Saluki (Lévrier persan)
Le Saluki, également connu sous le nom de lévrier persan, est une race de chien élégante et ancienne, originaire des régions du Moyen-Orient. Son allure gracieuse et son riche héritage de chasse en font une race très intéressante à étudier.
L’essentiel (TL;DR) :
- Originaire du Moyen-Orient, le Saluki allie grâce et vitesse (jusqu’à 69 km/h).
- Indépendant, loyal et sensible, il demande un maître patient et sportif. Entretien simple, mais vigilance sur sa santé et son instinct de chasse prononcé.
Origines de la race Saluki ou Lévrier persan
Le Saluki, également connu sous le nom de Lévrier persan, est une ancienne race de chien originaire des régions du Moyen-Orient à contrario du chat Persan, qui, malgré son nom est anglo-saxon. Ces chiens étaient principalement utilisés pour la chasse au gibier à grande vitesse.
Les premiers Salukis ont été introduits en Europe au début du XXe siècle, suscitant l’intérêt des amateurs de chiens et des éleveurs. La race a été reconnue par différentes organisations cynophiles, notamment par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) et d’autres organismes nationaux.
Le Saluki est apprécié pour sa grâce, sa beauté et son caractère noble. Il est considéré comme l’un des plus anciens types de lévriers au monde et appartient au groupe de race n°10 qui comporte également le Lévrier afghan, le Whippet, le Lévrier irlandais et le Petit Lévrier italien.
Saluki : une race proche du Barzoï
Ce n’est pas un hasard si le Saluki et le Barzoï se ressemblent ! Le Barzoï est, en effet, issu de croisements successifs réalisés en Russie au XVIe siècle entre des Salukis, des lévriers européens et des races russes à poils épais.
Lévrier Persan : un chien parmi les plus rapides du monde
Les races de lévriers sont réputées pour leur vitesse qui leur permet après obtention du BAC (brevet d’Aptitude à la Course) et du BPV (Brevet de Poursuite à Vue) de participer aux épreuves de course organisées par la SCC.
Le Saluki se montre très performant dans le domaine puisqu’il est capable de courir à une allure de 69 km/h derrière le Barzoï, champion toutes catégories qui est capable de faire des pointes à 80 km/h et le Greyhound qui performe à 72 km/h.

Caractère et aptitudes du Lévrier persan
Les Salukis ont tendance à être plutôt indépendants. Ils ne sont pas aussi enclins à rechercher constamment l’attention des humains comme certaines autres races de chiens telles que le Berger australien ou le Labrador Retriever.
Ils sont connus pour être des chiens intelligents, sensibles et intuitifs. Ils peuvent être très réceptifs à l’humeur et aux émotions de leurs propriétaires. Bien que cela ne s’applique pas à tous les individus, certains Salukis peuvent être un peu timides ou réservés, surtout envers les personnes étrangères.
En général, les Lévriers persans sont amicaux envers leur famille et les personnes qu’ils connaissent bien. Ils font preuve d’une extrême loyauté et d’un grand attachement envers leur maître.
En raison de leurs origines de chasseurs de gibier à grande vitesse, les Salukis ont une aptitude naturelle pour la chasse. Cela signifie qu’ils peuvent être enclins à poursuivre des proies potentielles s’ils ne sont pas correctement surveillés. Ils possèdent une courte endurance mais une vitesse remarquable. Attention, également, si vous possédez des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) : leur instinct de chasseur pourrait les rattraper !
Ils étaient historiquement élevés pour la chasse à la poursuite, ce qui en fait des compagnons idéaux pour les activités sportives. En raison de leur énergie et de leur inclination à courir, les Salukis nécessitent un exercice régulier pour rester heureux et en bonne santé. À noter qu’ils sont interdits de chasse en France.
Le maître idéal pour un chien Saluki
Le maître idéal d’un Saluki doit connaître les besoins et les caractéristiques propres à cette race. Il doit aussi dispenser à ce chien sensible, qui se montre parfois entêté, une éducation douce mais ferme pour son équilibre et l’instauration d’une harmonie avec son environnement.
Les Salukis sont des chiens actifs et ont besoin d’exercice régulier. Le maître idéal devrait être prêt à offrir des séances d’exercice adéquates, y compris des promenades longues, du canicross, et des opportunités de courir en toute sécurité sur de grandes distances.
Les Lévriers persans peuvent être timides ou réservés, et ils nécessitent une approche patiente et douce en matière d’éducation et de socialisation. Le maître idéal doit être patient pour développer la confiance de son chien. S’ils présentent une bonne cohabitation avec les enfants, ce ne sont pas les chiens les plus joueurs.
Étant donné l’instinct de chasse du Saluki, le maître idéal doit s’assurer que son environnement est sécurisé et qu’il peut prévenir les situations où le chien pourrait s’échapper à la poursuite d’une proie.

Caractéristiques physiques du Saluki
La construction de ce chien est à la fois distinguée et harmonieuse. Ce sont des chiens de taille moyenne à grande. La poitrine est haute et longue et au niveau de la croupe, les pointes des hanches sont bien écartées.
Taille du Saluki
Les mâles mesurent généralement entre 58 et 71 centimètres au garrot, tandis que les femelles mesurent environ 53 à 66 centimètres.
On observe une variation du poids en fonction du sexe et de la taille, mais en général, les Salukis pèsent entre 18 et 27 kg.
Corps et tête du Lévrier Persan
Les Lévriers persans sont connus pour leur silhouette élancée et gracieuse. Ils ont un corps mince et musclé.
La tête est fine et allongée avec des yeux de forme ovale ou en amande et généralement foncés. Les oreilles sont longues, pendantes et couvertes de poils soyeux.
Robe du Saluki
On retrouve deux variétés de poils chez cette race : une variété à poil ras et une autre à franges. Le Saluki possède un poil court et soyeux sur le corps, avec des franges plus longues sur les oreilles, l’arrière des membres et la queue. La texture du pelage du Saluki varie, mais il est généralement fin et doux.
Au niveau des couleurs, le standard admet toutes les combinaisons de couleurs à l’exception des bringés : le blanc, le noir, le fauve, le crème, le sable. La robe du Saluki peut varier, allant du solide en passant par le tricolore.
Entretien du Saluki
Le poil du Saluki est généralement court et soyeux, ce qui nécessite un entretien relativement simple. Brosser le poil une à deux fois par semaine aidera à éliminer les poils morts et à maintenir sa brillance. Prenez soin des longs poils soyeux au niveau des franges.
Surveillez la longueur des griffes de votre Saluki pour son bien-être et coupez-les au besoin pour éviter qu’ils ne deviennent trop longs.
Comme les oreilles du Saluki sont longues et pendantes, elles peuvent être sujettes aux infections de l’oreille. Nettoyez régulièrement les oreilles avec un produit recommandé par votre vétérinaire pour prévenir les otites.
Le conseil de Santévet : le Saluki est un chien qui doit rester mince pour lui garantir une condition physique optimale. Veillez à lui offrir une alimentation équilibrée et adaptée en fonction de sa taille, de son âge et de son activité physique.
Maladies du Lévrier persan
Comme toutes les races de chiens, les Salukis peuvent être sujets à certains problèmes de santé comme :
- La cardiomyopathie dilatée : c’est une maladie cardiaque qui provoque l’agrandissement des cavités cardiaques, entraînant une diminution de la fonction cardiaque.
- L’Hypothyroïdie : cette affection se produit lorsque la glande thyroïde ne produit pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes et altère le bien-être du Saluki.
- La Maladie de Cushing : également connue sous le nom d’hypercorticisme, cette maladie se caractérise par une production excessive de cortisol.
- La torsion de l’estomac : comme chez de nombreuses races de grande taille, les Salukis peuvent être prédisposés à la torsion de l’estomac, également appelée torsion gastrique. C’est une situation d’urgence médicale à éviter en donnant leur nourriture à distance des temps d’exercice.
- Les maladies auto-immunes : les Salukis peuvent être prédisposés à certaines maladies auto-immunes affectant leur peau, telles que le lupus érythémateux.
- Le cancer : comme de nombreux chiens, les Salukis sont exposés au risque de cancer comme l’hémangiosarcome qui est une forme agressive de cancer affectant les vaisseaux sanguins. Son évolution à bas bruit ne permet pas toujours de la détecter à temps.
- La sensibilité aux médicaments : certains salukis présentent une mutation génétique provoquant une réaction indésirable aux médicaments comme les anesthésiques.
- Les blessures : chiens particulièrement actifs, les Lévriers persans peuvent être sujets à des entorses, des élongations ou des fractures lors de leurs activités physiques.
L’espérance de vie moyenne d’un Lévrier persan est de 12 à 14 ans. La souscription d’une assurance santé chien vous permettent d’être remboursé partiellement ou totalement de vos frais vétérinaires en cas d’accident ou de maladie.

Quel est le prix pour adopter un chiot Lévrier Persan dans un élevage ?
Le prix d’un chiot Saluki peut varier de 1 000 à 3 000 euros en fonction de différents critères comme son apparence, son sexe et son pedigree.
On dénombre une trentaine de passionnés de cette race russe qui en font élevage. N’hésitez pas à visiter les différents établissements avant l’achat pour vous informer sur la race mais aussi la lignée de votre futur compagnon.
En conclusion, le Saluki incarne la grâce et l’histoire des chiens de chasse du Moyen-Orient. Sa silhouette majestueuse et son besoin d’exercice font de lui un compagnon très apprécié.
Santévet
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Hovawart
Originaire d’Allemagne, l’Hovawart est un chien loyal, intelligent et protecteur. Il est à la fois un excellent compagnon de famille et un chien de garde fiable, capable d’exercer des fonctions de travail comme le pistage ou le sauvetage.
L’essentiel (TL;DR) :
- L’Hovawart est un chien équilibré, proche de ses maîtres et naturellement protecteur.
- Il peut souffrir de maladies héréditaires coûteuses : une assurance santé chien permet d’anticiper ces frais et d’assurer son bien-être tout au long de sa vie.
Origines de la race Hovawart
L’Hovawart est une race de chien originaire d’Allemagne, et son histoire remonte à plusieurs siècles.
L’Hovawart est une race ancienne qui a été développée en Allemagne au Moyen-Âge, probablement aux alentours du 13e siècle. Son nom dérive du moyen haut-allemand, où « Hova » signifie « ferme » et « Wart » signifie « gardien« . Par conséquent, le Hovawart était initialement élevé pour servir de chien de garde pour les fermes et les propriétés.
Au fil des siècles, les Hovawarts ont fait l’objet d’une sélection en fonction de leurs compétences de gardiennage, de leur intelligence et de leur comportement équilibré. La race a donc développé des traits tels que la loyauté envers leur famille, la vigilance, le courage et la capacité à travailler en collaboration avec les humains.
Malheureusement, au cours des périodes de guerres et de troubles en Europe, la race a failli disparaître. Cependant, grâce aux efforts de quelques passionnés, elle a été rétablie et préservée au cours du 20e siècle.
L’Hovawart a été reconnu officiellement comme une race par la Verband für das Deutsche Hundewesen (VDD), l’organisme allemand de gestion des races de chiens, en 1937. Depuis lors, la race a gagné en popularité non seulement en Allemagne, mais aussi dans d’autres parties du monde.
Aujourd’hui, l’Hovawart est apprécié comme un chien de compagnie loyal et protecteur, ainsi que comme un chien de travail compétent dans divers domaines, notamment la recherche et le sauvetage, le pistage, et l’agilité. Ils sont connus pour leur nature douce avec leur famille tout en restant vigilants envers les étrangers, ce qui en fait d’excellents chiens de garde et de compagnie.
Caractère et aptitudes de l’Hovawart
L’Hovawart est un chien loyal, intelligent, et courageux.
Il est attaché à sa famille et se montre amical avec eux, tout en étant un excellent chien de garde. Son instinct protecteur en fait un gardien vigilant, tandis que son intelligence lui permet d’apprendre rapidement. Calme par nature, il peut être un compagnon de jeu agréable pour les enfants et s’entend bien avec d’autres animaux s’il est correctement socialisé.
Ses aptitudes comprennent le travail de garde et diverses tâches, telles que la recherche et le sauvetage, le pistage, l’agilité, et l’obéissance. Il possède un excellent flair.
Le maître idéal pour un chien Hovawart
Un Hovawart est un chien qui nécessite un maître dévoué et compétent pour s’épanouir pleinement.
Ce sont des chiens intelligents, mais ils ont également un esprit indépendant. Un maître expérimenté en éducation canine, de préférence avec une connaissance en méthodes de renforcement positif, sera en mesure de gérer leur intelligence et de les éduquer de manière efficace.
Les Hovawarts sont des chiens qui ont besoin d’une présence constante de leur maître. Ils ne sont pas adaptés à une vie où ils sont laissés seuls pendant de longues périodes. Un maître prêt à consacrer du temps et de l’attention à son chien est essentiel.
Ce sont des chiens actifs qui nécessitent un exercice quotidien. Un maître actif qui peut fournir des promenades régulières, du jeu et des activités physiques adaptées est idéal pour cette race.
Les Hovawarts ont un instinct protecteur prononcé. Un maître doit être capable de gérer cet instinct de manière appropriée, en les exposant à des situations sociales et en leur apprenant à être vigilants sans être agressifs envers les étrangers.
Idéalement, un maître pour un Hovawart devrait disposer d’un espace extérieur sécurisé où le chien peut se dépenser et jouer en toute sécurité.
Caractéristiques physiques de l’Hovawart
Le pelage et la couleur
L’Hovawart a un pelage dense et double, avec une sous-couche épaisse pour l’isolation. Le pelage est généralement de longueur moyenne, légèrement ondulé ou droit. Les couleurs de robe courantes sont le noir et feu, le noir et doré, et le blond. Les marques blanches sur le poitrail, les pieds et le bout de la queue sont parfois présentes, mais en quantité modérée.
Le poids et la taille
Le poids et la taille de l’Hovawart peuvent varier légèrement selon le sexe, mais en général, un mâle adulte mesure entre 63 et 70 centimètres au garrot et pèse entre 30 et 40 kilogrammes, tandis qu’une femelle adulte mesure entre 58 et 65 centimètres au garrot et pèse entre 25 et 35 kilogrammes.
La tête et le corps
Le regard de l’Hovawart est expressif avec des yeux de forme ovale et de couleur foncée.
Les oreilles sont de taille moyenne, attachées haut et tombent légèrement sur les côtés de la tête.
Le museau est bien proportionné à la tête, avec une truffe noire.
Le corps de l’Hovawart est robuste et bien musclé. Il a une poitrine profonde et une ligne du dos droite. La queue est portée en sabre ou légèrement incurvée et atteint jusqu’à la hauteur du jarret.
Entretien de l’Hovawart
Toilettage et hygiène
L’entretien de l’Hovawart nécessite un toilettage régulier pour son pelage dense, avec un brossage plusieurs fois par semaine et des bains occasionnels.
L’hygiène dentaire est essentielle, tout comme la coupe des griffes lorsque nécessaire.
Médecine préventive
Cette race active a besoin d’exercice quotidien pour rester en forme et équilibrée. Une alimentation de qualité adaptée à son âge et à son niveau d’activité est importante.
Les soins médicaux, y compris les vaccins, les traitements antiparasitaires et les examens de santé, sont primordiaux pour qu’il reste en bonne santé.
Maladies de l’Hovawart
L’Hovawart, comme toutes les races de chiens, peut être prédisposé à certaines maladies héréditaires ou génétiques :
– Dysplasie de la hanche ou du coude : cette affection est caractérisée par une mauvaise formation de l’articulation, ce qui peut entraîner de la douleur et de l’arthrose. Le dépistage précoce et la gestion de l’activité physique sont importants pour prévenir cette maladie.
– Hypothyroïdie : certains Hovawarts peuvent développer des problèmes de thyroïde, ce qui peut affecter leur métabolisme et provoquer divers symptômes.
– Tumeurs : comme de nombreuses races de chiens, les Hovawarts peuvent être prédisposés à certaines formes de cancer, notamment les mastocytomes et les lymphomes.
– Atopie : la dermatite atopique est une affection cutanée allergique qui peut provoquer des démangeaisons et des irritations de la peau chez les Hovawarts sensibles aux allergènes environnementaux.
– Troubles cardiaques : certaines lignées d’Hovawarts peuvent être prédisposées à des problèmes cardiaques, notamment la cardiomyopathie dilatée.
– Problèmes oculaires : Des affections oculaires héréditaires, telles que la cataracte et l’entropion, peuvent affecter certains Hovawarts.
– Problèmes de digestion : Comme de nombreux chiens, les Hovawarts peuvent souffrir de troubles digestifs, notamment la sensibilité alimentaire et la maladie inflammatoire de l’intestin.
L’Hovawart peut être sujet à certaines maladies héréditaires ou à des accidents liés à son activité. Pour faire face sereinement aux frais vétérinaires, une assurance santé pour chien est vivement recommandée. Elle permet de prendre soin de lui sans se soucier du budget.
Espérance de vie de l’Hovawart
L’espérance de vie moyenne d’un Hovawart est généralement d’environ 10 à 14 ans.
Quel est le prix pour adopter un chiot Hovawart en élevage ?
En général, le prix d’un chiot Hovawart peut varier de 800 à 2 500 euros.
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L’épilepsie chez le chien
Qu’est-ce qui déclenche une crise d’épilepsie chez le chien ?
Les crises d’épilepsie ou crises convulsives chez les chiens peuvent être déclenchées par divers facteurs.
Les causes toxiques ou métaboliques
Les causes toxiques ou métaboliques impliquent l’exposition à des substances toxiques, telles que certains aliments, plantes, médicaments, ou des troubles métaboliques comme des problèmes de foie ou de rein (shunt hépatique, insuffisance rénale sévère…).
Origine cérébrale
Les crises convulsives peuvent être secondaires à des lésions cérébrales, des tumeurs, des traumatismes crâniens ou des infections (méningite) qui affectent le fonctionnement normal du cerveau.
Epilepsie idiopathique
L’épilepsie idiopathique fait référence à une forme d’épilepsie sans cause évidente, souvent d’origine génétique, où les crises surviennent sans qu’aucune cause sous-jacente ne puisse être identifiée. C’est de cette maladie-là dont nous allons parler, c’est l’épilepsie primaire, c’est-à-dire qui n’est pas causée par des facteurs extérieurs.
Quelles sont les races prédisposées à l’épilepsie ?

Chez certaines races de chiens, il a été mis en évidence une anomalie génétique responsable de l’épilepsie primaire : Lagotto Romagnolo, Berger Belge et Boerbull.
Dans certaines autres races, une prédisposition a été mise en évidence : Beagle, Berger Allemand, Berger Australien, Berger Tervuren, Border Collie, Border terrier, Bouvier Bernois, Boxer, Caniche standard, Cavalier King Charles Spaniel, Dalmatien, Golden retriever, Grand Bouvier Suisse, Irish Wolfund, Labrador retriever, Petit Basset Griffon Vendéen, Spinone Italien, Spitz Finlandais, Spitz nain, Springer Anglais, Teckel, Vizsla.
A quel âge se déclenche l’épilepsie ?
Dans le cas de l’épilepsie idiopathique, qui est associée à des facteurs génétiques, les symptômes peuvent commencer à se manifester entre l’âge de six mois et cinq ans.
Concernant les autres causes de crises convulsives, elles peuvent survenir à n’importe quel âge en cas d’intoxication. Pour les causes métaboliques et cérébrales, elles surviennent généralement sur des chiens plutôt âgés.
Symptômes : comment savoir si mon chien fait des crises d’épilepsie ?
Les symptômes d’une crise d’épilepsie chez les chiens peuvent varier en fonction de la gravité de la crise :
– Agitation, changement de comportement avant la crise ;
– Convulsions soudaines et involontaires, souvent de l’ensemble du corps, accompagnées de tremblements musculaires ;
– Perte de conscience ou d’orientation pendant la crise ;
– Hypersalivation pendant la crise ;
– Incontinence urinaire et fécale pendant la crise ;
– Comportement confus ou désorienté après la crise (phase de récupération).
Si vous soupçonnez que votre chien a eu une crise d’épilepsie, il est important de consulter immédiatement un vétérinaire pour un diagnostic précis.
Comment diagnostiquer l’épilepsie chez le chien ?
Le diagnostic de l’épilepsie primaire ou idiopathique se fait en plusieurs étapes et examens complémentaires :
– Anamnèse et examen clinique : Le vétérinaire recueillera des informations détaillées sur les antécédents médicaux du chien (notamment s’il a pu être exposé à un produit toxique) et effectuera un examen complet pour détecter tout signe de problèmes de santé sous-jacents.
– Analyses sanguines : Des analyses de sang peuvent être effectuées à la recherche d’un trouble métabolique.
– Examens d’imagerie : Si aucune cause toxique ou métabolique n’a pu expliquer les crises convulsives, des examens d’imagerie du cerveau (IRM) sont réalisés pour identifier toute anomalie structurelle ou lésion cérébrale pouvant être associée à l’épilepsie.
– Diagnostic d’exclusion : Si aucune cause toxique, métabolique ou cérébrale n’a été identifiée, le vétérinaire peut conclure à une épilepsie idiopathique.
Une fois le diagnostic d’épilepsie établi, un traitement pourra être mis en place.
Quels traitements pour un chien épileptique ?

Un chien ne peut pas guérir de l’épilepsie. Il aura cette maladie toute sa vie. Le traitement vise à réduire la fréquence et l’intensité des crises :
– Médicaments antiépileptiques : Des médicaments tels que le phénobarbital, le bromure de potassium, l’imépitoïne et le diazépam peuvent être prescrits pour contrôler les crises. Le vétérinaire ajustera la posologie en fonction de la réponse du chien au traitement. Il doit être donné à heures fixes.
– Régime alimentaire spécifique : Certains chiens peuvent bénéficier d’un régime alimentaire spécifique, tel qu’un régime pauvre en glucides ou en céréales, qui peut aider à réduire la fréquence des crises.
– Gestion du stress et du mode de vie : La réduction du stress et l’adoption d’un mode de vie avec des habitudes régulières peuvent contribuer à prévenir les déclencheurs potentiels de crises chez les chiens épileptiques.
– Suivi vétérinaire régulier : Un suivi régulier avec le vétérinaire est essentiel pour surveiller la réponse du chien au traitement, ajuster la posologie des médicaments si nécessaire et détecter tout effet secondaire potentiel.
Il ne faut surtout pas interrompre le traitement ou diminuer les doses sans consulter un vétérinaire : tout changement peut conduire à l’apparition soudaine de crises convulsives très intenses.
Que faire quand un chien fait une crise d’épilepsie ?

Si votre chien fait une crise d’épilepsie, il est important de garder son calme et de suivre les étapes suivantes
– Assurez-vous que l’environnement autour du chien est sécurisé en éloignant tout objet dangereux ou pointu qui pourrait le blesser pendant la crise.
– Ne tentez pas de restreindre les mouvements de l’animal ou de mettre vos doigts dans sa bouche, car cela pourrait entraîner des blessures, même involontaires, pour vous ou pour le chien.
– Si votre vétérinaire vous a laissé des ampoules de diazépam, administrez-en à votre chien par voie intra-rectale, en suivant bien la dose prescrite. Réitérer jusqu’à 3 fois maximum, en espaçant de 2 minutes entre chaque administration.
– Si la crise ne passe pas au bout de 10 minutes, c’est un cas d’urgence : consultez un vétérinaire au plus vite.
– Notez la date et la durée de la crise pour informer votre vétérinaire, car cela peut aider à évaluer l’efficacité du traitement.
– Une fois que la crise est terminée, mettez le dans chien un environnement calme et rassurant pour l’aider à récupérer.
Consultez votre vétérinaire dès que possible pour discuter de la fréquence et de l’intensité des crises, et pour déterminer si des ajustements au plan de traitement sont nécessaires.
Un chien peut-il mourir d’une crise de convulsions ?
Bien que rare, il est possible pour un chien de mourir des suites d’une crise de convulsions, ou avoir des séquelles irréversibles, surtout si la crise est particulièrement sévère ou prolongée. Les complications liées aux convulsions peuvent inclure une surchauffe du corps (hyperthermie), une asphyxie, un manque d’oxygénation au cerveau, des blessures traumatiques causées par les mouvements incontrôlables pendant la crise, ou encore des arythmies cardiaques.
Quelle espérance de vie pour un chien épileptique ?
L’espérance de vie d’un animal épileptique peut varier considérablement en fonction de divers facteurs, notamment la gravité et la fréquence des crises, la réponse au traitement, la présence de toute affection médicale sous-jacente, ainsi que la race et l’âge du chien.
Avec un traitement approprié et une gestion adéquate de la pathologie, de nombreux chiens épileptiques peuvent vivre une vie relativement normale et atteindre une espérance de vie similaire à celle des chiens non épileptiques de leur race.
Les crises d’épilepsie ou d’autres maladies peuvent malheureusement toucher votre chien au cours de sa vie. Grâce à l’assurance santé chien de Santévet, vous bénéficiez d’une prise en charge de vos frais vétérinaires et accédez à de nombreux autres avantages pour assurer son bien-être au quotidien.
En conclusion :
L’épilepsie chez le chien est une affection neurologique complexe qui peut affecter différentes races à tout âge, même si certaines sont prédisposées. Bien que la gestion des crises puisse être difficile, un diagnostic précoce, un traitement adapté et un suivi vétérinaire régulier peuvent aider à améliorer la qualité de vie et la longévité des chiens épileptiques. Une crise convulsive ne doit jamais être prise à la légère, et doit obligatoirement motiver un rende-vous chez le vétérinaire.
Sources :
– « Guide thérapeutique et clinique vétérinaire. chiens et chats« , G. Bourdoiseau et al. Les éditions du Point vétérinaire, 2017
– « L’épilepsie chez le chien et le chat« , E. Goffart, Le Point Vétérinaire, Ma revue n° 1622 du 01/03/2015
– « Le traitement de l’épilepsie chez le chien », G. Bieder, thèse vétérinaire, 2001
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L’anorexie chez le chien
Anorexie chez le chien : qu’est-ce que c’est ?
L’anorexie chez le chien signifie une perte d’appétit totale, c’est-à-dire que le chien cesse complètement de manger, et parfois de boire. C’est une condition sérieuse qui peut être un symptôme de divers problèmes de santé sous-jacents.
Contrairement à l’anorexie humaine, les chiens ne choisissent pas délibérément de ne pas manger : l’anorexie canine est généralement associée à des troubles médicaux, tels que des infections, des problèmes gastro-intestinaux, des maladies systémiques, des troubles dentaires, des problèmes métaboliques, des troubles hormonaux, ou même des troubles du comportement.
Combien de temps un chien peut-il rester sans manger ?

Le temps qu’un chien peut rester sans manger varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment la taille, l’âge, la santé générale du chien et la raison sous-jacente de la perte d’appétit. En règle générale, un chien en bonne santé peut survivre quelques jours sans manger, mais cela ne signifie pas que c’est acceptable ou sans conséquences.
Si un chien refuse de manger pendant plus de 24 à 48 heures, cela peut être un signe de problème de santé sous-jacent, et une consultation vétérinaire est fortement recommandée. Certains chiens peuvent développer des problèmes de santé graves en raison de la privation alimentaire, notamment des problèmes hépatiques liés à la mobilisation excessive des graisses.
La perte d’appétit prolongée peut être le symptôme d’un problème médical sérieux, et la cause sous-jacente doit être identifiée et traitée.
Quelles sont les causes de l’anorexie canine ?
L’anorexie chez le chien peut avoir de très nombreuses causes, et il est important de consulter un vétérinaire pour déterminer son origine. Voici les plus fréquentes :
– Problèmes dentaires : La douleur associée à des problèmes de la cavité buccale (gingivite, tartre) peut rendre difficile pour un chien de manger.
– Maladies gastro-intestinales : Les infections (parvovirose), les inflammations, les occlusions ou d’autres troubles gastro-intestinaux peuvent entraîner une perte d’appétit.
– Problèmes hépatiques ou pancréatique : Les maladies du foie ou du pancréas peuvent influencer l’appétit et la capacité à digérer les nutriments.
– Infections : Les infections bactériennes ou virales peuvent provoquer une perte d’appétit, notamment si l’animal présente de la fièvre.
– Problèmes métaboliques : Des troubles métaboliques tels que le diabète sucré, les troubles thyroïdiens, ou les déséquilibres électrolytiques peuvent affecter l’appétit.
– Troubles hormonaux : Des anomalies hormonales, comme celles liées aux glandes endocrines, peuvent influencer le comportement alimentaire.
– Traumatismes : Un chien blessé ou ayant subi un traumatisme peut perdre l’appétit en raison de la douleur ou du stress.
– Tumeurs : Les tumeurs, en particulier celles affectant le système digestif, peuvent causer une anorexie.
– Troubles psychologiques : Le stress, l’anxiété, la dépression ou d’autres problèmes émotionnels peuvent également entraîner une perte d’appétit.
– Intoxication alimentaire : L’ingestion de substances toxiques peut provoquer une aversion pour la nourriture.
– Problèmes cardiaques : Certaines pathologies cardiaques peuvent provoquer une perte d’appétit.
Finalement, n’importe quelle pathologie non prise en charge peut provoquer une perte d’appétit chez le chien.
Comment diagnostiquer la cause de l’anorexie ?

Le diagnostic de la cause de l’anorexie chez le chien se fait par un vétérinaire, et nécessite souvent des examens complémentaires :
– Examen clinique : Le vétérinaire commencera par réaliser un examen approfondi du chien, afin d’évaluer son état d’hydratation et son poids, il palpera également son abdomen.
– Antécédents médicaux : Le vétérinaire posera des questions détaillées sur l’alimentation, le comportement alimentaire, les habitudes d’exercice, les changements récents dans l’environnement, et tout symptôme associé à l’anorexie. Ces informations peuvent fournir des indices sur la cause de l’anorexie.
– Prise de sang, analyse d’urine : Un bilan sanguin et urinaire peuvent aider à identifier des problèmes tels que des infections, des troubles métaboliques, des anomalies hormonales, des insuffisances rénale ou hépatique, ou des signes d’inflammation.
– Radiographies : Des radiographies peuvent être réalisées pour évaluer les organes internes, les os, et détecter la présence de masses ou de tumeurs.
– Échographie : Cet examen peut être utilisé pour visualiser les organes internes tels que le foie, les reins, et d’autres structures abdominales.
– Biopsies : Si des masses ou des anomalies sont détectées, des biopsies peuvent être réalisées pour déterminer la nature spécifique du problème.
– Analyses fécales : Des tests de selles peuvent être effectués pour rechercher des parasites ou des infections gastro-intestinales.
– Tests spécifiques : En fonction des symptômes et des résultats préliminaires, d’autres tests spécifiques peuvent être recommandés, tels que des tests hormonaux, des tests de fonction hépatique, etc.
Traitement de l’anorexie chez le chien
Une fois la cause identifiée, le vétérinaire pourra mettre en place le traitement. Cela peut inclure des médicaments, des interventions chirurgicales, des changements alimentaires ou d’autres approches en fonction de la nature du problème. Les frais vétérinaires (consultation, examens, traitements…) sont remboursés jusqu’à 100 % par l’assurance santé pour chien.
Pourquoi mettre un chien sous perfusion ?
Mettre un chien sous perfusion en cas d’anorexie permet de réhydrater l’animal et fournir un soutien nutritionnel. L’anorexie chez les chiens peut entraîner une diminution de la consommation d’eau et une perte de poids rapide : la perfusion intraveineuse permet de rétablir l’hydratation en administrant des liquides directement dans la circulation sanguine, évitant ainsi des complications métaboliques. De plus, elle offre un moyen d’administrer efficacement des nutriments et des médicaments pour traiter la cause sous-jacente de l’anorexie.
Médicaments pour stimuler l’appétit
Plusieurs médicaments peuvent être prescrits par un vétérinaire pour stimuler l’appétit chez les chiens. Ces médicaments sont souvent prescrits en parallèle du traitement de la cause sous-jacente de l’anorexie.
L’administration de ces médicaments doit être supervisée par un vétérinaire, car chaque chien réagit différemment et des effets secondaires peuvent survenir. Ces médicaments ne traitent pas la cause sous-jacente, mais peuvent aider à encourager la prise alimentaire pendant que le vétérinaire travaille à identifier et à traiter la cause spécifique de l’anorexie.
Alimentation pour chien anorexique
Lorsqu’un chien est anorexique, une alimentation adaptée est très importante pour favoriser sa récupération. Le vétérinaire peut recommander des aliments hautement appétissants, souvent sous forme de pâtées. Ce sont des aliments facilement digestibles et riches en nutriments. Si nécessaire, des compléments alimentaires ou des vitamines peuvent être ajoutés.
Si la cause sous-jacente de l’anorexie a été identifiée, une alimentation spécifique à la pathologie peut être prescrite (par exemple, un aliment spécialement formulé pour les troubles hépatiques).
Mon chien âgé mange moins, dois-je m’inquiéter ?
La diminution de l’appétit chez un chien âgé peut être normale, mais cela peut aussi être le signe de problèmes de santé sous-jacents. Il est important de surveiller attentivement les changements dans le comportement alimentaire de votre chien et de consulter un vétérinaire si vous observez d’autres symptômes. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à une diminution de l’appétit chez les chiens âgés, notamment des problèmes dentaires, des troubles gastro-intestinaux, des douleurs articulaires, des troubles métaboliques, ou même des changements dans les sens olfactifs ou gustatifs liés au vieillissement.
Si votre chien montre des signes de fatigue, de perte de poids inexpliquée, de vomissements, de diarrhée persistante, ou d’autres symptômes inquiétants, il est recommandé de consulter rapidement un vétérinaire. Un examen médical approfondi et éventuellement des tests diagnostiques peuvent aider à identifier la cause sous-jacente de la diminution de l’appétit et à élaborer un plan de traitement approprié pour assurer le bien-être de votre chien âgé.
Comment faire manger un chien qui en veut plus manger ?

Encourager un chien à manger lorsque celui-ci refuse peut être un défi, mais il existe quelques astuces que vous pouvez essayer :
– Changer de nourriture : Essayez de proposer une nouvelle marque ou une nouvelle saveur (sauf si votre chien a un aliment thérapeutique)
– Réchauffer la nourriture : La nourriture tiède peut être plus attrayante pour certains chiens.
– Ajouter des ingrédients appétissants : Essayez d’ajouter des aliments appétissants comme du bouillon de poulet non salé, du yaourt nature, ou des morceaux de viande maigre.
– Fréquence des repas : Proposez de petites quantités de nourriture plus fréquemment au lieu de deux gros repas par jour.
– Éviter les distractions : Assurez-vous que l’environnement est calme et exempt de distractions pendant les repas.
– Exercice physique : L’exercice régulier peut stimuler l’appétit, mais ne forcez pas l’activité physique intense après les repas.
– Alimentation à la main : Essayez de nourrir votre chien à la main pour susciter de l’intérêt.
Si les problèmes persistent, la consultation avec un vétérinaire est essentielle pour évaluer la situation et élaborer un plan de traitement adapté à la santé et aux besoins spécifiques de votre chien.
En conclusion :
L’anorexie chez le chien peut avoir de très nombreuses origines, est peut parfois être le seul symptôme d’une maladie grave. L’examen par un vétérinaire est essentiel pour déterminer la cause de l’anorexie et la traiter.
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Chiens âgés : quels troubles et quelles maladies
Les chiens seniors peuvent être affectés par la plupart des maladies qui touchent également les animaux plus jeunes, mais certains troubles prennent une dimension particulière chez eux.
Les troubles les plus fréquents chez les chiens seniors sont :
L’obésité ;
Les troubles cardiaques et respiratoires : valvulopathies, myocardiopathies, hypertension, bronchite chronique ;
Les troubles gastro-intestinaux : affections bucco-dentaires, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ;
Les troubles uro-génitaux : maladie/insuffisance rénale, infection des voies urinaires, incontinence urinaire, maladie de la prostate, atteinte hépatobiliaire ;
Les troubles endocriniens : hypothyroïdie, hyperadrénocorticisme, diabète sucré ;
Les troubles orthopédiques : arthrose ;
Les troubles sensoriels : kératoconjonctivite sèche, cata racte, affections de la rétine, surdité ;
Les troubles de la peau : tumeurs cutanées ;
Les cancers : il faut soigneusement examiner les chiens seniors pour les tumeurs suivantes que l’on peut facilement laisser échapper :
Les adénocarcinomes mammaires ;
Les carcinomes de la vessie ou de l’urètre se présentant sous la forme d’une dysurie ou d’une hématurie ;
Carcinomes épidermoïdes apparaissant comme une affection unguéale ;
Tumeurs de la cavité buccale, cutanées ou sous-cutanées ;
Lymphosarcomes extra-ganglionnaires qui sont à l’origine de symptômes gastro-intestinaux, d’hépatomégalie ou de masses des tissus mous ;
Les troubles du comportement/neurologiques : dés orientation, perte de la propreté, diminution de la réactivité, activité sans but ou répétitive, confusion, angoisse, phobies, vocalises anormales, cycles du sommeil perturbés, perte de mémoire, irritabilité ou anxiété de séparation, comportement destructeur, dysfonctionnement cognitif.
Evaluer son état de santé
Comme pour le chien senior en bonne santé, établir une anamnèse minutieuse et réaliser un examen clinique en faisant particulièrement attention aux aspects qui deviennent préoccupants avec l’âge sont les deux éléments les plus importants lorsque l’on évalue l’état d’un patient.
Outre les analyses biologiques minimales et examens complémentaires indiquées pour le chien en bonne santé, doivent aussi être analysés : les électrolytes, le phosphore, les bicarbonates et le CO2 total. La pression artérielle doit également être mesurée.
Les autres tests (imagerie médicale, ECG, tests endocriniens, histopathologie) doivent faire partie du bilan en fonction de la liste des problèmes et des diagnostics différentiels. Enfin, si une maladie oculaire est suspectée, il faut envisager la tonométrie pour le glaucome et le test de Schirmer pour la kérato-conjonctivite sèche.
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Source : Laboratoire BIOtty’s – 33000 Bordeaux – France
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Pourquoi faire stériliser/castrer son chien ou chat
Faire au moins une saillie, avoir une portée ou une nichée… n’est pas une obligation pour les chiens et chats. Cela ne résout en rien les problèmes de comportement, voire peut en aggraver certains. Les idées reçues ont la vie dure ! Quand on ne cherche pas à offrir une descendance à son animal, le mieux est d’envisager une stérilisation/castration précoce de son chien ou de son chat. Pour son bien-être et éviter aussi certaines maladies. Cela assure par ailleurs le « confort » du maître et permet de lutter contre les abandons, trafics d’animaux et euthanasies. En Belgique, la stérilisation systématique des chats a créé la polémique.
Le chat ou le chien mâle doit avoir au moins une fois des petits dans sa vie et faire une saillie : pas du tout ! La femelle (chienne et chatte) n’a pas la nécessité non plus d’avoir des bébés et de mettre bas à tout prix.
Faire faire une nichée à sa chienne ou une portée à sa chatte est une responsabilité. Certaines grossesses peuvent être à risques et imposer, par exemple, une mise bas par césarienne.
De plus, avoir des bébés exige d’y consacrer du temps… et de l’argent. Puis que faire des petits une fois ceux-ci sevrés ?
L’idée selon laquelle avoir des bébés « calmera » le chien ou le chat et influencera positivement sur son caractère, n’est pas du tout certain.
Au contraire, une stérilisation ou une castration de l’animal peut éviter certains comportements indésirables : « esprit bagarreur », fugues, marquages urinaires, etc. Même si tous les troubles du comportement ne se solutionnent pas systématiquement avec la stérilisation/castration. Car, parfois, c’est une thérapie comportementale initiée par le vétérinaire et une remise en cause de la relation avec l’animal qui résoudra certains problèmes.
Mais une stérilisation/castration précoce peut contribuer à éviter certains problèmes de santé : infections utérines voire tumeurs mammaires chez la chienne, et certains cancers chez le mâle (prostate, testicules).
Le recours à une pilule contraceptive pour la femelle n’est pas une bonne solution. Pas plus que la contraception par injection, qui n’est pas recommandée. Pour le mâle, en revanche et avant de prendre la décision de le faire castrer, il demeure possible d’utiliser un implant qui va « bloquer » la libido du chien. Tous renseignements peuvent être obtenus auprès de votre vétérinaire à ce sujet.
Il est trop tard pour le faire stériliser : non !
Certains maîtres redoutent l’intervention en vue de la stérilisation ou de la castration. Cette dernière est encore moins bien ‘’perçue’’ pour l’animal pour le propriétaire de sexe masculin qui y voit par « transposition » une perte de virilité de son compagnon, en quelque sorte ! A force d’attendre et de repousser la décision, les maîtres finissent souvent par penser que cela est trop tard et s’y résignent.
Stérilisation et castration sont des techniques que maîtrisent très bien les vétérinaires. Et qu’il y a tout intérêt à envisager de manière précoce. Vers l’âge de 5/6 mois chez le chat ; et chez le chien, en fonction de sa race et de sa taille, vers 6/12 ou 18 mois. Quel que soit l’âge de l’animal, il est possible d’en parler avec votre vétérinaire afin de faire le point pour l’envisager.
Une étude américaine conduite par Banfield (la plus importante chaîne de cliniques vétérinaires du pays) a mis en avant que les chiens mâles castrés vivent 18% de plus que ceux qui ne le sont pas ; un taux qui s’établit à 23% chez les femelles.
Chez les chats, toujours selon cette étude, les mâles castrés vivent 62% de plus que ceux qui ne le sont pas ; un taux qui s’établit à 39% chez les femelles.
L’animal va grossir : ce n’est pas une fatalité
L’embonpoint qui peut en résulter n’est pas une fatalité. Cela n’est en tout pas à redouter. Quelques mesures peuvent être prises pour prévenir le risque de prise de poids : revoir le mode d’alimentation et les rations sur les conseils du vétérinaire, mise en place d’exercices, etc.
Un chien castré ou une chienne stérilisée n’en sera pas moins « aimant » (idem pour un chat). Du point de vue du comportement, si la castration/stérilisation a lieu suffisamment tôt et dès lors que l’animal est équilibré (sans problèmes comportementaux particuliers avant l’intervention), cela peut permettre d’éviter les comportements belliqueux. S’il s’agit d’un chien destiné à la compagnie et à la garde, voire au sport ou à certaines activités, cela ne lui enlèvera absolument rien quant à ses aptitudes et ses performances.
La stérilisation ou la castration, en temps normal, n’est pas une maladie ni un accident. C’est pour cela qu’elle n’est pas prise en charge par l’assurance santé animale… en dehors d’un problème qui l’imposerait. Alors, l’assurance santé animale permettra une prise en charge des frais.
Stériliser la femelle oui… de manière bien indiquée
« Que ce soit chez le chien ou chez le chat, chez les mâles ou chez les femelles, il ne semble pas y avoir d’âge limite pour la stérilisation, c’est-à-dire qu’elle sera efficace si elle est bien indiquée », explique le Dr Valérie Dramard, vétérinaire comportementaliste.
Grossesse nerveuse chez la chienne, c’est parce qu’elle n’a pas eu de petits. Non plus !
La grossesse nerveuse chez la chienne (pseudo-gestation) est un problème hormonal. Ce n’est pas parce qu’elle va jeter son dévolu sur un jouet, une peluche, faire son « nid », etc. que cela signifie qu’elle est mal de maternité ! Le fait d’avoir une portée ne lui serait d’aucune utilité. Tant physiquement que psychiquement.
Il est important de consulter le vétérinaire lors d’un épisode de grossesse nerveuse. Dans un premier temps, le vétérinaire vérifiera que la chienne n’est pas gestante. Ce qui peut arriver sans que l’on s’en aperçoive suivant le mode de vie de l’animal ! Ensuite, il prescrira un traitement hormonal afin de stabiliser son état.
A noter que durant ce phénomène, les chiennes peuvent changer de comportement, être davantage irascibles voire agressives parfois. Il convient donc d’être vigilant, notamment lors de la présence d’enfants auprès de la chienne dans le même foyer.
Pertes sanguines, « sérénades », excitations et fugues… des questions de confort pour tous
Si le bien-être et la santé des animaux pour lesquels la reproduction n’est pas envisagée ont à y gagner d’être stérilisés ou castrés, c’est aussi le confort du maître dont il est question.
Une chatte en chaleurs va miauler, se frotter. Un chien va hurler à la mort, cherchant parfois à fuguer et repérer une femelle en chaleurs à plusieurs kilomètres à la ronde… Une chienne va avoir des pertes de sang, discrètes au départ puis de plus en plus abondantes.
Même s’il existe des « couches »/« culottes » adaptées, cela n’est finalement pas dans leur nature que de porter de tels « attributs » !
Si les pertes sanguines chez la chienne (elles ne doivent pas apparaître pas chez la chatte lors de ses chaleurs) s’accompagnent d’autres troubles (baisse de l’appétit, diarrhée, plaintes…), il est recommandé de consulter le vétérinaire.
Stérilisation obligatoire des chats en Belgique : une question qui fait débat
Une loi a été votée en 2012 sur proposition de la ministre L. Onkelinx, afin de mettre en place un plan pluriannuel sur la stérilisation des chats. Un plan en plusieurs phases.
Ainsi, depuis le 1er septembre 2014, chaque chat doit être stérilisé, identifié et enregistré avant d’être donné ou vendu. Seuls les chats destinés à un élevage agréé ou à des personnes ne vivant pas en Belgique peuvent être vendus ou donnés sans avoir été stérilisés au préalable.
De nombreux vétérinaires belges se sont opposés à cette loi. Selon eux, elle ne réglerait pas à elle seule le problème des chats errants et de la surpopulation féline en Belgique. Une prise de position qui a été notamment relayée par l’UPV (Union Professionnelle vétérinaire).
Pour de nombreux vétérinaires, une stérilisation systématique et obligatoire de tous les chats, dès lors qu’elle est pratiquée de manière trop précoce, n’est pas sans danger pour la santé de l’animal. Même si les protocoles mis en place sont adaptés à de telles interventions.
Certains craignent par ailleurs que le coût de la stérilisation obligatoire – 100 € environ – entraîne finalement plus d’abandons encore et donc d’euthanasies. Quelque 9 000 chats seraient endormis dans les refuges de Belgique chaque année.
A lire : Reproduction : des préservatifs pour chien et chat !
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Le chien peut-il se laisser mourir de chagrin ? Mireille Darc en témoigne
Triste sujet, mais pourtant la question se pose : le chien peut-il se laisser mourir de chagrin, voire développer une maladie, comme une tumeur par exemple, suite à un stress ? Mireille Darc assure pour sa part qu’un de ses chiens serait mort de désespoir après sa séparation d’avec Alain Delon…
Le chien est-il capable d’émotion ? Oui d’après une étude menée par des chercheurs de l’université d’Atlanta (Géorgie, États-Unis), qui ont réussi à déterminer que la partie du cerveau du chien associée à l’affection était pratiquement identique à celle des hommes.
Les chiens sont capables d’éprouver des émotions comme de l’amitié.
Les chiens sont comme les humains
« Les chiens sont comme les humains. » Telle était pour sa part la conclusion de d’une autre analyse. Celle de Gregory Berns, professeur de neuro-économie à l’université américaine d’Emory (Géorgie).
Donc, il apparaît tout à fait normal qu’un chien puisse ressentir un stress. Ce dernier peut d’ailleurs favoriser ou déclencher une maladie ou un trouble. Comme par exemple la torsion dilatation d’estomac dont on dit que seule l’ingestion d’aliment ou la prise de boisson avant de fournir des efforts ne sert plus uniquement à l’expliquer.
Un état de stress peut aussi comliquer ou ralentir la guérison d’une maladie, comme une tumeur. Cela n’est pas propre à l’animal. On l’évoque également en médecine humaine.
L’angoisse peut générer ou favoriser des troubles et problèmes de santé
Le stress ou l’angoisse peut aussi générer des troubles du comportement avec des répercussions sur la santé. Ces problèmes sont d’ailleurs pris en charge par l’assurance santé animale (mutuelle chien) dans le cadre d’une consultation avec un vétérinaire comportementaliste.
Problème qui peuvent venir de l’attitude du maître et entraînant chez son chien notamment ce que l’on nomme l’anxiété de séparation.
De la tristesse encore… le chien peut en ressentir, voire ou jouer pour certains !
Le chien est incapable de suicide !
suicide, des vétérinaires estiment que l’acte consistant à mettre fin à ses jours volontairement ne peut être retenu.
En revanche, on connaît de nombreux cas de chiens qui ont veiller sur la tombe de leur maître (Greyfriars Bobby, le skye terrier dont une statue est érigée à Edimbourg – photo -, le chien Hatchi qui attendait tous les soirs son maître à la gare alors que celui-ci était décédé, etc.).
Ce qui est certain, est que le chien peut souffrir de dépression. Tout comme le chat, qui peut également être dépressif et développer des troubles.
Mais le chien peut être dépressif
La dépression chez le chien peut intervenir à la suite de la disparition d’un de ses maîtres ou de son propriétaire, d’un changement de vie, de la perte d’un animal avec lequel il vivait, d’une hospitalisation…
Le chien dépressif doit être conduit en consultation. Le vétérinaire cherchera dans un premier temps l’origine des symptômes afin d’écarter la présence d’une maladie.
Un traitement spécifique sera mis en place et le maître devra aussi s’investir en consacrant du temps à son compagnon afin de l’aider à retrouver au plus vite sa joie de vivre.
Mireille Darc : « Mon chien s’est laissé mourir de désespoir. »
Dans une interview accordée au Parisien, la comédienne Mireille Darc a évoquer les moments difficiles de sa vie, entre autres sa séparation avec Alain Delon. On connaït d’ailleurs la passion que voue Alain Delon pour les chiens.
« On pense toujours aux enfants en cas de divorce mais quid des animaux ? », explique-t-elle.
« C’est une lourde responsabilité. Je n’en ai plus à cause de cela. Quand Alain Delon et moi nous sommes séparés, Manu, notre mastiff napolitain (…) pleurait tellement de ne pas nous voir ensemble qu’il a développé un cancer », assure Mireille Darc.
« Il est mort de désespoir. »
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Cancer de la peau : une cause de mortalité chez le chien
A chaque époque correspond une maladie, une pandémie, dont la seule évocation fait frémir les humains. Au XXIe siècle, il s’agit du cancer. Principale cause de décès chez l’homme, cette pathologie emporte près de la moitié des chiens de race mourant de maladie et la moitié des chiens de plus de 10 ans.
Maladie à composante génétique, le risque de cancer s’accroit à mesure du vieillissement de l’animal. Les vétérinaires et les maîtres sont de plus en plus conscients de la menace que cette affection fait planer sur les chiens. Les statistiques indiquent qu’un chien sur cinq développera un cancer au cours de sa vie, la forme la plus commune étant le cancer de la peau.
De fait, les vétérinaires sont plus souvent consultés par les propriétaires de chiens pour des problèmes cutanés que pour n’importe quel autre type de trouble ou de maladie. La peau des chiens est presque aussi sensible que la peau humaine et tous deux souffrent des mêmes troubles (hormis l’acné). C’est pourquoi la dermatologie est devenue une spécialité pratiquée par beaucoup de vétérinaires.
Les animaleries vendent des produits contre les maladies de la peau (avec un succès très aléatoire), mais la plupart de ces produits traitent les symptômes sans régler le problème de fond, sans parler des effets secondaires.
Certaines règles d’hygiène alimentaire se sont certes avérées efficaces pour limiter l’apparition ou le développement du cancer de la peau chez le chien. Ainsi des compléments nutritionnels tels que les acides gras oméga-3, les TCMs ou les acides aminés comme la glutamine ont démontré leur utilité chez les chiens, notamment les races plus sujettes au cancer.
Modifications cutanées d’abord inaperçues
Les progrès de la médecine vétérinaire concernant le suivi thérapeutique et le traitement des cancers laissent, par ailleurs, espérer un avenir moins sombre pour les générations canines à venir. Et puisqu’on soupçonne une intervention de la génétique, on peut toujours ne pas faire se reproduire un animal dont un parent, proche ou lointain, a été atteint par la maladie. Le cancer n’apparaissant généralement qu’à un âge avancé, c’est la seule façon d’évaluer le risque chez un chien par ailleurs sain.
Mais ce que l’on ignore trop souvent ce sont les méfaits du soleil sur le chien. En effet, si l’origine des tumeurs malignes de la peau est souvent inconnue et que certains virus peuvent parfois être mis en cause, il n’en reste pas moins que le dysfonctionnement hormonal et les rayonnements solaires sont à l’origine du développement de bon nombre de cancers cutanés chez le chien de race.
La multiplication excessive des cellules tumorales est à l’origine de modifications cutanées qui passent d’abord inaperçues, mais qui rapidement provoquent des signes cliniques, qui doivent » faire penser cancer « .
Il s’agit essentiellement de lésions en relief, sous la forme de plaques, d’excroissances, de nodules, de plus ou moins grande taille, qui peuvent s’ulcérer et saigner. Ces lésions apparaissent dans n’importe quelle zone du tégument cutané, et évoluent plus ou moins rapidement. Retenons que l’aspect des différents types tumoraux est dans l’ensemble relativement semblable, même si certaines tumeurs peuvent avoir des caractéristiques évocatrices. La conséquence directe est la difficulté, voire l’impossibilité d’affirmer le caractère agressif ou inoffensif de la tumeur d’un point de vue clinique et la nécessité d’avoir recours le plus rapidement possible à des examens complémentaires. Ainsi, il n’est pas possible de prévoir le comportement d’un nodule de petite taille, sous prétexte qu’il évolue lentement et semble peu agressif.
D’autre part, il faut également noter que certaines tumeurs cutanées peuvent se manifester sous des formes cliniques très déroutantes, difficiles à diagnostiquer au prime abord : rougeur généralisée de la peau, empâtement cutané localisé, déformation du chanfrein…En outre, certaines tumeurs cutanées sont responsables de l’apparition de syndromes dits paranéoplasiques, c’est à dire qui accompagnent son développement, mais sans rapport direct avec sa présence » physique « . Ainsi, on peut observer des vomissements, une diarrhée, un amaigrissement, une soif augmentée, des troubles sanguins, une anémie…
Ces signes sont dans certains cas de véritables sonnettes d’alarme qui permettent d’attirer l’attention vers la présence de telle ou telle tumeur de la peau jusque là passée inaperçue (source : Les Cockers de l’Etang au Coeur Sauvage.)
Le problème est tel, qu’aux Etats-Unis, 94 % des vétérinaires spécialisées en dermatologie recommandent l’emploi d’écran solaire pour les chiens à forte prévalence et les plus exposés. Les besoins de diverses races de chiens en matière de protection solaire sont donc désormais reconnus par la majorité des vétérinaires aux Etats-Unis. Pour preuve, l’ American Animal Hospital Association et l’American College of Veterinary Dermatology communiquent beaucoup ces derniers temps sur le sujet. Et la presse spécialisée relaye de plus en plus l’information.
Source : BIOtty phoods
Des races prédisposées
Certaines races sont plus prédisposées que d’autres aux tumeurs malignes de la peau engendrées par le rayonnement solaire : les boxers, les labrador retrievers, les teckels (mastocytomes de la peau), les beaucerons (carcinomes epidermoïde), les dobermanns, les bouledogues, les bull terriers, les bichons, les caniches, les schnauzers et la plupart des chiens nus, à poil court et fin, à poil blanc et clair, à peau rose.
Sont également concernés tous les chiens sujets à une exposition prolongée au soleil tels que les chiens vivant à l’extérieur, les chiens en promenade, les chiens de travail, les chiens rasés en tout ou partie et les chiens de compagnie durant l’été.
Pour en savoir plus
En France, deux laboratoires spécialisés dans la dermo-cosmétique animale propose un écran solaire spécialement conçu pour protéger le chien du rayonnement solaire.
Infos : Laboratoire BIOtty phoods (33000 Bordeaux) : www.biottyphoods.com
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Photos : Frédéric Duhayer et BIOtty phoods
Verrues et excroissances : à surveiller chez le chien
Les jeunes chiens mais aussi ceux plus âgés peuvent présenter des verrues ou excroissances sur la peau. Toutes ne nécessitent pas qu’elles soient retirées, en fonction de leur origine, leur nature ou leur localisation. Ce que déterminera le vétérinaire lors d’une consultation prise en charge par l’assurance santé animale du chien.
Plusieurs types d’excroissances peuvent apparaître en divers endroits du corps sur la peau du chien. Une consultation vétérinaire permettra au praticien d’en définir l’origine.
Plusieurs types existent en effet. Il y a tout d’abord les verrues. Ce sont des tumeurs d’origine graisseuses (lipomes). Elles sont généralement bénignes. Elles apparaissent fréquemment chez les chiens âgés. Avec une prédominance chez les animaux seniors souffrant d’obésité.
Ces excroissances peuvent aussi être d’origine virale, transmissible donc d’un chien à un autre, comme c’est le cas pour le « papillome ».
Chez un jeune chien, celles-ci peuvent régresser tout à fait spontanément sans l’aide de traitement spécifique. Mais mieux vaut consulter le vétérinaire tout de même. Elles peuvent se loger dans la bouche et le pourtour de la cavité buccale, entraînant alors parfois une gène à la mastication.
Les jeunes chiens peuvent aussi présenter un petit nodule, bénin lui aussi, que l’on appelle histiocytome.
Si vous remarquez la présence d’une verrue ou d’une excroissance quelconque, il est important de veiller qu’elle ne gène pas l’animal, suivant sa localisation. Ensuite, qu’il ne risque pas de « l’arracher » en se grattant. Et surtout que la taille de celle-ci n’augmente pas dans le temps.
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Le vétérinaire pourra alors procéder à un traitement de type chirurgical ou local, remboursé par la « mutuelle du chien ». Il faut donc consulter dès que l’on remarque ce type de « lésion ».
Mastocytome : une tumeur de pronostic variable
Le mastocytome est pour sa part une tumeur. Elle peut se remarquer au niveau de la peau ou bien sous celle-ci. Les mastocytomes représentent jusqu’à 21 % des tumeurs de la peau chez le chien. Elles seraient plus rares chez le chat.
Certaines races présentent des prédispositions comme le shar-pei, le boxer ou encore le labrador.
Leur gravité dépend de leur grade.
Un examen cytologique pratiqué par le vétérinaire est nécessaire. Cela permettra donc de définir le « degré d’atteinte », témoin de l’état de l’évolution de cette tumeur et le traitement à mettre en place : local et/ou chirurgical.
A noter que leur présence peut s’accompagner d’autres symptômes (troubles digestifs, manque d’appétit
A lire également : – Cals : à surveiller chez le chien
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Castration du chien : pourquoi et à quel âge le faire castrer ?
Castration du chien : faut-il faire castrer son chien et pourquoi envisager cette intervention ?
La décision de faire castrer son chien mâle (chien entier) peut trouver sa source dans une cause médicale . Dans le cas contraire, on considère qu’il s’agit d’une opération de convenance. Mais celle-ci a de nombreux intérêts et bienfaits à ne pas sous-estimer.

- Avoir des petits n’est absolument pas nécessaire à un chien. La castration chez le chien, c’est :
- limiter les risques de fugues, de bagarres, d’accidents,
- éviter les portées indésirables dont il faudra s’occuper en songeant au devenir des petits,
- diminuer des comportements indésirables.
- éviter certains problèmes de santé.
Chez Santévet, la castration / stérilisation est remboursée selon la formule d’assurance santé pour chien choisie dès les 4 ans de l’animal et après 6 mois de contrat. Si vous souhaitez le stériliser avant ses 4 ans, il est alors possible d’utiliser le forfait prévention.
Quels avantages pour la santé de l’animal ?
En tout état de cause, mis dans la balance, la castration présente de nombreux avantages en termes de bien-être et préserve l’animal de problèmes de santé et de maladies pouvant être graves :
- inflammation des testicules,
- tumeur des testicules,
- hypertrophie de la prostate,
- maladies liées aux hormones sexuelles.
- problèmes articulaires chez certaines races….
Quels avantages et changements sur le comportement du chien ?

La castration ne règle pas tout. Parfois, un problème de comportement vient d’ailleurs.Mais la castration permet de réduire considérablement les effets de la libido du chien et atténuer ou supprimer certains comportements gênants comme :
- l’agressivité,
- le risque de fugue, le mâle étant capable sentir des femelles en chaleur des kilomètres à la ronde ,
- éviter les accidents de la route si le chien s’échappe,
- les aboiements qui peuvent déranger, entre autres, le voisinage,
- les marquages urinaires,
- une hyper sexualité…
Quand stériliser son chien : avant ou après la puberté ?
Pour le mâle, il est généralement conseillé d’attendre la puberté pour faire pratiquer la castration. Chez le chien, cela est donc fonction de la race :
- Chiens de petite taille : entre 5 et 7 mois
- Chiens de taille moyenne : entre 7 et 12 mois
- Chiens de grande taille : entre 12 et 18 mois
Doit-on parler de castration ou de stérilisation ?
Pour le chien mâle on parle de castration alors que l’on emploie le terme de « stérilisation » pour la femelle. Toutefois, il est courant d’utiliser le terme « stérilisation » aussi bien pour le mâle que pour la femelle. Cela dépend en fait des vétérinaires.
Comment se passe la castration et la convalescence après l’opération ?
La castration est un acte que maîtrisent très bien les vétérinaires. Bien que cela se pratique sous anesthésie générale, cette intervention comporte peu de risques.
Le chien doit être amené à jeun. Sa nourriture sera donc retirée la veille au soir pour ne lui laisser à disposition que de l’eau fraîche.
La castration chirurgicale consiste à retirer les testicules du chien. On fait ainsi sortir les testicules à travers une ouverture, à l’avant du scrotum, c’est-à-dire l’enveloppe de peau autour des testicules. Les incisions sont généralement de petite taille.
Dans la grande majorité des cas, le chien est récupéré le jour même, une fois bien réveillé après l’intervention. Un appel à la clinique permet de prendre de ses nouvelles avant de venir le chercher.
Afin d’éviter toute souffrance au chien, un traitement contre la douleur est administré pendant et après la chirurgie.

Après l’opération, il est conseillé de garder le chien au calme. Durant une quinzaine de jours environ , les promenades se feront en laisse en évitant les efforts brutaux. le but étant qu’il cicatrise bien et que la plaie ne soit pas souillée. Un contrôle vétérinaire post-opératoire sera programmé.
Le vétérinaire peut préconiser la pose d’une collerette si le chien cherche à se lécher la plaie. Les chiens supportent assez mal ce carcan en général. mais il existe désormais des collerettes gonflables moins contraignantes et laissant le chien un peu plus libre de ses mouvements.
Au bout de combien de temps la castration fait-elle effet ?
Il faut attendre quelques semaines avant que les hormones disparaissent complètement de l’organisme. Les spermatozoïdes peuvent subsister dans l’épididyme jusqu’à environ 2 mois après la castration. Le propriétaire du chien doit donc se montrer encore vigilant tout au long de ce laps de temps.
Comportement : comment est le chien après la stérilisation ?
Généralement, après la castration, on observe que le chien mâle a moins tendance à fuguer lorsqu’il sent une femelle en chaleur. Il conserve son instinct de gardien ou de chasseur. Il ne sera donc pas moins efficace dans ces domaines.
Un chien castré le vit très bien ! Il ne faut pas croire qu’il va s’en retrouver frustré pour autant. Un chien castré est d’ailleurs moins malheureux lorsqu’il se retrouve enfermé alors que des femelles en chaleur son idans les parages.
Quels sont les inconvénients et effets secondaires possibles ?

Un chien stérilisé peut avoir tendance à prendre du poids. mais ce n’est en aucun cas une fatalité. Il faudra veiller à lutter contre le risque d’obésité qui est donc l’un des principaux inconvénients possibles de la castration.
En effet, avec cette intervention, on peut constater chez le chien une augmentation de l’appétit. Diminuer les rations journalières voire changer de nourriture et opter pour une alimentation spécialement élaborée pour les chiens stérilisés sont les solutions à envisager. Il existe par exemple des croquettes de haute qualité qui permettront d’apporter à l’animal tout ce dont son organisme a besoin, sans excès.
La prise de poids est d’autant plus risquée chez les chiens peu actifs et/ou sédentaires. Il faut donc proposer à l’animal des activités physiques en été comme en hiver. Au programme : parties de jeux, longues promenades, inscription dans un club canin ou une association afin de se lancer dans une activité ou un sport. C’est l’occasion pour le chien et son maître de découvrir de nouvelles manières de se dépenser et de renforcer les liens qui les unissent.
Au rang des désagréments dus à la castration, il est possible même si cela est plus rare, que le poil du chien perde quelque peu de sa brillance naturelle. Le vétérinaire recommandera alors un shampoing adapté voire si besoin des compléments alimentaires.
Castration chimique : une alternative
Il y a des maîtres pour lesquels la décision de la castration chirurgicale du chien est difficile à prendre. Il existe à cette méthode qui est définitive une alternative : la castration chimique.
La castration chimique passe par la pose d’un implant. Celle-ci se fait comme pour l’identification par puce électronique par voie sous-cutanée, classiquement entre les deux épaules (entre les omoplates). L’implantation est sans douleur pour le chien puisqu’elle ne nécessite pas d’anesthésie.
L’effet de l’implant n’est pas immédiat : il faut attendre de 6 à 8 semaines pour une infertilité totale. Là aussi, il faut se montrer vigilant durant ce délai avec les chiennes en chaleurs que le chien pourrait repérer.
La sécrétion de testostérone par les testicules reprend progressivement à la fin de la période d’efficacité de l’implant qui est de 6 à 12 mois. Cela varie en fonction de la taille du chien et du dosage qui aura été prescrit par le vétérinaire en concertation avec le maître du chien.
La castration du chien est la meilleure décision à prendre lorsque l’on ne destine pas son chien à la reproduction. Elle ne présente que des avantages. Si vous avez encore des doutes sur les bienfaits de cette intervention en termes de maladies et/ou de comportement et de bien-être pour l’animal, demandez conseil à votre vétérinaire.
Une étude américaine conduite par Banfield (la plus importante chaîne de cliniques vétérinaires du pays) a mis en avant que les chiens mâles castrés vivent 18% de plus que ceux qui ne le sont pas ; un taux qui s’établit à 23% chez les femelles.
Une loi a été votée en 2012 sur proposition de la ministre L. Onkelinx, afin de mettre en place un plan pluriannuel sur la stérilisation des chats. Un plan en plusieurs phases.
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