Pourquoi faire stériliser/castrer son chien ou chat

Faire au moins une saillie, avoir une portée ou une nichée… n’est pas une obligation pour les chiens et chats. Cela ne résout en rien les problèmes de comportement, voire peut en aggraver certains. Les idées reçues ont la vie dure ! Quand on ne cherche pas à offrir une descendance à son animal, le mieux est d’envisager une stérilisation/castration précoce de son chien ou de son chat. Pour son bien-être et éviter aussi certaines maladies. Cela assure par ailleurs le « confort » du maître et permet de lutter contre les abandons, trafics d’animaux et euthanasies. En Belgique, la stérilisation systématique des chats a créé la polémique.

Le chat ou le chien mâle doit avoir au moins une fois des petits dans sa vie et faire une saillie : pas du tout ! La femelle (chienne et chatte) n’a pas la nécessité non plus d’avoir des bébés et de mettre bas à tout prix.

Faire faire une nichée à sa chienne ou une portée à sa chatte est une responsabilité. Certaines grossesses peuvent être à risques et imposer, par exemple, une mise bas par césarienne.

De plus, avoir des bébés exige d’y consacrer du temps… et de l’argent. Puis que faire des petits une fois ceux-ci sevrés ?

L’idée selon laquelle avoir des bébés « calmera » le chien ou le chat et influencera positivement sur son caractère, n’est pas du tout certain.

Au contraire, une stérilisation ou une castration de l’animal peut éviter certains comportements indésirables : « esprit bagarreur », fugues, marquages urinaires, etc. Même si tous les troubles du comportement ne se solutionnent pas systématiquement avec la stérilisation/castration. Car, parfois, c’est une thérapie comportementale initiée par le vétérinaire et une remise en cause de la relation avec l’animal qui résoudra certains problèmes.

Mais une stérilisation/castration précoce peut contribuer à éviter certains problèmes de santé : infections utérines voire tumeurs mammaires chez la chienne, et certains cancers chez le mâle (prostate, testicules).

Le recours à une pilule contraceptive pour la femelle n’est pas une bonne solution. Pas plus que la contraception par injection, qui n’est pas recommandée. Pour le mâle, en revanche et avant de prendre la décision de le faire castrer, il demeure possible d’utiliser un implant qui va « bloquer » la libido du chien. Tous renseignements peuvent être obtenus auprès de votre vétérinaire à ce sujet.

 

Il est trop tard pour le faire stériliser : non !

 

Certains maîtres redoutent l’intervention en vue de la stérilisation ou de la castration. Cette dernière est encore moins bien ‘’perçue’’ pour l’animal pour le propriétaire de sexe masculin qui y voit par « transposition » une perte de virilité de son compagnon, en quelque sorte ! A force d’attendre et de repousser la décision, les maîtres finissent souvent par penser que cela est trop tard et s’y résignent.

Stérilisation et castration sont des techniques que maîtrisent très bien les vétérinaires. Et qu’il y a tout intérêt à envisager de manière précoce. Vers l’âge de 5/6 mois chez le chat ; et chez le chien, en fonction de sa race et de sa taille, vers 6/12 ou 18 mois. Quel que soit l’âge de l’animal, il est possible d’en parler avec votre vétérinaire afin de faire le point pour l’envisager.

 

Une étude américaine conduite par Banfield (la plus importante chaîne de cliniques vétérinaires du pays) a mis en avant que les chiens mâles castrés vivent 18% de plus que ceux qui ne le sont pas ; un taux qui s’établit à 23% chez les femelles.

Chez les chats, toujours selon cette étude, les mâles castrés vivent 62% de plus que ceux qui ne le sont pas ; un taux qui s’établit à 39% chez les femelles.

  

L’animal va grossir : ce n’est pas une fatalité 

 

L’embonpoint qui peut en résulter n’est pas une fatalité. Cela n’est en tout pas à redouter. Quelques mesures peuvent être prises pour prévenir le risque de prise de poids : revoir le mode d’alimentation et les rations sur les conseils du vétérinaire, mise en place d’exercices, etc.

Un chien castré ou une chienne stérilisée n’en sera pas moins « aimant » (idem pour un chat). Du point de vue du comportement, si la castration/stérilisation a lieu suffisamment tôt et dès lors que l’animal est équilibré (sans problèmes comportementaux particuliers avant l’intervention), cela peut permettre d’éviter les comportements belliqueux. S’il s’agit d’un chien destiné à la compagnie et à la garde, voire au sport ou à certaines activités, cela ne lui enlèvera absolument rien quant à ses aptitudes et ses performances.

La stérilisation ou la castration, en temps normal, n’est pas une maladie ni un accident. C’est pour cela qu’elle n’est pas prise en charge par l’assurance santé animale… en dehors d’un problème qui l’imposerait. Alors, l’assurance santé animale permettra une prise en charge des frais.

 

Stériliser la femelle oui… de manière bien indiquée

 

« Que ce soit chez le chien ou chez le chat, chez les mâles ou chez les femelles, il ne semble pas y avoir d’âge limite pour la stérilisation, c’est-à-dire qu’elle sera efficace si elle est bien indiquée », explique le Dr Valérie Dramard, vétérinaire comportementaliste.

 

Grossesse nerveuse chez la chienne, c’est parce qu’elle n’a pas eu de petits. Non plus !

 

La grossesse nerveuse chez la chienne (pseudo-gestation) est un problème hormonal. Ce n’est pas parce qu’elle va jeter son dévolu sur un jouet, une peluche, faire son « nid », etc. que cela signifie qu’elle est mal de maternité ! Le fait d’avoir une portée ne lui serait d’aucune utilité. Tant physiquement que psychiquement.

Il est important de consulter le vétérinaire lors d’un épisode de grossesse nerveuse. Dans un premier temps, le vétérinaire vérifiera que la chienne n’est pas gestante. Ce qui peut arriver sans que l’on s’en aperçoive suivant le mode de vie de l’animal ! Ensuite, il prescrira un traitement hormonal afin de stabiliser son état.

A noter que durant ce phénomène, les chiennes peuvent changer de comportement, être davantage irascibles voire agressives parfois. Il convient donc d’être vigilant, notamment lors de la présence d’enfants auprès de la chienne dans le même foyer.

  

Pertes sanguines, « sérénades », excitations et fugues… des questions de confort pour tous

 

Si le bien-être et la santé des animaux pour lesquels la reproduction n’est pas envisagée ont à y gagner d’être stérilisés ou castrés, c’est aussi le confort du maître dont il est question.

Une chatte en chaleurs va miauler, se frotter. Un chien va hurler à la mort, cherchant parfois à fuguer et repérer une femelle en chaleurs à plusieurs kilomètres à la ronde… Une chienne va avoir des pertes de sang, discrètes au départ puis de plus en plus abondantes.

Même s’il existe des « couches »/« culottes » adaptées, cela n’est finalement pas dans leur nature que de porter de tels « attributs » !

Si les pertes sanguines chez la chienne (elles ne doivent pas apparaître pas chez la chatte lors de ses chaleurs) s’accompagnent d’autres troubles (baisse de l’appétit, diarrhée, plaintes…), il est recommandé de consulter le vétérinaire.

  

Stérilisation obligatoire des chats en Belgique : une question qui fait débat

Une loi a été votée en 2012 sur proposition de la ministre L. Onkelinx, afin de mettre en place un plan pluriannuel sur la stérilisation des chats. Un plan en plusieurs phases.

Ainsi, depuis le 1er septembre 2014, chaque chat doit être stérilisé, identifié et enregistré avant d’être donné ou vendu. Seuls les chats destinés à un élevage agréé ou à des personnes ne vivant pas en Belgique peuvent être vendus ou donnés sans avoir été stérilisés au préalable.

De nombreux vétérinaires belges se sont opposés à cette loi. Selon eux, elle ne réglerait pas à elle seule le problème des chats errants et de la surpopulation féline en Belgique. Une prise de position qui a été notamment relayée par l’UPV (Union Professionnelle vétérinaire).

Pour de nombreux vétérinaires, une stérilisation systématique et obligatoire de tous les chats, dès lors qu’elle est pratiquée de manière trop précoce, n’est pas sans danger pour la santé de l’animal. Même si les protocoles mis en place sont adaptés à de telles interventions.

Certains craignent par ailleurs que le coût de la stérilisation obligatoire – 100 € environ – entraîne finalement plus d’abandons encore et donc d’euthanasies. Quelque 9 000 chats seraient endormis dans les refuges de Belgique chaque année.

A lire : Reproduction : des préservatifs pour chien et chat ! 

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La gestation et mise bas chez le chien : ce qu’il faut savoir

Quelle est la durée de gestation normale d’un chien ?

Quelle est la durée de la grossesse chez une chienne ?

Chez une chienne, la durée de la gestation varie de 57 à 70 jours en moyenne par rapport à la date de la saillie et de 62 à 64 jours par rapport à la date d’ovulation.

Cette durée varie selon de nombreux éléments (taille, race, nombre de chiots attendus).

Quel est le cycle de chaleur de la chienne

Le cycle des chaleurs de la chienne se répartissent un 4 étapes : 

mère et chiot

Comment savoir si ma chienne est enceinte ?

Pour avoir la certitude que sa chienne attend des petits, il faut s’en référer au vétérinaire.

Suivant le stade de la gestation, il dispose de divers outils (palpation abdominale, examens…). Mais jusqu’à 21 jours, il n’existe pas de diagnostic clinique possible.

Quels sont les signes d’une chienne enceinte ?

Il n’est pas toujours évident de savoir si sa chienne attend des bébés. Du moins dans un premier temps. D’un animal à l’autre, les modifications de comportement se verraient, mais ne permettent pas de l’établir de façon formelle. De même, les premiers signes (physiques) véritablement significatifs sont tardifs.

Il faut aussi éliminer aussi le cas éventuel d’une grossesse nerveuse.

Néanmoins, certains éléments peuvent attirer votre attention :

L’échographie abdominale de la chienne

Une échographie pourra être pratiquée chez la chienne dès le 25eme jour, puis renouvelée pour notamment connaître avec certitude le nombre des fœtus. Le vétérinaire pourra notamment encore doser la relaxine (une hormone) dès le 25eme jour (sous réserve de devoir la renouveler pour là aussi valider parfois le diagnostic).

Tous les examens et le suivi avec le vétérinaire permettront de connaître le nombre d’embryons dans la portée, mais aussi de s’assurer que la gestation est sans problème. Cela permet d’envisager la mise bas sereinement. Soit elle pourra être naturelle, soit il faudra avoir recours à une césarienne.

Si la saillie a été décidée, cela rassurera le maître. Une vermifugation supplémentaire avant et après la mise bas sera aussi nécessaire selon les recommandations du vétérinaire.

La radiographie

Une radiographie, plus précise dans l’aide au diagnostic, pourra être réalisée vers 40-50 jours.

Combien de petits ma femelle peut-elle avoir ?

Le nombre de chiots par portée est très variable. Il dépend de plusieurs facteurs : 

chiot

À quel âge peut-on faire reproduire sa chienne ?

Avoir des petits doit être un acte réfléchi. Cela demande du temps, un certain budget. Il convient aussi de penser au devenir des bébés. C’est pour cela qu’il est préférable, lorsque l’on n’envisage pas d’avoir une (ou plusieurs) portée de faire stériliser son chien. La saillie peut être volontaire, soit accidentelle.

Au bout de combien de temps peut-on stopper la grossesse d’une chienne

Si le maître décide pour une raison ou une autre de ne pas mener à terme la grossesse, le vétérinaire pourra proposer des solutions. À condition cependant de respecter certains délais, cela n’entraînera pas de douleurs ni de traumatismes chez l’animal. Il pourrait alors être intéressant de faire stériliser la chienne. 

Comment gérer la période de gestation d’une chienne

Comment s’occuper de la femelle semaine après semaine 

Si aucun problème n’apparaît, le déroulement de la gestation de la chienne n’imposera aucune contrainte. Il faudra s’assurer de l’absence de symptômes tels que baisse d’appétit, fièvre, pertes vulvaires… et alors consulter le vétérinaire sans attendre.

Une bonne alimentation devra être distribuée (la ration sera modifiée un peu avant le terme et suivant le nombre de petits de la portée) ; le maître devra encourager l’animal à faire de l’exercice en évitant toutes les situations brutales ou à risques.

Si le maître a pris soin de suivre la gestation de sa chienne en se référant au conseil du vétérinaire, et mis à part tout problème particulier, il connaîtra avec assez de précision la date de la mise bas.

La fin de gestation de la chienne

Dans la semaine qui précède la mise bas, la future maman devra pouvoir bénéficier d’un endroit calme et de confort.

Quelques petits soins, comme raser les poils autour des mamelles afin de faciliter la tétée des petits, préparer des linges propres… seront à prévoir. Le vétérinaire pourra là aussi conseiller le maître.

Si tout problème survient lors de la mise bas (mise bas qui ne se déclenche pas, délai trop long entre l’expulsion de deux petits – plus de 2 heures…) il est essentiel de pouvoir conduire son animal chez le vétérinaire habituel ou bien dans une clinique assurant les urgences. La vie de la mère et de ses petits peuvent en dépendre. Il pourrait décider de procéder à une césarienne

Sinon, il faudra vérifier que la maman prenne bien en charge ses bébés et qu’elle-même ne présente aucun symptôme pouvant être inquiétant après la mise bas. Les pertes sont, par exemple, normales et ne doivent par contre pas être malodorantes.

Viendra ensuite le temps pour la mère et le maître de « pouponner » et de suivre la bonne croissance des petits.

La gestation et la mise bas ne sont pas des maladies. L’assurance santé animale ne les prend donc pas en charge. En revanche, si une maladie ou un accident (la chienne se fait heurter par une voiture, fait une chute, etc. ) impose alors une césarienne, le cas pourra être reconsidéré les frais vétérinaires seront alors pris en charge par l’assurance santé animale.

très jeunes chiots

Comment se déroule la mise bas ?

Comme dit pécédemment, la durée de la gestation est d’environ 63 jours. Si elle dépasse 70 jours, il est nécessaire de contacter un vétérinaire. Ce dernier pourra effectuer divers examens suivant les symptômes de la femelle (échographie, radiographie…). La mise bas d’une chienne en bonne santé peut durer plusieurs heures (jusqu’à 24 heures) et se déroule ainsi :

La gestation chez le chien est une période de la vie qui doit être prise au sérieux. Cela se passe pour la plupart du temps très bien, mais il faut tout de même rester très attentif en cas de problème. Le bien-être de la femelle et des petits en dépend. 

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Les premiers jours du chiot : une période parfois délicate

Un chiot nouveau né peut être fragile. Soit parce que par ce que sa mère le néglige, soit par manque de lait. Ou bien que le chiot ait du mal à téter. Voire aussi à de mauvaises manipulations de la part du maître. 

Tous les chiots se ont fort heureusement pas fragiles. Et à l’issue d’une mise bas, quit la gestation, les choses peuvent tout à fait bien se passer. 

En revanche, le risque de mortalité précoce – estimé à quelque 70 % dans les premiers 18 jours du chiot – ne sont pas à négliger. 

La mère peut écraser ses petits

Les causes de mortalité précoce chez les chiots sont multiples. Il y a tout d’abord celles inhérentes à la mère. Comme le risque d’écrasement sous son poids d’un ou de plusieurs bébés. Cela est d'autant plus fréquent chez certaines races "lourdes". 

Veiller à ce que l’alimentation soit suffisante

Il est ensuite possible que la mère n’ait pas assez de lait, ou bien qu’elle n’ait pas vraiment l’esprit maternel, délaissant plus ou moins sa portée. Le manque d’alimentation peut alors être fatal au chiot. 

A sein d’une portée, un chiot peut avoir plus de mal que d’autres à atteindre les tétines. Il peut aussi avoir des difficultés à téter de manière suffisante et/ou correcte. 

Gare au refroidissement

Une chaleur insuffisante est également à redouter. Il est indispensable que le chiot soit au chaud et ne se refroidisse pas. Car son jeune âge ne permet pas à son organisme de réguler encore sa température. 

C’est pour cela que des éleveurs ont parfois recours à des lampes, placées au dessus de la nichée. 

Un chiot qui n’est pas en forme se remarque assez rapidement. Et doit inciter le maître à consulter en emmenant au cabinet vétérinaire la mère et le reste de la portée le cas échéant. Le vétérinaire examinera toute la "petite famille" et pourra conseiller le maître. 

Elever des petits n’est pas chose toujours facile, notamment concernant certaines races. Cela demande beaucoup d’attentions avec parfois certaines nuits… blanches ! 

Manipuler le chiot, mais sans excès

Si manipuler le chiot est très important pour sa socialisation car cela va lui permettre d’être « bien dans sa tête » en grandissant, il ne faut pas non plus le faire par excès. 

Ne pas le séparer trop tôt de sa mère et de sa fratrie

Enfin, il est important que le chiot reste suffisamment en contact avec sa mère et sa fratrie avant de rejoindre un nouveau foyer. 

Si un chiot – tout comme un chaton – ne peut pas être cédé avant 8 semaines minimum, c’est la loi, attendre qu’il atteigne ses 3 mois est bien souvent conseillé. 

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Grossesse nerveuse chez la chienne : une situation à suivre

Une chienne qui fait une grossesse nerveuse adopte un comportement tout à fait particulier : elle se met à s’occuper d’un jouet, d’une peluche par exemple. 

Elle fait son nid, comme on le dit souvent. Mais il ne faut pas croire qu’elle ressent un désir de maternité au point de lui faire faire des petits. 

Ce sont des réactions physiologiques normales qui régissent cet état et avoir des bébés ne serait d’aucune utilité. 

On peut également observer des montées de lait. Passée la période de chaleurs, les chiennes peuvent subir des variations hormonales comparables à celles inhérentes à une gestation réelle.

Les montées de lait entraînent une plus grande sensibilité des mamelles due aux stimulations de la prolactine (c’est ainsi que l’on nomme l’hormone provoquant les montées de lait). 

Envisager un traitement hormonal

Il est important de consulter votre vétérinaire lors d’un tel épisode. Dans un premier temps, il vérifiera que la chienne n’est pas gestante (ce qui peut arriver sans que l’on s’en aperçoive suivant le mode de vie de l’animal). 

Ensuite, il prescrira un traitement hormonal afin de stabiliser son état. Visites et traitements sont pris en charge et remboursés par l’assurance santé du chien. Si ces grossesses se répètent trop souvent, la stérilisation pourra être à envisager. Attention, la stérilisation est normalement exclue par Santévet en dehors du forfait prévention, toutefois, certains cas rendent la stérilisation obligatoire. La stérilisation faisant suite à des grossesses nerveuses à répétition et la rendant obligatoire peut être prise en charge par Santévet.

A noter que durant ce phénomène, les chiennes peuvent changer de comportement, être davantage irascibles voire agressives parfois. Il convient donc d’être vigilant, notamment lors de la présence d’enfants auprès de la chienne dans le même foyer. 

 

Que faut-il faire ? 

Hormis la visite chez le vétérinaire, il est conseillé en cas de grossesse nerveuse de retirer tout ce qui joue le rôle de chiots de substitution pour la chienne : peluches, jouets, tissus, etc. Son nid sera également à retirer. 

Pour lui changer les idées, le maître pourra prévoir d’avantage de sorties, de l’exercice…

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Le cycle d’ovulation chez la chienne

Définition des chaleurs chez la chienne

Le cycle sexuel de la chienne est caractérisé par ses périodes de chaleur. Pendant ces dernières, la femelle peut se reproduire avec un chien mâle. Ce dernier doit être lui aussi adulte. Pour pouvoir se reproduire

, les chiens doivent avoir atteint leur taille adulte.
Chez les plus petits, cet âge est estimé à environ 8 mois. Chez les chiens de taille moyenne (15 à 40 kilos) la maturité sexuelle est aux alentours de 10 à 12 mois. Plus la race est grande, et plus l’âge est avancé. 
Les premières chaleurs de la chienne apparaissent généralement aux alentours de ses 7 mois. Cet âge varie suivant les races, car l’apparition des chaleurs marque la fin de la croissance. 
Les femelles de petites races, comme le Chihuahua, voient  le début de leur cycle vers l’âge de 5 ou 6 mois, tandis que les races de grande taille, comme le Labrador,  sont pubères entre 12 et 15 mois. Les Terre-Neuve peuvent attendre leurs 24 mois pour être en chaleur.
Ce moment de la vie d’une chienne correspond à une période où elle est féconde. Elle attire les mâles pour être saillie. Une chienne ne fait pas de ménopause, elle peut donc se reproduire toute sa vie, malgré une baisse de fertilité en avançant dans l’âge. Il est donc très important de reconnaître les signes avant-coureurs pour pouvoir la mettre à l’abri des mâles, d’autant plus si on ne souhaite pas de portée ou si la chienne est vraiment trop âgée.

Comment fonctionne le cycle sexuel  et la durée des chaleurs de la chienne

Le cycle des chaleurs de la chienne : 
•    dure environ 3 semaines, 
•    revient tous les 6 ou 7 mois en moyenne,
•    ne connaît pas de ménopause. 
Ces durées varient suivant les individus et les races. C’est pourquoi il est important de noter les dates de début et de fin de chaleur pour évaluer leur régularité et ainsi éviter les accidents et les portées non souhaitées. 

Comment reconnaître le début des chaleurs de la chienne? (pro-œstrus )

Le pro-œstrus signale le début des chaleurs. Sa durée est d’environ 10 jours. Elle est très variable car elle dépend de la date d’ovulation. La chienne présente une vulve très gonflée  qui peut atteindre 2 à 3 fois sa taille normale.  Son vagin et son périnée sont également très dilatés. 
Elle commence à perdre du sang. Ces pertes peuvent être très discrètes ou, au contraire, très abondantes.

Lors de cette période, la femelle n’accepte pas l’accouplement avec le mâle, ce qui n’empêche pas de les attirer grâce aux phéromones qu’elle dégage dans ses urines. 
Les chiens peuvent percevoir ces odeurs à des kilomètres à la ronde. C’est le « refus passif« . Le comportement de la femelle en chaleur peut être modifié. Elle peut devenir plus câline ou, parfois, agressive avec les autres chiennes ou même avec son maître. Il peut arriver qu’elle soit plus fatiguée et moins intéressée par le jeu ou pour aller se promener. 

Comment reconnaître l’œstrus ?

La période où l’ovulation se produit se nomme l’œstrus et dure en moyenne 9 jours. La femelle connaît alors sa période de fécondité. Elle recherche et accepte généralement le chevauchement par le mâle. 
Pour avoir toutes les chances de réussir, la saillie doit avoir lieu théoriquement entre le 10ème et le 12ème jour à partir du début des chaleurs. Cette date peut être confirmée par une prise de sang réalisée par un vétérinaire, pour évaluer le taux de progestérone.
Il est fréquent de pouvoir observer un comportement particulier des femelles lors de cette période d’œstrus. Elles ont tendance à écarter leurs pattes arrières et à mettre leur queue sur le côté. Cette position suggestive invite les mâles pour la saillir. 
Cela signale aux mâles qu’elles acceptent d’être couvertes. La femelle peut être fécondée pendant 2 à 3 jours après l’ovulation. La vulve est toujours très gonflée et les pertes de sang diminuent en règle générale. Ces pertes vulvaires s’éclaircissent, jusqu’à pouvoir devenir blanc-jaunâtre, voire, transparentes. 

Le metœstrus ou diœstrus 

Cette période, le metœstrus, dure environ 63 jours. Cela correspond à la durée d’une période de gestation. La vulve de la femelle reprend son aspect habituel d’avant ses chaleurs et ses pertes vulvaires diminuent progressivement. La femelle refuse la saillie. Les mamelles peuvent paraître plus ou moins gonflées pendant cette période. 
Lors du metœstrus, les femelles alors âgées de plus de 5 ans, peuvent déclencher un pyomètre. C’est une inflammation qui atteint l’utérus et qui se présente sous la forme d’un dérèglement hormonal accompagné d’une infection bactérienne. 
Dans une telle situation, la femelle est très fatiguée et ne s’alimente quasiment plus. Elle boit beaucoup et par conséquent, elle urine souvent. Une consultation chez le vétérinaire en urgence s’impose. 

L’anœstrus

C’est la dernière phase du cycle sexuel de la chienne. C’est une période de repos entre deux périodes de chaleur et sa durée varie entre 2 et 9 mois. La chienne ne présente aucun saignement et refuse la saillie. 
Comment reconnaître la fin des chaleurs chez la chienne ? 
Les chaleurs de la chienne sont terminées lorsque la femelle refuse la saillie et que sa vulve reprend une taille. Elle n’attire plus les mâles et ne risque plus d’être fécondée. Cela dure environ 6 mois. Cette durée peut être prolongée pour certaines races telles qui n’ont qu’un cycle de chaleur par an, comme par exemple : 
•    le Basenji, 
•    le Dogue du Tibet  

Comment gérer les chaleurs d’une chienne ?

Il est possible de contrôler les chaleurs de la chienne par deux processus : 
•    Repousser les chaleurs de la femelle ou les stopper temporairement
•    Stopper définitivement les chaleurs 
Pour reporter ou arrêter temporairement les chaleurs d’une femelle, il est possible d’utiliser des hormones (progestagènes) sous forme d’injection ou de comprimés suivant les dates des précédentes chaleurs. Cela permet généralement de programmer une future saillie, mais cela n’est pas sans risque. Il n’est pas conseillé de pratiquer ces traitements trop fréquemment car il y a des risques de tumeurs ou d’infections génitales. 
Il est possible de stopper les chaleurs d’une femelle de façon sûre et définitive grâce à la stérilisation. La stérilisation chirurgicale est le seul moyen efficace pour éviter de faire reproduire une chienne. 
L’ovariectomie (ablation des ovaires) est généralement la solution la plus couramment utilisée. Cette dernière, pratiquée avant l’apparition des premières chaleurs, permet d’éviter de développer des cancers mammaires en vieillissant. Si la femelle est déjà adulte, l’opération se réalise entre deux périodes de chaleur, donc pendant la phase d’anœstrus.
Lorsque l’on vit avec une femelle non stérilisée chez soi, cela peut devenir vraiment handicapant. Cette dernière laisse des traces de sang derrière son passage. Ses pertes peuvent tacher le sol, le canapé, voire les lits. Certaines femelles nettoient le sol derrière leur passage, mais ce n’est pas général. Il est tout à fait possible de donner un bain à sa chienne lorsqu’elle a ses chaleurs. Cela ne présente aucune contre-indication. 
Le seul moyen efficace pour lutter contre ce phénomène désagréable reste la culotte hygiénique de protection. Cette dernière se présente comme une culotte traditionnelle munie d’un passage pour la queue. 
Il est possible d’y insérer des petites protections à l’intérieur de ces dernières. Le liquide est ainsi récupéré. Mais attention, cet accessoire ne peut en aucun cas empêcher un mâle de saillir la femelle. Et n’est pas confortable à porter pour l’animal.

Les éléments qui peuvent impacter la durée des chaleurs 

Il est possible que certaines périodes de chaleur passent inaperçues. En effet, chez les jeunes chiennes qui viennent tout juste d’être pubères, les chiennes reproductrices ou les femelles plus âgées, il peut se présenter des chaleurs silencieuses. Celles-ci n’étant pas décelées, ne peuvent pas être gérées. Il devient alors difficile de tenir à jour le calendrier des chaleurs et d’éviter des grossesses non désirées. 
Lors des premières chaleurs, les jeunes chiennes peuvent avoir des cycles irréguliers. Ces chaleurs fractionnées sont très fréquentes au début de la vie sexuelle canine. Les chaleurs commencent normalement, les chiennes acceptent la saillie, puis le cycle s’arrête brutalement après 8 ou 10 jours sans phase d’ovulation. Puis, 2 à 10 semaines plus tard, le cycle normal reprend son cours.Les chaleurs durant plus de 4 à 6 semaines nécessitent toute l’attention du maître. Ces chaleurs persistantes peuvent être le signe avant-coureur d’un kyste ovarien ou d’une tumeur. Une visite chez le vétérinaire s’impose. Si la situation le nécessite, il sera utile de procéder à une ovariohystérectomie. Cette chirurgie consiste à enlever la totalité de l’appareil génital, donc, les ovaires et l’utérus. 

Cas particulier : la grossesse nerveuse 

6 à 10 semaines après ses chaleurs, une femelle non stérilisée peut présenter des symptômes degrossesse nerveuse. Ce phénomène est relativement fréquent car il touche environ 50% des chiennes non stérilisées. Les symptômes sont relativement visibles. La femelle présente des mamelons gonflés qu’elle lèche souvent. Il peut arriver qu’elle produise du lait. Elle peut également préparer un nid et protéger ses jouets comme s’ils étaient ses chiots. 
Certaines d’entre elles peuvent reproduire cette pseudo-gestation à chaque cycle, soit tous les 6 mois. Souvent bénin, ce phénomène peut tout de même avoir des conséquences telles qu’une inflammation des mamelles suite à la présence de lait. 

En résumé, les cycles d’ovulation des femelles sont assez fluctuants. La durée des chaleurs chez la chienne est variable suivant les périodes, les races, les individus… C’est pourquoi il est nécessaire d’être toujours très attentif et de noter sur un calendrier spécifique les dates de début et de fin de ces périodes. Ainsi, la vie est simplifiée. Il est essentiel de se rappeler que pendant cette période, une chienne ne doit pas rester sans surveillance à l’extérieur. Les promenades en laisse sont à privilégier pour éviter les contacts avec les mâles. Enfin, si on ne la destine pas à la reproduction, le mieux est de faire stériliser une chienne qui n’a absolument pas besoin d’avoir des bébés au moins une fois dans sa vie. 

 

Vers du chien : quelle prévention et comment traiter ?

À quel rythme faut-il vermifuger son chien ?

Selon son âge ou son « état », la fréquence de vermifugation de votre chien peut varier :

Le forfait prévention inclus toutes les formules d’assurance santé animale de SantéVet, peut servir à financer l’achat du vermifuge. 

En savoir plus sur le forfait prévention

Spectre du vermifuge : un point important

Le spectre d’activité du médicament utilisé est important. Certains vermifuges ne sont pas efficaces contre toutes les familles de parasites. Il est donc conseillé de consulter la notice pour le vérifier.

Les ascaris et surtout les trichures sont plus difficiles à éliminer : certains vermifuges ne sont pas actifs contre ces derniers.

Plusieurs jours de traitement peuvent être nécessaires. Il ne faut pas hésiter à demander conseil au vétérinaire, qui saura prescrire le vermifuge le plus adapté.

Le format du vermifuge, important pour une bonne administration

La forme sous laquelle se présente le vermifuge est aussi primordiale. En comprimés, en pâte ou en liquide, le plus important est de pouvoir l’administrer sans difficulté au chien. Pour cela, l’arôme du produit doit plaire à l’animal.

Un vermifuge aussi sous forme liquide

Parmi les vermifuges pour chien existant, le laboratoire Merial propose Dolthene. Ce vermifuge bénéficiant d’un large spectre d’activité est efficace contre les ascaris, les trichures, les ankylostomes et les ténias (Dipylidium caninum, Taenia hydatigena). En revanche son spectre d’activité n’inclut pas les échinocoques.

Présenté sous forme liquide, il est facile à administrer. Il est donné directement dans la gueule du chien ou mélangé à sa nourriture.

Trois tailles sont disponibles, afin d’ajuster la dose en fonction du poids du chien, ce que déterminera le vétérinaire qui pourra le conseiller.

Ce vermifuge peut par ailleurs être donné aux chiots et aux chiennes gestantes (à partir du 35ème jour de gestation).

Traiter aussi avec un antiparasitaire contre les puces

En complément de la vermifugation, l’association d’un traitement contre les puces contribue à éviter l’infestation du chien par Dipylidium caninum.

Contrôler la nourriture (ne laisser l’animal manger que ce qui est déposé dans sa gamelle) permet aussi de limiter l’infestation du chien.

Pour limiter l’infestation de l’environnement par des œufs de vers, des gestes simples sont également conseillés :  ramasser et détruire les déjections des animaux de compagnie (crottes de chien et crotte de chat, nettoyage régulier de la littière et du bac à littière…).

Source : laboratoire Merial

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Photo : 123rf

Quand la mise bas se déclenche chez la chienne

Pas de panique ! Si chez certaines races la mise bas se fait par césarienne chez le vétérinaire, pour d’autres elle est naturelle. Votre présence est par contre préconisée afin de veiller à ce que tout se passe bien et réconforter et encourager la maman. 

 

Les signes annonciateurs de la mise bas ne sont pas trompeurs : la chienne cherche à s’isoler et a tendance à vouloir être au calme, elle agit comme si elle faisait son nid.

 

Il est possible que un ou deux jours avant elle refuse même de s’alimenter. Il est également possible que ses mamelles sécrètent du lait ou que la vulve se relâche (un à deux jours avant la parturition). 

 

La chute de la température rectale (- 1° environ) est aussi une bonne indication : elle précède la mise bas de 24 heures, parfois davantage.

 

Il est important d’avoir près de soit le numéro de téléphone du vétérinaire et d’avoir pris soin également de se renseigner à l’avance sur les gardes et les urgences.

 

Il est des races où cela a toute son importance puisque les mises bas ne se font pas naturellement mais par césarienne.

 

C’est le cas des races brachycéphales (à face aplatie, comme le bulldog anglais, par exemple, mais aussi le bouledogue français ; cela est même fréquent chez le chihuahua, entre autres).

 

Dans ce cas, il faut pouvoir ‘’calculer’’ le moment de la mise bas pour être sûr d’être disponible.

 

Le vétérinaire pourra vous donner tous les conseils en ce domaine et suivre l’évolution de la gestation de votre chienne jusqu’à son terme.

 

 

Félicitez la maman ! 

 

Le réflexe respiratoire doit intervenir très vite chez le chiot. Il arrive qu’il soit nécessaire de masser le chiot.

 

Le premier petit sera posé près de la mère, sur un linge propre, en attendant l’arrivée des frères et sœurs, ce qui peut demander encore beaucoup de temps, jusqu’à 12 heures après l’aîné !

 

Une radiographie permet de déterminer le nombre de chiots à venir, c’est une sage précaution à prendre à l’avance.

 

Une fois toute la portée arrivée, il faudra bien sûr féliciter la maman, car elle y est très sensible, mais aussi veiller à ce qu’elle soit au calme.

 

Il faudra veiller qu’elle s’occupe bien de ses petits, qui auront dû trouver le chemin des mamelles et téteront le colostrum : c’est le premier lait contenant des anticorps et qui protégera les chiots.

 

Il est malheureusement possible qu’un chiot naisse avec une malformation. Il vaut mieux endormir le chiot, car ce serait le faire souffrir inutilement que de vouloir tenter de prolonger sa vie.

 

Autre précaution à prendre chez certains chiens : que la mère n’écrase pas ses petits par son poids.

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A retenir

– La mise bas doit intervenir au plus tard 63 jours après la saillie.

– Les petits sortent la tête ou le bassin en avant. Vous pouvez aider la maman mais en prenant précaution.

– La mère libère le bébé de la poche qui l’entoure et mange celle-ci, tout comme le placenta.

– Le chiot doit téter rapidement. Vous pouvez l’aider à trouver les mamelles de sa mère. 

 
 
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