Babines du chien : que nous révèlent-elles ?
Babines du chien : des postures bien caractéristiques
Certaines postures accompagnant le retroussement des babines sont caractéristiques et elles n’ont pu vous échapper :
- l’animal semble se dresser,
- la lèvre supérieure se relève,
- la bouche s’entrouvre légèrement…
Cette « grimace » permet aux narines de se fermer et l’inspiration se fait par la bouche. En anglais, on appelle cela le « Flehmen » ou encore le « Lip Curl ».
Ce « mouvement » de babines permet justement aux odeurs ou aux phéromones de leurs congénères de remonter par deux petits conduits. Ceux-ci sont situés derrière les incisives. Cela débouche ensuite sur deux sacs remplis d’un fluide situé dans les cavités nasales où se concentrent les odeurs.
Pourquoi le chien retrousse-t-il les babines ?
Les chiens (mais aussi les chats) ont un odorat très performant par rapport au nôtre. Celui des chiens est d’ailleurs utilisé avec succès dans :
- la recherche d’explosifs,
- de drogues,
- pour retrouver des humains enfouis sous des décombres ou perdus dans la nature…
Leur truffe est un outil très fiable ! C’est qu’ils disposent aussi d’un organe très performant : l’organe de Jacobson, du nom de son découvreur (un Danois*, en 1813) que l’on appelle aussi organe voméronasanal.
Chez nous, cet organe est atrophié. Toutefois, deux hypothèses s’opposent encore : une école d’anatomistes affirme qu’il reste fonctionnel (ainsi les bébés reconnaîtraient ainsi leurs mères), l’autre pas.
L’organe de Jacobson, lorsque le chien ou le chat s’en sert, est à l’origine de ce retroussement de babines tout à fait particulier que l’on peut observer lorsque nos compagnons sentent ou semblent avoir repérer une odeur.
Pourquoi les babines de mon chien tombent ?
Si vous constatez que les babines de votre chien tombent, cela pourrait indiquer divers problèmes de santé. Une cause fréquente est la dermatite de la babine, une inflammation cutanée.
Un autre problème possible est une lésion du nerf facial, qui contrôle les muscles du visage. Si ce nerf est endommagé, le chien peut avoir une babine qui tombe.
Enfin, le léchage excessif des babines peut également être un signe de problèmes de santé, tels que des nausées, des maladies dentaires, des douleurs buccales ou des allergies. Dans tous les cas, une visite chez le vétérinaire est recommandée pour identifier la cause et traiter le problème.
Pourquoi les chiens se secouent les babines ?
Le secouement des babines chez les chiens peut être le signe de différentes situations. Souvent, il s’agit d’un moyen pour les chiens de se débarrasser d’un goût ou d’une sensation désagréable dans leur bouche. Par exemple, après avoir mangé quelque chose de nouveau ou après un contact avec un produit chimique de nettoyage.
Par ailleurs, un chien stressé ou anxieux peut se secouer les babines, c’est leur manière de libérer leur stress. C’est une réaction similaire à celle de l’homme qui pousse un soupir de soulagement.
Il est aussi possible que le secouement des babines soit un signe de confusion ou de frustration, surtout lors des séances de dressage. Dans ce cas, le chien peut avoir du mal à comprendre les consignes et exprime son incompréhension en se secouant les babines.
Enfin, si le chien se secoue les babines en présence d’une personne ou d’un autre chien, cela peut être un signe d’apaisement. Le chien tente alors de désamorcer une situation potentiellement conflictuelle.
Pourquoi mon chien se lèche les lèvres ?
Votre chien qui se lèche les lèvres peut avoir différentes motivations. Cela peut parfois être un comportement normal lié à l’anticipation de la nourriture. En effet, les chiens produisent un excès de salive lorsqu’ils attendent de recevoir de la nourriture, ce qui peut les pousser à se lécher les lèvres.
Cependant, ce comportement peut également être le signe d’un état émotionnel troublé. Par exemple, un chien peut se lécher les lèvres lorsqu’il est stressé, confus ou frustré. Il peut également le faire pour exprimer des intentions pacifiques et apaiser une situation tendue.
Enfin, ce comportement peut être lié à des problèmes de santé. Par exemple, un chien qui se lèche les lèvres peut avoir avalé un corps étranger, être déshydraté, ou souffrir d’une infection buccale. Dans ces cas, une consultation vétérinaire est nécessaire.
Il est donc essentiel d’observer le contexte dans lequel ce comportement se produit pour en comprendre la cause.
Lorsque le chien se lèche les babines tout en s’étirant, ce peut être un signal d’apaisement qu’il vous envoie. Il aspire à la tranquillité et au respect de son espace.
Comment soigner les babines chez le chien en cas d’infection, de plaie… ?
Pour soigner les babines de votre chien en cas d’infection ou de plaie, plusieurs étapes sont essentielles.
- Commencez par nettoyer la plaie avec du sérum physiologique ou de l’eau et du savon à l’aide de compresses.
- Ensuite, désinfectez la plaie avec de la Bétadine, de l’Hexomédine ou un autre antiseptique recommandé par votre vétérinaire.
- Après avoir nettoyé et désinfecté la plaie, appliquez une gaze imbibée d’une solution antiseptique.
- Dans certains cas, l’application d’une pommade spécifique peut aider à accélérer la cicatrisation.
En conclusion :
Les babines du chien sont bien plus que de simples lèvres. Elles jouent un rôle clé dans sa communication, son santé et son bien-être. Le mouvement des babines de votre chien peut vous donner des indices sur son humeur ou sa santé. Certaines maladies peuvent affecter la pigmentation de ses babines. En fait, les babines de votre chien peuvent révéler de précieuses informations sur lui.
*Ludwig Lewin Jacobson (10 janvier 1783 – 29 août 1843) est un chirurgien danois.
Grande-Bretagne : un chien en salle d’accouchement
On sait que le chien peut apporter beaucoup de choses aux patients des hôpitaux, maisons de retraite, etc. La zoothérapie est de plus en plus pratiquée. Les Britanniques défient la chronique avec un chien ayant assisté à l’accouchement de sa maîtresse dans un hôpital.
C’est un hôpital britannique qui créé la polémique après avoir autorisé un chien à assister à l’accouchement de sa maîtresse !
Barney, un labrador, était donc en salle de travail lors de la venue au monde du bébé de ses maîtres, un couple originaire de Bristol. Il a joué son rôle de chien d’assistance.
Pour les dirigeants de l’hôpital, cela a contribué à apporter une présence apaisante. Mais pour les médecins, cela constitue un manquement aux mesures d’hygiène.
« Les infirmières et les médecins ont été consternés mais quelqu’un à l’hôpital avait donné son autorisation pour que ce chien puisse rester en salle de travail », a confié un membre du personnel hospitalier selon lequel il s’agit du premier cas de ce genre*.
« Les médecins sont désormais inquiets que d’autres femmes ne soient autorisées à faire de même », poursuit-il. « Qu’on le veuille ou non, les chiens sont des animaux sales et l’hygiène est la principale préoccupation du personnel », affirme-t-il encore alors « qu’aucun nettoyage particulier n’a été réalisé malgré la présence de ce chien ».
Un chien de thérapie tout à fait à sa place !
Ce que réfute la direction de l’hôpital. Selon eux, un nettoyage en profondeur a été réalisé à la suite de cet accouchement.
Barney est un chien de thérapie, a encore tenu à rappeler la direction. « Avec son propriétaire il rend régulièrement visite à des patients à l’hôpital. Son propriétaire a demandé que Barney soit présent à l’accouchement non pas en sa qualité de chien de compagnie, mais en tant qu’animal de thérapie. Après avoir demandé l’approbation de nos experts en contrôle des infections, nous avons convenu que Barney pourrait rester en salle d’accouchement. »
*Source : 7sur7.be
A lire également : Un nouveau type de chiens et chats d’assistance aux USA
SantéVet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo : Fotolia.com
Des chiens au secours des GI en détresse
Aux Etats-Unis, un docteur a créé un service afin de promouvoir la compagnie de chiens spécialement dressés auprès de malades. Plus de 10 000 patients d’Amérique du Nord pourraient en bénéficier de l’aide de ces chiens, notamment les GI souffrant de stress post-traumatique.
Aux Etats-Unis, le Dr Joan Esnayra a créé le Psychiatric Service Dogs Society. Cela a pour but de promouvoir la compagnie de chiens spécialement dressés auprès de malades.
Il estime à quelque 10 000 patients qui pourraient en bénéficier en Amérique du Nord. Parmi ceux-ci, tout particulièrement les GI (soldats) souffrant de stress post-traumatique.
En effet, les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ont parfois laissé des séquelles psychologiques chez les militaires. Certains sont atteints de stress sévère : cauchemars, crises de panique, dépression profonde, schizophrénie, etc.
Le chien pourra être par exemple dressé pour les réveiller s’ils font des cauchemars, les obliger à se lever. Il sera capable d’avoir des attitudes protectrices et rassurantes à l’extérieur.
Des recherches subventionnées par l’armée
« De manière plus générale, on considère que le chien ramène le malade dans la réalité, effaçant par sa proximité et son attitude les effets des hallucinations. Il semble qu’il puisse prévoir les accès de panique et rassurer alors son maître par des attitudes affectives comme de mettre sa tête sur ses genoux, se frotter contre lui, le lécher, le solliciter », explique un article paru sur le site francesoir.fr.
Le chien pourra également être un auxiliaire précieux afin de rappeler à son maître l’heure de la prise d’un médicament.
Prise très au sérieux, l’initiative du Dr Esnayra bénéficie des subventions de l’armée américaine pour approfondir ces travaux.
Source : francesoir.fr
SantéVet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo : Fotolia.com
Deux minutes : c’est le temps de la mémoire du chien !
Selon un étude scientifique de l’Université de Stockholm (en date de 2014), relayée par National Geographic et reprise dernièrement par huffingtonpost.fr les chiens auraient une mémoire de… 2 minutes.
Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de scientifiques dirigée par l’éthologue Johan Lind, a comparé 25 espèces d’animaux différentes vivant en captivité (chiens, dauphins, abeilles ou encore pigeons…).
A chaque animal a été présenté un symbole sous la forme d’un cercle rouge. Celui-ci a ensuite été dissimulé. Puis, après un certain laps de temps, ce symbole a été remplacé par un autre (carré bleu).
Pour obtenir une récompense (de la nourriture), l’animal devait indiquer le premier symbole vu, ce qui permettait alors de tester sa capacité à s’en rappeler.
Pour les chercheurs, les animaux ne se rappellent pas d’événement précis. Mais gardent toutefois les informations utiles à leur survie.
« Les résultats nous disent que les animaux ne se souviennent pas sur le long terme d’événements arbitraires », explique ainsi Johan Lind.
« Nous pensons que cette capacité est unique chez l’homme », poursuit-il, rapporte Johan Lind.
L’animal en manque de « mémoire épisodique » ?
L’homme pour sa part utilise une mémoire dite épisodique ; celle-ci ferait défaut aux animaux pour réussir le test sur une longue durée.
Cette mémoire permet à l’homme de se rappeler certaines choses pendant de longues périodes, avec leur contexte. « Plusieurs animaux ont beau avoir de lointains souvenirs, ils n’utilisent pas ce type de mémoire », peut-on lire dans l’article.
Malgré tout, les résultats de cette étude doivent être interprétés avec précaution selon les auteurs. Car effectivement, « les espèces testées ont très bien pu s’accommoder à la vie en captivité, dans un laboratoire pour certaines, tandis que d’autres non ».
Source : huffingtonpost.fr
Odeur : une source de mémoire pour le chien et le chat
L’odeur, pour le chien et le chat, agit un peu comme la « madeleine de Proust ».
« Cette odeur est liée à l’émotion, qui elle-même active la mémoire. L’odeur fonctionne donc comme une madeleine de Proust pour les chiens et les chats », expliquait le Dr Valérie Dramard, vétérinaire comportementaliste, sur France TV Info.
L’animal de compagnie identifie son maître comme un « être d’attachement ».
« Plus l’attachement est précoce, plus il sera tenace », précisait encore le Dr Valérie Dramard. Et « pour que l’attachement se développe, il faut que le maître soit là. »
Si le chien n’a pas l’appréhension du temps qui passe comme nous le percevons nous-mêmes ne se rend pas vraiment compte du temps qui passe, il n’en reste pas moins que des habitudes s’installent.
Celles-ci sont liées à l’éducation reçue. Mais elles dépendent aussi de sa propre horloge biologique.
Le chien ou le chat est donc capable de savoir à quelle heure ont lieu les repas, les sorties, etc.
Dans le cas du changement d’heure (passage à l’heure d’hiver ou à l’heure d’été, il n’est d’ailleurs pas rare de constater que les chiens et chats mettent un certain temps à s’adapter à ce changement.
Le chien dispose de 3 sortes de mémoire : affective (en rapport avec la relation qu’il tisse avec son maître et qui rythme les différents moments de la journée, et les moments ‘’plaisants en particulier) ; la mémoire mécanique (comme chez le chien de chasse par exemple) ; et la mémoire dite associée. Celle-ci s’établit sur la base d’une attitude ou d’un ordre ou encore mot déterminé et qui va déclencher une action précise. La mémoire associée, enfin, correspond à la faculté de relier un geste à un mot (ordre du maître) et donc d’exécuter un geste déterminé après un mot déterminé.
Ces 3 types de mémoires expliquent que certains chiens peuvent donc être entraînés à des tâches précises (chiens de travail, chiens auxiliaires de vie, chiens d’assistance, etc.).
En tout cas, les maîtres proches de leur chien au quotidien ont pu remarquer effectivement que l’animal se souvient bien de là où il a caché un de ses trésors enfouis par ses oins (os, croquette….) ou de l’endroit ou du moment où va lui être distribué une récompense (friandise).
Une mémoire d’éléphant : et pourquoi ?
Si dans le langage courant on évoque une « mémoire de poisson rouge » quand il est question de ne rien se souvenir, à l’inverse, on parle de l’éléphant, qui serait doté d’une prodigieuse mémoire.
« Les éléphants ont de la mémoire parce qu’ils ont une longue vie – jusqu’à 60 ans -, parce qu’ils sont extrêmement sociaux, et parce qu’ils ont besoin de transmission de connaissances, notamment pour conduire le groupe aux points d’eau », expliquait pour sa part Marie-Claude Bomsel, vétérinaire dans une émission diffusée sur France 2.
A lire également :
SantéVet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo : Fotolia
Un chien golden né aveugle se dévoue pour les humains
Smiley est un chien de race golden retriever. Né aveugle dans une usine à chiot, il donne sa vie au service des personnes âgées et des enfants en difficulté.
Smiley est un Golden Retriever, aveugle de naissance. Car né sans yeux. Atteint également de nanisme, il a grandi dans une usine à chiot d’où il est issu.
Joanne George, de Stouffville (Canada) a sauvé le chien de son enfer et d’une mort promise. Alors même qu’on lui avait conseillé de… le faire euthanasier !
Un chien qui transmet sa joie de vivre
Dix ans après l’adoption du chien, son maître peut être fière. Smiley est en effet un chien de thérapie. Il est « utilisé » dans le cadre d’un programme local baptisé Dog St. John Ambulance Therapy.
Chaque jour, ce Golden retriever réconforte mais aussi divertit les patients des hôpitaux et des maisons de retraite. Il intervient également auprès d’enfants en difficulté de lecture dans une bibliothèque.
« Un jour, ce chien a mis ses pattes en face de Teddy [un enfant incapable de communiquer] et celui-ci a commencé à lui sourire et à faire du bruit », explique sa maîtresse dans une interview accordée à CBS News. « Toutes les infirmières se sont précipitées dans la pièce. Elles n’avaient jamais vu ce genre de réaction. Smiley est la joie de vivre et il la transmet aux autres », poursuit-elle. Et tout cela malgré ses handicaps.
Aujourd’hui, sa maîtresse confie que Smiley arrive doucement vers la fin de sa vie. Elle en a bien conscience et cela lui déchire le cœur : « Il est venu à mon premier rendez-vous amoureux, il était le porteur de mon alliance lors de mon mariage », se souvient-elle avec émotion. « Il m’a également accompagné pendant ma grossesse. Il a changé ma vie. »
A lire : un-chien-se-jette-sous-un-bus-pour-sauver-sa-maitresse
SantéVet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo : capture Facebook
Un nouveau type de chiens et chats d’assistance aux USA
On connaît les chiens auxiliaires de vie pour handicapés ou encore les chiens guides d’aveugles ainsi que les chiens et chats visiteurs (maisons de retraite, centres de soins, etc.). Aux Etats-Unis, il existe également les… animaux de soutien émotionnel. Des chiens ou chats accompagnant un maître souffrant d’un handicap invisible. Et qui sont de plus en plus nombreux à bord des avions !
Aux Etats-Unis, les personnes souffrant d’un handicap invisible peuvent être accompagnées d’un animal de soutien émotionnel : Emotional Support Animal.
Il s’agit de personnes pouvant avoir une dépression sévère, souffrir de traumatismes (comme ceux après une intervention chirurgicale) ou de crises de panique de toutes sortes.
Ces personnes peuvent trouver un soutien auprès d’un chien ou d’un chat. le statut « d’accompagnateur » de l’animal est certifié par un spécialiste de la santé mentale.
Chiens et chats voyagent gratuitement en avion
Le problème est que ces animaux, dès lors qu’ils disposent d’un certificat (courrier attestant que leurs maîtres ont des troubles et délivré au patient par un spécialiste de la santé mentale) peuvent par exemple voyager sur les genoux de leur propriétaire en avion. Et cela… totalement gratuitement.
Les animaux de soutien émotionnel seraient ainsi de plus en plus nombreux dans les avions aux Etats-Unis. Au grand désarroi du personnel de bord, des passagers souffrant d’allergies ou de ceux qui sont accompagnés par un chien auxiliaire de vie (chien pour handicapé, chien guide d’aveugle).
Difficile d’obtenir des chiffres précis. Mais la compagnie Jet Blue, qui a fait ses propres comptes, indique qu’en 2014, elle attend plus de 20 000 animaux de soutien émotionnel à bord de ses avions.
Des animaux de plus en plus nombreux à bord des appareils
« C’est devenu un gros problème », assure Marcie Davis, créatrice de la Semaine internationale du chien d’assistance dans le quotidien le New York Times. « J’ai vu des gens amener leurs animaux de compagnie et essayer de les faire passer pour des soutiens émotionnels ou des chiens de service [chiens d’accompagnement]. Ce n’est pas correct et ce n’est pas sans risque. »
« Les chiens d’assistance sont dressés pour ne pas aboyer en public, ni sentir d’autres chiens ou gens », poursuit-elle, précisant encore que son propre chien a été à plusieurs reprises attaqué.
« Je comprends que certaines personnes aient besoin d’un chien d’assistance émotionnel. Mais je crois que beaucoup aiment leurs chiens et se disent juste : “Si vous avez votre chien, pourquoi ne pourrais-je pas avoir le mien ?” »
Pour American Airlines, la situation est sur le point d’être hors de contrôle. C’est en tout cas ce qu’affirme un employé de la compagnie.
D’autant que désormais, les offres pour obtenir un certificat attestant de la nécessité d’être accompagné par un animal de soutien émotionnel se multiplient. Des psychothérapeutes en proposent pour 99 dollars (73 € environ) après s’être assurés – via Skype ou un entretien direct – que le ‘’patient’’ souffre bien d’un trouble mental nécessitant le soutien d’un animal.
Sources : New York Times/Rue89
A lire également :
SantéVet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo : 123rf
Une passagère non voyante refoulée sur un vol avec son chien
La compagnie aérienne low cost easyJet a refusé à bord de l’un de ses vols le chien d’une passagère non voyante. Prétexte : manque de papiers, alors que le chien portait un harnais et une médaille attestant qu’il était bien un chien guide d’aveugle.
Selon le compagnon de cette passagère, non voyant lui aussi, une employée d’easyJet aurait déclaré, par téléphone, qu’il s’agissait d’une nouvelle politique de la compagnie. Il a également ajouté que c’était la première fois qu’une compagnie aérienne exigeait un certificat prouvant que l’animal était bien un chien guide d’aveugle, tout en se souvenant déjà avoir eu des difficultés avec cette compagnie en 2010.
Pour sa part, EasyJet a déclaré qu’elle transportait chaque année des centaines de passagers et leurs chiens guides d’aveugles sans problème, précisant que le temps que le certificat réclamé arrive par fax, la passagère avait raté son avion.
Une procédure habituelle ?
Un des membres de l’association des chiens guides d’aveugles britanniques est venu confirmer que la compagnie low cost avait bien suivi les recommandations habituelles, le certificat réclamé prouvant que le chien avait été entraîné à supporter les conditions d’un voyage en avion.
La compagnie a finalement présenté des excuses et la passagère a pu, le lendemain, embarquer avec son chien sur la même compagnie le lendemain.
Source : air-journal.fr
Chiens guides : ce que dit la loi
Selon les termes de la loi du 11 février 2005 » le chien guide peut accéder gratuitement et sans muselière dans les transports, les lieux publics, les locaux ouverts au public ainsi que ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative « .
Le règlement européen CE numéro 1107 du 26 juillet 2006 précise que » le transporteur est tenu de prendre en charge le chien d’assistance accompagnant la personne handicapée. Le chien voyage en cabine selon les réglementations nationales et les gestionnaires d’aéroport doivent le prendre en charge au sol. Ce règlement s’applique au départ, à l’arrivée ou en transit dans un aéroport d’un Etat membre ou au départ d’un aéroport d’un pays tiers à destination d’un Etat membre. «
L’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles précise encore que » l’accès aux transports, aux lieux ouverts au public, ainsi qu’à ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative est autorisé aux chiens guides d’aveugle ou d’assistance accompagnant les personnes titulaires de la carte d’invalidité. «
A lire également :
- Irlande, Suède et Royaume-Uni: y voyager avec son chien ou chat
- Comment bien voyager avec son chien
- Classe Affaire pour chiens et chats
Santévet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo : SantéVet
Chiens sauveteurs : hommages aux «retraités» du 11 septembre
Alors que vient d’être commémoré le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre à New York, quelques articles sont revenus sur les chiens sauveteurs qui sont intervenus dans les décombres. Une manière de ne pas oublier que les chiens ont joué aussi un rôle très important.
« Je n’avais jamais vraiment pensé qu’elle serait un chien de recherche efficace », a confié à l’agence de presse Reuters la maîtresse de Red, dans le cadre d’un dossier spécial publié par Paris Match.
Cette chienne, parmi d’autres (des labrador, golden, bergers allemands, colley, rottweilers, etc.), a participé aux recherches dans les décombres après les attentats de New York et l’effondrement des deux tours du World Center ou encore du Pentagone. Sa pugnacité, son dévouement et ses aptitudes ont permis la découverte de nombreux corps dans les décombres du Pentagone.
« Je trouvais que sa personnalité n’était pas vraiment compatible avec ce que l’on attend d’un chien sauveteur », poursuit sa maîtresse. « Par la suite, peu importe ce que je lui demandais de faire – que ce soit grimper des obstacles, ou se rendre quelque part alors que je me tenais loin d’elle -, elle obéissait à chaque fois, et faisait ce qui était demandé à la perfection. »
Dix ans après le drame du 11 septembre, nombreux sont les chiens sauveteurs de l’époque sont morts de vieillesse ou de maladie, parfois consécutive à leur travail dans les fouilles.
Red, pour sa part, est toujours en vie et… en bonne santé. Agée aujourd’hui de douze ans, elle a un peu perdu de sa fougue mais comme en témoigne sa maître, elle « prend toujours plaisir à s’attaquer aux parcours d’exercice d’Annapolis, dans le Maryland, où elle coule une retraite paisible ». Une retraite somme toute vraiment bien méritée.
Trakr élu le chien le plus digne d’être cloné
Trakr a pour sa part gardé des séquelles, comme certains humains, ayant travaillé dans la poussière des décombres. Les fumées étaient très toxiques dans les ruines du World Trade Center.
Décédé en avril dernier à l’âge de 16 ans – ce qui est très « honorable », ce berger allemand appartenant à James Symington, un policier de Halifax (Canada) à la retraite, a été cloné cinq fois.
Trakr avait été choisi en juin 2008 parmi de nombreux autres congénères comme le « chien le plus digne d’être cloné » lors du concours Golden Clone Giveaway lancé par BioArts International. Il avait en effet sauvé plusieurs vies.
Cette entreprise californienne est spécialisée dans le clonage d’animaux. Elle offrait alors aux propriétaires la possibilité de répliquer gratuitement leur animal (un coût estimé à 144 000 dollars américain, soit 106 000 euros environ). Elle a pour cela travaillé en collaboration avec le laboratoire sud-coréen SooAm Biotech Research Foundation.
Les cinq chiens issus de ces clonages ont été récemment présentés à Los Angeles, au maître de celui dont ils sont la copie génétique.
De magnifiques exemples du dévouement des chiens
Le 14 septembre 2001, un chien a mené un aveugle en bas de 70 étages du World Trade Center juste avant que la tour ne s’écroule.Sur Facebook, une page a été créée en hommage aux derniers chiens de secours survivants du 11 septembre.
A lire aussi sur le site Clair de Femme, l’histoire de ces chiens héros dont on parle si peu.
- À lire : Clonage : des chiens graines de héros
- Justin Bieber rend hommage son chien épagneul nain
SantéVet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo DR
Les apports bénéfiques des chiens et chats pour les maîtres
En juillet 2010 s’est tenu à Stockholm la 12e Conférence internationale de l’IAHAIO, intitulée « Hommes et animaux : des partenaires à vie ». L’apport très bénéfique de l’animal sur la psychologie humaine, qu’elle soit d’ordre pathologie ou simplement liée au stress, a fait partie des thèmes abordés.
La 12e Conférence internationale de l’IAHAIO (Stockholm, juillet 2010) et intitulée « Hommes et animaux : des partenaires à vie », réunissait des professionnels du monde animal de tous pays.
Cette conférence a abordé la relation homme/animal selon deux axes principaux : la relation intemporelle qui lie l’homme à l’animal de compagnie ; et le rôle bénéfique sur la qualité de vie apporté par la présence animale à tous les âges de la vie, et surtout, dans toutes les sphères sociales, même les plus démunies.
Parmi les nombreuses interventions de scientifiques lors de la conférence, et les études qui y ont été présentées ou évoquées, celles relatives à l’apport très bénéfique sur la psychologie humaine, ont été longuement évoquées.
Une meilleure santé, plus longtemps
C’est un fait observé en Allemagne et en Australie à échelle nationale par Bruce Headey et Markus M.Grabka*, les propriétaires d’animaux domestiques sur une longue durée sont en bonne santé plus longtemps, à l’inverse de personnes ayant cessé d’avoir des animaux, et ayant perdu en bonne santé.
Dans les deux pays, les données recueillies ont montré que les propriétaires d’animaux voyaient leur médecin à peu près 15 % de moins que les non- possesseurs.
Les effets sur les enfants ou adolescents hospitalisés pour raisons psychiatriques
L’étude de Prothmann, A. Bienert, et M. Ettrich** a port sur une expérience intéressante, en se penchant sur la possible influence des animaux d’assistance, généralement des chiens (très populaires aux Etats-Unis), sur le bien-être d’enfants ou d’adolescents hospitalisés pour raisons psychiatriques, et probablement difficiles.
Dans cette optique, l’échelle de Basler (“Basler Befindlichkeits-Skala”), qui mesure le bien-être ou « état d’esprit » sur une échelle à 4 niveaux : vitalité, équilibre intra-émotionnel, rapports sociaux et vivacité/réactivité. Dans le premier groupe de patients qui côtoyaient des chiens d’assistance, les quatre niveaux de l’échelle de Basler augmentaient de façon significative.
Aucune amélioration n’était observée en revanche pour le groupe 2, qui n’avait pas d’animaux. Intégrer un chien lors de séances de psychothérapie peut donc faciliter le travail avec les enfants et adolescents.
L’étude de Nagengast and al.*** rejoint celle de Prothmann and al., puisqu’elle examine les effets de la présence animale sur la détresse mentale et comportementale d’enfants pas encore scolarisés. L’étude a été faite sur un groupe d’enfants sains âgés de 3 à 6 ans pris en consultation, avec ou sans chien.
Des différences frappantes ont été observées, de fortes réductions de stress (et ses manifestations physiques) entre autres.
Les animaux, éléments apaisants
L’étude de Barker, S.B and al.**** a mené sur un groupe de propriétaires en action avec leur chien de thérapie, ou un chien inconnu, une étude sur la réponse physiologique lors de telles interactions. Les attitudes positives envers les chiens diminuaient sensiblement le niveau de stress.
*Journal Social Indicators Research, Volume 80, Number 2 / January, 2007/Pages 297-311.
**Anthrozoos. 2006. 19: 3, 265-277.
***Journal of Pediatric Nursing, v. 12, p. 323-30, 1997.
****Anthrozoos : A Multidisciplinary Journal of The Interactions of People & Animals, volume 23, number 1, mars 2010 , pp. 79-91 (13).
Nous aider lors d’une convalescence
Le fait d’être propriétaire d’animaux est souvent associé à une meilleure convalescence après des problèmes cardiaques et coronariens.
Indépendamment des effets psychologiques et physiologiques, la présence d’animaux assurerait une survie d’au moins un an aux patients victimes de rupture du myocarde (Pet ownership, social support, and one-year survival after acute myocardial infarction in the Cardiac Arrhythmia Suppression Trial (CAST), Erika Friedmann & Sue A. Thomas.)
Source : SFC (Société Francophone de Cynotechnie).
Rajeunir de 10 ans grâce à la présence d’un chien !
Selon une autre étude, vivre aux côtés d’un chien permettrait de gagner 10 ans d’âge. pas de rides en moins, mais une forme conservée.
A lire également :
- La présence d’un chien ou chat aide à vivre beaucoup mieux
- Posséder un chien : un bienfait pour les femmes enceintes
SantéVet
Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat
Photo : Fotolia.com