la tique s’accroche avant de « mordre » l’animal. Ce n’est pas systématiquement le repas de sang qui est responsable d’une des maladies qu’elle peut inoculée (donc la quantité de sang pompée). C’est parfois aussi un parasite qu’elle inocule, comme c’est le cas pour la piroplasmose.  

De nombreuses armes pour protéger chiens et chats

Outre le vaccin contre la piroplasmose, il existe de nombreuses armes afin de lutter préventivement contre les tiques : sprays, colliers, pipettes (spot-on).

Ces antiparasitaires permettent la destruction de cet acarien avant qu’il ne puisse se fixer sur le chat ou le chien.

Vaccin et traitements peuvent être remboursés en partie par l’assurance santé chien ou l’assurance santé chat, comme c’est le cas notamment avec le forfait prévention proposé par SantéVet.

Certains produits résistent à l’eau, ce qui peut être pratique pour les animaux sortant sous la pluie ou en cas de baignade.

Demandez conseils à votre vétérinaire qui vous guidera sur le produit le mieux adapté à votre compagnon et établira avec vous un calendrier pour les traitements. 

A noter qu’il existe également des produits spécifiques afin de traiter l’environnement. 

Et si mon chien ou mon chat protégé en attrape quand même une ?

Même protégé, un chien ou un chat peut « attraper » une tique.

Il existe des crochets (comme celui baptisé O’Tom) qui permet de retirer la tique sans que la tête ne reste « plantée » dans le corps de l’animal.

Ce crochet est notamment disponible chez les vétérinaires et offre l’avantage de pouvoir être utilisé « seul », c’est-à-dire sans produit.

Autrefois, on utilisait de l’éther afin d’endormir la tique avant de la retirer, ce qui fait partie du passé ! 

Régulièrement, inspectez soigneusement votre compagnon ; la présence d’une tique se repère assez facilement. 

Les maladies provoquées par les tiques (soins, traitements) sont remboursées par la mutuelle santé chien et chat. 

SantéVet

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