L’essentiel
- Un « rhume » chez le chat correspond généralement à une infection respiratoire, souvent d’origine virale.
- Les principaux signes sont les éternuements, écoulements du nez ou des yeux, fatigue et baisse d’appétit.
- Les symptômes durent généralement 7 à 14 jours, mais peuvent persister plus longtemps selon l’infection.
- En cas de difficultés respiratoires, d’abattement important ou de refus de s’alimenter, une consultation vétérinaire est nécessaire.
Comment savoir si mon chat a un rhume ?
Chez le chat, ce que l’on appelle couramment un « rhume » correspond généralement à une infection des voies respiratoires supérieures, souvent d’origine virale. La rhinotrachéite virale féline et le calicivirus comptent parmi les principales causes*.
Plusieurs signes peuvent alerter : éternuements répétés, nez qui coule, yeux larmoyants ou présentant des sécrétions, conjonctivite et parfois fièvre. Le chat peut également tousser, être plus fatigué, perdre l’appétit ou présenter des ulcères dans la bouche, notamment en cas de calicivirus.
L’aspect des sécrétions peut aussi évoluer : elles sont souvent claires au début, puis peuvent devenir plus épaisses ou jaunâtres en cas de surinfection bactérienne.
Une difficulté à respirer, une respiration bouche ouverte, un abattement important ou un refus de s’alimenter doivent en revanche conduire à consulter rapidement un vétérinaire. Ces signes peuvent indiquer une affection plus sévère qu’une simple infection respiratoire bénigne.
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Comment soigner un rhume pour un chat ?

Il n’existe pas de traitement unique pour ce que l’on appelle communément un « rhume » chez le chat. La prise en charge dépend notamment de la cause et de la gravité des symptômes. Le vétérinaire peut recommander des soins pour soulager l’animal et, si nécessaire, prescrire un traitement adapté comme des antibiotiques pour chats.
À la maison, vous pouvez notamment :
- Nettoyer délicatement le nez et les yeux avec une compresse humide afin d’éliminer les sécrétions.
- Encourager votre chat à boire pour limiter le risque de déshydratation.
- Proposer une nourriture appétente, notamment si son odorat est diminué par le nez bouché.
- Maintenir votre chat au chaud et au calme, à l’écart des courants d’air.
- Humidifier l’air peut aider à rendre les sécrétions plus faciles à évacuer.
- Surveiller son état général, notamment son appétit, sa consommation d’eau et sa respiration.
- Consulter un vétérinaire si les symptômes sont importants, persistent ou s’aggravent.
Le conseil de Santévet : ne donnez jamais de médicament destiné à l’être humain à votre chat sans l’avis d’un vétérinaire : certains médicaments courants peuvent être toxiques pour les félins.
Combien de temps dure un rhume chez le chat ?
Chez le chat, une infection des voies respiratoires supérieures dure généralement 7 à 14 jours, mais certains symptômes peuvent persister jusqu’à 3 semaines, notamment lorsque l’infection est plus importante. La durée varie selon l’origine de la maladie, l’état de santé du chat et la présence éventuelle de complications.
| Situation | Durée indicative |
|---|---|
| Infection légère | 7 à 10 jours |
| Infection plus marquée | 10 à 14 jours |
| Symptômes persistants ou complications | Jusqu’à 3 semaines ou davantage |
Si les symptômes ne s’améliorent pas, s’aggravent ou s’accompagnent de difficultés respiratoires ou d’une perte d’appétit importante, il est recommandé de consulter un vétérinaire.
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Est-ce grave si mon chat éternue ?

Un éternuement isolé n’a rien d’alarmant : il arrive à tout chat d’évacuer une poussière ou une odeur irritante par le nez. La situation devient différente lorsque les éternuements se répètent sur plusieurs jours, car cela traduit souvent un coryza félin, une maladie contagieuse qui touche surtout les chatons, les chats âgés ou ceux affaiblis par une maladie chronique.
Le virus se transmet par contact direct avec un animal infecté ou porteur sain, ce qui explique sa propagation rapide en collectivité ou chez les chats ayant accès à l’extérieur. Un animal dont le système immunitaire est fragilisé risque davantage de développer des complications, parfois des ulcères buccaux ou une pneumonie.
La vaccination, avec un rappel tous les ans, reste le meilleur moyen de limiter la sévérité des symptômes si votre chat venait à être exposé au virus.
Selon le Dr Pierre Fabing, cité dans un article publié par Ici Provence, même les chats qui vivent exclusivement à l’intérieur peuvent contracter certaines maladies, comme le typhus ou le coryza. Les virus responsables de ces affections peuvent en effet être introduits dans le foyer par les vêtements ou les chaussures de leurs propriétaires. Le vétérinaire rappelle ainsi l’importance de la vaccination, y compris pour les chats qui ne sortent pas.Pour les chats ayant accès à l’extérieur, il recommande également de prendre en compte la leucose féline, transmissible notamment lors de morsures ou de contacts rapprochés, ainsi que la rage, notamment lorsque l’animal est amené à voyager à l’étranger.
Rhume ou coryza chez le chat : quelle différence ?
Chez le chat, le terme « rhume » est souvent utilisé pour désigner des symptômes respiratoires comme les éternuements ou le nez qui coule. Le coryza, en revanche, désigne un ensemble d’infections respiratoires félines, principalement causées par des virus, parfois associées à des bactéries.
- Le « rhume » : ce terme courant décrit surtout des symptômes respiratoires. Il ne permet pas d’identifier précisément si le chat a pris un coup de froid, une maladie ou un virus responsable.
- Le coryza : il s’agit d’un complexe de maladies respiratoires pouvant notamment être provoqué par l’herpèsvirus félin de type 1 (FHV-1) et le calicivirus félin (FCV). Plusieurs agents infectieux peuvent être impliqués chez un même chat.
- Les symptômes : les deux peuvent provoquer des éternuements et des écoulements du nez ou des yeux. Le coryza peut également s’accompagner de conjonctivite, de fièvre, d’ulcères buccaux, de fatigue et d’une perte d’appétit.
- La prise en charge : un vétérinaire peut déterminer l’origine des symptômes et proposer les soins adaptés. Le coryza peut notamment récidiver, en particulier lorsque l’herpèsvirus félin est impliqué.
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Un chat qui éternue de temps en temps n’a généralement pas de raison de vous inquiéter. En revanche, lorsque les symptômes s’installent ou s’accompagnent d’une baisse d’appétit, de fatigue ou de difficultés respiratoires, mieux vaut demander conseil à votre vétérinaire. Une prise en charge adaptée permet de soulager rapidement votre compagnon et de limiter les risques de complications.
Vos questions fréquentes
En général, les virus responsables des rhumes humains ne sont pas les mêmes que ceux qui provoquent les infections respiratoires chez le chat. Le risque de transmission entre l’humain et le chat est donc limité.
Oui. Certaines infections respiratoires félines sont très contagieuses et peuvent se transmettre par les sécrétions nasales, les éternuements ou le contact avec des objets contaminés. Il est préférable de limiter les contacts avec les autres chats pendant la période contagieuse.
Mieux vaut garder un chat malade à l’intérieur, au calme et au chaud. Cela lui permet de récupérer et évite également qu’il transmette une éventuelle infection à d’autres chats.
Oui. La vaccination ne protège pas contre toutes les infections respiratoires et ne garantit pas l’absence de maladie. Elle permet toutefois de réduire le risque de formes sévères et de complications.
Oui. Leur système immunitaire étant encore immature, les chatons peuvent développer des formes plus importantes et doivent être surveillés attentivement en cas de symptômes respiratoires.
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Source : *Cornell Feline Health Center
Santévet
Leader de l’assurance santé animale
Photos : 123rf